mardi 1 décembre 2009

De l'interactivité…

Le déroulé de Danah Boyd (via Pisani) concernant son intervention au Web2.0 expo est assez révélateur de l'emballement, pour ne pas dire de la dictature, du flux permanent de l'interactivité. On relaie en direct, on interpelle en direct, on critique en direct… mais on se cache derrière un pseudo et un écran. Ben tiens, tellement plus facile. Le titre de Pisani à ce sujet est d'ailleurs faux. Il n'y a aucune difficulté à parler en public à l'heure de Twitter. Il y a une difficulté à parler en public si le principe d'organisation établit que vous puissiez être interrompu à tout moment par n'importe qui.

Sincèrement, je ne comprends déjà pas les difficultés mises en place par les organisateurs à l'encontre de Danah Boyd (pas de possibilités d'avoir son ordo comme support, pupitre mal agencé..Etc.), mais je comprends encore moins l'affichage en direct des twitts émanant d'auditeurs. Je n'ai rien contre le twitt lorsqu'on asssiste à une conférence, mais comme prise de note à soi-même, sinon pour ceux qui nous suivent et ne peuvent être présents, simplement pour leur donner des points clés. Pour ce qui est de balancer un message dont l'objectif est de faire réagir le conférencier, les règles sont pourtant assez simples. On est dans la même salle. Il y a un temps d'intervention du conférencier. Puis vient le temps des questions pour échanger / débattre. Influer sur le cours de la présentation pendant la présentation, c'est vraiment du grand n'importe quoi !

Il y a quand même un moment où il serait bienvenue que les responsables (organisateurs, communicants, marketeux…) prennent quelques minutes de réflexions sur le rôle et l'utilité des différents canaux de communications existants. Il ne viendrait à l'idée de personne d'autoriser tous les auditeurs à spontanément pouvoir interrompre in petto et in vivo (grosso merdo) un conférencier pendant qu'il déroule son exposé. Pourquoi diable dès qu'on passe dans le monde du on-line, on n'arrive pas à conserver de simples règles de bon sens et de bienséance ?



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire