vendredi 11 décembre 2009

Qu'est-ce qui manque au SAAS ?

Le SAAS - Software As A Service, est une offre de service visant à proposer aux entreprises de disposer d'une instance d'applications qui lui est propre. L'éditeur du service héberge l'application. L'entreprise utilise.

Les bénéfices sont nombreux puisque cela permet une mise en oeuvre opérationnelle pour les entreprises extrêmement rapides : pas besoin de développer une application qui est mise à disposition "clé en mains", pas de gestion de l'infrastructure de fonctionnement et de disponibilté, liberté de ne plus utiliser l'application lorsque ce n'ets plus nécessaire...


Pour l'éditeur de service, c'est également plus simple car il ne gère qu'une seule version d'applications et évite ainsi les adaptations spécifiques propres à chaque client qui démultiplient les coûts de maintenance et de supports.

OUI, MAIS, les entreprises ont encore un peu de mal avec cette logique. Les décideurs informatiques parviennent tout juste à faire en sorte que les machines physiques ne soient plus stockées dans les locaux de l'entreprise, qu'il leur faudrait développer une logique allant encore plus loin en ce sens que le système d'informations de l'entreprise serait éclatée entre de multiples acteurs et hébergeurs en fonction des solutions utilisées.

C'est pourtant le sens de l'histoire, mais les organisations d'entreprises possèdent leur inertie propre qui ne facilite pas une évolution rapide sur ce sujet.

Une solution pourrait venir d'acteurs tiers comme Amazon (Amazon S3) qui a depuis quelques années commencé à proposer aux entreprises qui le désirent de profiter de l'infrastructure et de la puissance technique. Google se développe également sur ce sujet depuis peu (Appspot)... mais la suspicion restera à mon avis de mise vis-à-vis de ces acteurs.

Une autre solution (assez simple) pourrait être mise en oeuvre par les éditeurs de solutions. Il leur suffirait de rendre simple la procédure consistant à les quitter. Ce qui bloque les entreprises à franchir le pas ne serait-ce que pour effectuer des pilotes de projets, tient pour beaucoup dans le fait que l'entreprise souhaite être assurée qu'elle seule peut accéder à ses données, et qu'elle peut récupérer ses données pour les exploiter sur une autre solution si l'envie lui en prend.

Il y aura toujours une complexité à gérer des transferts de plate-forme technique (ceux qui ont eu à gérer des évolutions de parc lors d'un passage de Sybase à Oracle par exemple savent de quoi je parle), mais il faut rassurer le client sur le fait que c'est possible et que cela ne constitue pas un problème pour l'éditeur (qui doit être suffisamment sûr de son offre, évidemment).



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