mercredi 29 décembre 2010

Solutions de gestion de projets


Je sais pas pourquoi, j'ai l'impression que les solutions de gestion de projets correspondent plus à ce qui pourrait permettre d'accompagner une évolution de l'organisation des entreprises dans un sens "2.0" que la plupart des solutions qui cherchent à vendre du réseau ou du social.


Avec la gestion de projets, on est dans la réalité de l'entreprise, dans ce qui fait son existence par rapport à ses clients, à ses produits, à son organisation. 


Le paysage a pas mal évolué de ce côté-là avec des solutions en mode SAAS et des offres tarifaires (toujours un peu de mal avec le concept de per user/per...) qui sont plutôt à la portée de n'importe quelle structure. 


Voici quelques solutions identifiées qui pourraient vous servir. 


http://www.projectpier.org/ : c'est pas le mieux à mon avis, mais c'est une des seules offres Open Source à installer chez soi pour les incorrigibles du "si c'est pas chez moi, j'me sens pas bien..." 


http://www.clarizen.com/ : plutôt sur un mode solution ancienne qui a su bien évolué mais qui traîne encore son histoire... donc, les fonctions liées à la gestion de projets sont très décomposées, comme un rappel des modules d'antan 


http://www.viewpath.com : dans la même veine que le précédent... en moins cher 


http://projectbubble.com/ : on commence à être dans une solution qui rappelle les sites actuels ; simple, fluide, agréable... ça commence presque à donner envie de remplir une feuille de temps. Le bémol est que c'est assez orienté pour produire de la facture, donc peut-être plus adapté à des petites structures. 


http://www.projecturf.com/ : mon préféré sans conteste. Je vous laisse découvrir l'ensemble des fonctionnalités disponibles. C'est vraiment ce qui me rappelle le plus ce que l'on peut découvrir sur la plupart des plates-formes de RSE, la gestion de la productivité en plus ;-) Côté prix, on est sur un mode d'abonnement au nombre de projets, avec un palier haut qui se monte à 200 US$/mois pour un nombre de projets illimités. 


Moi qui commençait depuis quelques semaine à cogiter la création d'un service de ce type... les neurones m'en retombent des bras, tiens. 


Liste non exhaustive et que vous pouvez compléter... 




lundi 13 décembre 2010

Wikileaks, j'y arrive pas...

 


Je n'arrive pas à compatir et à supporter Wikileaks. Ce principe de Newsroom alimentée par des corbeaux qui peuvent impliquer des tierces personnes (même si Wikileaks nous assure faire tout ce qu'il faut pour protéger et les sources, et les dommages collatéraux), qui concerne de la matière plus que récente, brute, sans aucun contexte ; tout cela au nom d'une hyper-transparence qui serait le gage d'une progression du sens de l'humanité.

Pour ce qui concerne l'affaire des câbles diplomatiques, finalement, ceux-ci n'apprennent pas grand-chose que tout le monde sache dans les grandes lignes. Vouloir rendre tout transparent ne va finir que par rendre tout insipide. Les organisations concernées vont renforcer et trouver d'autres moyens d'échanges qui vont encore plus créer un  fossé entre les uns et les autres. 

Les réactions contre ses solutions d'hébergements, de banques, de communications... m'agacent car je ne supporte pas toutes formes de contrôles coercitifs. Encore dois-je admettre que cela ne peut fonctionner qu'entre gens responsables et raisonnables. Du coup, les mesures actuelles m'apparaissent plutôt légitimes du point de vue de ceux qui les commettent. Le dommage collatéral est en revanche pour la liberté d'expressions qui risque de se prendre un tour de vis. Et là, le débat dérape encore plus dans un mode manichéen où si l'on ne défend pas Wikileaks, on est contre la liberté. 

L'idée d'Assange est idiote. Ce mec est idiot et dangereux. Assange nous entraîne malgré nous dans une logique où nous devons malgré tout le défendre quelque peu, ne serait-ce que pour conserver un certain nombre de droits qui ne vont pas tarder à disparaître par sa bêtise. 

La démarche de Wikileaks relève d'un totalitarisme de la transparence qui ne peut que créer des tensions, des incompréhensions, des crispations... toutes choses caractéristiques d'une défiance générale et d'une suspicion de l'Autre. 

Il ne fait pas bon tout dire à tout le monde. Cette pseudo logique de la dénonciation d'un grand complot mondial où tout le monde ment à tout le monde peut se parer des vertus du chevalier blanc quand elle s'attaque à des organisations d'Etat (et encore). Elle ouvre cependant la boîte de Pandore et l'on imagine facilement les dégâts que cela va occasionner lorsque ce fascisme (pour le coup l'origine du mot - faisceaux, prend tout son sens) s'appliquera à toutes les strates de la société : civile, sociale, professionnelle et enfin familiale. 

Les internautes qui rêvent d'un monde plus fluide devraient comprendre que le vrai combat est dans la nécessité de dénoncer le concept Wikileaks qui est à l'information ce qu'est la presse People à la culture. 


Complément du 14.12.2010 : par opposition à ce que j'ai écrit et pour disposer d'une vision "positiviste" du concept Wikileaks, je vous conseille la lecture de cet article de Read Write Web "Et si Wikileaks était une chance ?" Le titre ne reflète pas l'intérêt de l'article qui a le mérite d'expliquer ce nouveau paradigme du "virus de la fuite". 



 



mardi 23 novembre 2010

Le syndrome Edmond Dantès


Lorsqu'Edmond Dantes se retrouve au Château d'If, il ne sait pas pourquoi. Quelques années après son incarcération, il reçoit la visite d'un inspecteur des prisons. Sa seule demande est de pouvoir être jugé, ce qui serait pour lui le seul moyen de connaître de quoi on l'accuse... Rien n'est pire que l'incertitude dira-t-il grosso modo à l'inspecteur. Cela le conduit à un état proche de la folie. Il ne sait pas où il est. Il ne sait pas ce qu'on lui reproche. Il ne sait pas si on s'occupe de son dossier. Et effectivement, l'inspecteur ne fera rien, sans pour autant lui dire. 


J'ai toujours détesté l'absence de réponse... Cela me fait l'effet d'un dédain hautain qui est insupportable. Vous n'existez pas. Vous n'avez pas d'importance. 


On n'est jamais très loin de cet état de fait lorsqu'en tant que client on ne parvient pas à obtenir une réponse, on ne sait pas à qui s'adresser. Les process où les gens font ce qu'on leur a demandé sans donner aucune suite de communication impliquent une confiance hors norme dans le système. Le fonctionnement "adulte" serait que celui à qui l'on a demandé quelque chose revienne vers vous quand c'est fait. Dans le système normal, celui de la hiérarchie infantilisante, le déficit est trop souvent dans l'absence de communication sur ce que l'on a fait, voire a minima de ce que l'on est en train de faire ou prévoit de faire (dans ce cas-là, il est préférable de pouvoir indiquer également quand). Cela a tendance à créer des situations d'inconnues qui généralement grippent, voire bloquent le système, la résolution de la tâche en cours étant le signal pour pouvoir passer aux étapes suivantes.


 



mardi 16 novembre 2010

Leadership : profil Napoleon ou Koutouzov ?

Quand je vous disais que la littérature classique regorge de toute la matière utile au management... Guerre et Paix (Tolstoi) est ainsi, pour partie, une étude comparée entre deux modes de leadership. Certes l'étude est forcément un peu subjective étant donné la nationalité de l'auteur, mais c'est par ailleurs intéressant sur un autre plan de connaître la trace qu'a pu laissé notre Napoléon national, qu'ici on encense alors que dans la plupart des pays européens on abhorre. 


D'un côté nous avons donc Napoléon, boule d'énergie qui par sa seule volonté et son caractère imposés à son entourage proche mène tout cela à la baguette et tambour battant. Napoléon fait partie de ces leaders qui pensent influer directement, diriger, façonner, faire bouger les choses. De manière étonnante lorsqu'on reprend à tête reposée et avec un peu d'objectivité les décisions prises dans les grands moments, on peut s'apercevoir que si le résultat fût bien souvent heureux, ce n'est que rarement grâce aux décisions prises qui furent souvent inapplicables. Mais dans le même temps, la hardiesse et l'engagement individuel ont contribué à faire adhérer au projet de nombreuses ressources individuelles qui pour le coup ont pris les décisions et les initiatives qui s'imposaient lorsque nécessaire. 


De l'autre côté, nous avons Koutouzov, posé par l'âge et les excès, qui estime que ce qui doit être sera quand il sera temps. Son refus d'affronter l'armée de Napoléon en frontal, sa politique de la chaise vide pourrait passer pour de l'inaction. C'est au contraire dans sa détermination à empêcher ses généraux de vouloir se distinguer individuellement, au mépris de la conservation de la masse, qu'il agit. Il conserve les forces et aspire, dilue, défait progressivement son ennemi qui se lasse, perd le fil et finalement quand il s'aperçoit que personne ne veut s'opposer à lui - Moscou est désespérément vide lorsque Napoléon y arrive, décide de se retirer. Là encore, on érige la guerre des partisans (stratégie de guerilla) pratiquée par les Russes pendant la retraite des armées de Napoléon comme voulue. Vrai et faux. En fait, les Russes vont talonner les armées de Napoléon mais Koutouzov fera tout pour empêcher la grande bataille frontale et ce sont les initiatives individuelles qui vont provoquer ce harcèlement permanent. 


Le leader seul n'est rien. Il doit entraîner ses troupes, ses équipes. Il doit veiller à ce que les individualités ne portent pas préjudice aux autres, sans pour autant empêcher l'action lorsqu'elle devient inévitable. Le leader doit canaliser. Le leader doit toujours être dans le coup d'après. On ne peut pas changer grand chose au moment présent. 


 


 



mercredi 3 novembre 2010

De la francophonie

Il fut une époque, l'apogée se situant fin 18eme / début 19ème, où le Français était la langue qu'il fallait parler pour faire partie de certains cercles. Une des meilleures illustrations en est certainement le Guerre et Paix de Tolstoi où dès qu'il s'agit de sujets sérieux - entendez par là tout ce qui relève de l'âme et de la raison, toute la haute société russe s'exprime ainsi en Français. Et ce même lorsque la situation avec Napoleon est quelque peu tendu.


Il n'y a plus de haute société. Nous avons une jet-set. Il n'y a plus, ou très peu, de cercles se posant la question du sens général, du bien commun, des valeurs. Nous avons des trendsetters qui utilisent un sabir anglophone dont le mérite est d'être pratique a défaut de pouvoir développer des réflexions poussées et permettant de jouer sur les nuances.


C'est comme ça. On y peut rien. Bien sûr, on peut toujours se dire que la francophonie pourrait être une valeur importante à défendre, mais il semble que les lycées français qui ont formé tant de francophiles de par le monde disparaissent et que cette francophonie n'est finalement qu'un ersatz de la "Françafrique" (au fait, c'est toujours Toubon qui est le grand défenseur ?). 


Quand on parle de Social Media, de capital humain qu'il faut valoriser (sera-ce vraiment un jour un réel élément de valorisation d'une entreprise ?)... je doute qu'on arrive à quoi que ce soit avec la prédominance d'une langue dont la seule qualité est de permettre de rédiger des process sans âme. 


 



dimanche 17 octobre 2010

Soirée Community Management

Un grand merci à Catherine (la fameuse Cath_woman) et aux Editions Diateino pour m'avoir invité à l'occasion de cette soirée dans le cadre de la publication du livre sobrement intitulé "Community Management" - le livre avec des morceaux de moi-même dedans...


C'est dans le sympathique cadre et dans la joie culinaire de l'agréable restaurant Il Giramondo que nous nous sommes retrouvés jeudi soir, tous ceux qui ont été impliqués de près ou de loin, à la construction de cet ouvrage qui permet de donner une réalité concrète à cette activité qu'est le community management. En particulier, les interviews réalisées ont le mérite d'avoir sollicité des "opérationnels" qui pratiquent ou ont pratiqué le Community Management. D'où une agréable soirée de gens investis dans leurs activités exerçant dans des secteurs divers mais ayant tous conscience de l'impact organisationnel hérité de cette fonction consistant à faire en sorte que les gens se parlent, échangent, s'enrichissent de leurs interactions.


Bref, une soirée qui n'aurait pu se faire sans l'existence des réseaux sociaux et qui en valait vraiment la peine.


Je profite donc de mon influence certaine pour vous recommander cette lecture du "Community Management" (même si la dernière fois, je vous ai dit qu'il fallait arrêter de lire des livres à thématiques professionnelles pour préférer des ouvrages plus classiques, c'est ma liberté toute personnelle que de pouvoir me contredire).



samedi 16 octobre 2010

Qu'est-ce que tu lis en ce moment ?

La question tombe au cours d'un déjeuner. "Tolstoï. Je viens de finir le premier tome de Karenine - d'ailleurs je trouve pas la suite au niveau de la bibliothèque Itunes, donc là je suis sur Guerre et Paix !". Demi-surprise de mon interlocuteur. Il sous-entendait "qu'est-ce que tu lis comme blogs, au pire comme sites Internet..." Puis on se comprend et on reprend notre discussion sérieuse sur cet Internet qui nous entoure.


Ceci étant, je pense qu'il faut conseiller de lire ou relire les classiques. D'une part, ces oeuvres que l'on a pu nous forcer à ingurgiter dans nos années d'école sont à redécouvrir à la lumière de quelques années d'expériences et d'amélioration de sa culture (pour ceux qui continuent l'entrainement). On comprend mieux... D'autre part, après avoir lu pas mal d'ouvrages que je qualifierais de "techniques" sur le monde de l'entreprise, j'en reviens et j'en conclus que ces bouquins ne servent à rien, y compris pour tenter de s'améliorer sur le plan professionnel. Rien ne valent ces Monte Cristo, ces Zola, ces fables de La Fontaine, ces tragédies grecques, ces Ivanohé, ces Raisins de la Colère, ces Neruda, ces Kessel, ces... je vais pas tout étaler...etc.pour comprendre les valeurs humaines (bonnes ou mauvaises, mi-figue ou mi-raisin), la perspective, les organisations, les ambitions, la ténacité, la stratégie, les stratagèmes, le bonheur, le malheur, le dérisoire, l'essentiel...etc. toutes ces choses qui font finalement qu'un projet avance ou pas.


Et vous savez quoi ? Le plus drôle, c'est que la littérature est comme Internet, pleine de liens qui vous guident dans votre apprentissage. Vous avez les liens vers les autres oeuvres du même auteur, les oeuvres du même éditeur, les notes de l'auteur qui peuvent faire référence à d'autres auteurs, des citations d'autres auteurs...etc.


Pour le reste, il fût une époque où on rabotait, maintenant on appuie sur un bouton...



vendredi 15 octobre 2010

Service (?) client

Au moment où j'ai des soucis avec mon accès Internet, mon opérateur préféré m'envoie un email sondage pour me demander mon avis sur le service client. Que lui répondre ? Que ma femme a appelé ce fameux service client et qu'elle est tombée sur un hurluberlu qui, étant commissionné sur le nombre d'appels et une durée minimale de traitement, a trouvé une explication rapide du type "c'est pas nous, c'est eux" ? Que en matière d'accès Internet, il paraît étonnant qu'un problème de ligne qui ne synchronise pas depuis plusieurs jours ne soit pas identifié par les systèmes ? Que c'est à ce moment-là qu'on aimerait qu'ils appellent, et non l'inverse ? Que finalement, on n'ose plus appeler un service client car cela ne mène généralement à pas grand chose dès lors qu'il ne s'agit pas de simplement faire modifier une adresse ou faire évoluer son offre commerciale ? Et encore, pour ce genre de sujets, les services en ligne sont désormais suffisamment fonctionnels pour que l'on n'ait pas besoin d'appeler...


Bref, le service client est véritablement un sujet vraiment très mal traité par les entreprises. C'est coûteux de discuter avec les clients, alors on a cherché à diminuer au maximum les budgets de fonctionnement : on externalise, on off-shorise, on établit des procédures de traitements des appels, on donne des objectifs de nombre d'appels traités... bref, tout ce qui peut déshumaniser une relation qui est pourtant le point clé d'une relation. Ce n'est pas une relation qui est organisée. C'est une transaction.


Aucun (ou s'il en existe, ils doivent se compter sur les doigts d'une main) service client n'est organisé pour être pro-actif. Le marketing, le direct marketing essaie depuis de nombreuses années de trouver le granulat de cluster qui soit suffisamment précis pour envoyer LE email qui va faire mouche. Les seules campagnes réalisées en mode phoning sont tellement vulgaires dans leur ciblage et leur timing que c'est à se demander si les gars n'ont pas simplement scanné les pages jaunes... Si j'avais un conseil à donner ce serait de parallèliser une opération de direct marketing en prenant un échantillon ciblé par email et un autre par phoning direct et de comparer les résultats - encore faut-il que les critères de détermination de l'échantillon soient pertinents, ce qui peut être encore un autre sujet d'analyses


Très peu d'actions sont conduites pour fournir aux services clients les clés leur permettant d'être pro-actifs. C'est au moment où l'on a un problème ou un changement notable dans sa vie que l'on aimerait être appelé. Et les moyens pour détecter ces "accidents de parcours" existent. Il suffirait juste que ces "alertes" soient remontées au bon service...


A une époque où nombreuses sont les voix qui s'élèvent contre la possession par les entreprises de données privées leur permettant de reconstituer nos vies, j'aurais envie de dire que pour l'instant il n'y a pas grand chose à craindre. Il semblerait que ces entreprises qui sont assises sur des montagnes de données ne savent finalement pas quoi en faire. Ou alors pour établir des scores quantitatifs.



samedi 9 octobre 2010

Le (bon)tempo du Knowledge Management


Petite pensée pour Marc avec qui j'ai déjeuné ce vendredi midi. Nos échanges m'ont rappelé que j'avais une vieille ossature de note qui trainait dans un coin de mon evernote à propos de Knowledge Management. De manière très macro, cela m'est venu en me disant tout d'abord que nous étions actuellement encore dans la période où le Web permet principalement de stocker de l'information. Nous stockons de différentes manières, et pour les services dont c'est le métier, comme delicious ou pearltree, finalement on stocke, on stocke et on interroge très peu. Probablement un manque d'habitude, ou une maturité non encore parvenue à son terme.


Viendra le temps où on l'interrogera ce Web et l'on ne mesure pas encore très bien comment nous pourrons récupérer toute cette information que nous aurons amassé, nous-mêmes et les autres. On effectue des recherches très limitées car aucun moteur ne sait encore bien comment interroger toutes ces données à disposition - ou peut-être qu'il n'y en a pas encore assez, pour récupérer les réponses et nous les proposer de façon simple. Tout l'enjeu sera d'éviter que la recherche soit réservée à des spécialistes, un peu comme dans le monde actuel où l'analyse des archives relève de travaux de chercheurs. 


Viendra également le temps où le Web pourrait bien même s'auto-interroger. On imagine assez bien que plus les systèmes sont interconnectés entre eux au travers des flux RSS et autres échanges XML, plus ils vont tendre vers un dictionnaire commun et de mieux en mieux se comprendre. Les mécanismes (ou services) de personnalisation pourront ainsi s'auto-établir par le dialogue entre toutes les machines nous connaissant... ça fait flipper un peu quand même, non ? 


Donc, ne soyez pas trop paniqué ou déçu quand les systèmes de KM ne vous paraissent pas à la hauteur de ce qu'il pourrait être. Là aussi, le temps qui passe fait son oeuvre. Ce qui relevait (relève encore dans pas mal de structures) de logique de capitalisation sur un mode très structuré établie par des professionnels de la qualité ou de l'ingénierie qui savent ce qui est bon pour vous, provient de plus en plus de sources un peu moins rigides, accessibles un peu quand on le veut, avec des critères d'indexations beaucoup plus larges et ouverts (tags en particulier). Cela permet de comprendre que les logiques de réseaux sociaux en entreprise relèvent fondamentalement de capitalisation du savoir par indexation "naturelle" - au sens où ce sont ceux qui manipulent les connaissances qui les qualifient sans passer par une case codification qui est souvent vide de sens. L'objectif derrière tout cela n'est pas tant qu'il y ait du contenu "artificiel" (un "top-down" déguisé par la Com ou les RH) mais opérationnel. Certes pour les spécialistes de la Com, le jargon des opérationnels n'est pas à la hauteur d'une publication "corporate", mais il fait sens pour ceux qui en ont besoin. L'important n'est pas tant de trouver l'information que de savoir qui l'a produite et comment le contacter. 



dimanche 3 octobre 2010

On reverse les bénéfices

A l'ère du communautarisme, du business associatif, de l'engagement pour la planète, pour les Hommes... c'est la formule consacrée : "l'ensemble des bénéfices seront reversés à l'association trucmuche, machin, bidule...". 


Et là, tout le monde s'ébahit. Que l'initiative est belle ! Que le coeur de l'homme est grand ! Oui, mais voilà, moi, cette formule m'a toujours interpellé sans que j'arrive clairement à identifier ce qui me gênait, incompétent de l'économie que je suis. Oui, mais voilà, en y réfléchissant un peu, finalement je me suis dit que reverser les bénéfices c'était bien beau, encore fallait-il que l'on puisse déterminer à partir de quoi on pouvait calculer des bénéfices. C'est un peu fonction du coût de production tout ça, non ? Les bénéfices, ça se calcule une fois qu'on a réglé les achats, encore faudrait-il que l'on sache ce que cela recouvre, sujet sur lequel jamais aucune communication n'est réalisée. De toute façon, on s'en fout, l'important c'est le sujet initial "on revers les bénéfices...". 

Donc, quand on voit de belles opérations très médiatiques, avec le parrain super connu (genre sportif, acteur ou chanteur... voire les 3 à la fois), que l'organisation de tel ou tel événement nécessite un logistique digne des concerts de Johnny (avant qu'il ait des problèmes de dos), il faut bien que tout ce petit monde vive, et certains ont des niveaux de vie qui paraissent difficilement compatibles avec du bénévolat gratuit. Remarquez, pour compenser, j'ai l'impression que des bénévoles justement,ça ne manque pas trop. Au moins, ça permet de compenser les exigences des stars qui ont leur niveau de SMIC à eux. 


Alors, on ne parle pas des collusions d'intérêts entre le vecteur d'image qui est aussi impliqué dans l'association au grand coeur, parce que là, ça va commencer à vraiment devenir incompréhensible, ce qui n'est pas l'objectif d'un service qui vise seulement à oeuvrer pour le bien être de l'humanité et à compenser l'action du politique. 


Si des fois on se rendait compte que le business associatif est plutôt lié à de l'aménagement fiscal, peut-être arrêterait-on de croire que c'est le paradis. 





Etat de ma blogosphère


Netvibes  Technorati vient de m'envoyer une invitation à participer à son sondage sur l'état de la blogosphère... Et du coup, je me suis dit, c'est vrai ça, on en est où avec les blogs ? Pour ma part, je sais que je vis une espèce de panne de production. Sincèrement, je crois que je me suis usé à traiter de sujets liés au marketing Internet et à l'impact de l'e-business au sens large sur les organisations des entreprises, et de finalement me rendre compte qu'il en faudra du temps avant que ce que je perçois des évolutions se mettent en place. Alors, à un moment donné, quand on a tant pissé dans un violon, on a beau boire, la vessie est vide. Et finalement, brancher des systèmes d'informations pour faire passer des flux qui alimentent des ERP, c'est sûrement moins sexy et moins hype que de raconter sa life de blogueur influent, mais ça me semble un peu plus concret. 


Bon, pour en revenir à nos moutons, l'état de ma blogosphère, il en est où ? En fait, quand j'ouvre mon Netvibes, je suis ahuri du nombre de flux que je peux suivre et que je n'arrive plus à suivre. Finalement, je reste accroc aux historiques, tout du moins ceux qui ont continué à partager leurs pensées, leurs humeurs, leurs impressions... C'est donc ma rubrique "Essentiels" la bien nommée qui me sert encore de point d'ancrage à cette fumeuse histoire de blogosphère. Et encore, on voit bien que j'ai de la lecture en retard. 

Ne vous inquiétez pas si vous n'êtes pas dans cette liste. L'essentiel, c'est comme le reste, ça va ça vient.   



mardi 14 septembre 2010

Skype, c'est la longue traîne


Skype Je sais pas si j'ai vraiment besoin de commenter plus longuement cet extrait de mail reçu ce jour de la part de mon ami Skype qui m'explique que d'accord je lui ai acheté des crédits de téléphone il y a quelques temps, d'accord c'est plutôt bien pour leur tréso, car les crédits je les paye avant de les consommer, donc que ça leur permet de faire une tréso substantielle leur permettant d'acheter de leur côté des crédits en gros (en masse quoi, c'est pas en gros ils achètent des crédits)... mais bon qui m'explique aussi que d'un autre côté ça doit être compliqué pour lui de conserver les traces de qui a fait un dépôt quand et à quoi il a le droit. Peut-être que l'espace disque sur le serveur de la compta est super plein et que tous les 180 jours s'il n'y a pas eu de mouvements, il faut faire le ménage ?  

Finalement, l'économie de la longue traîne c'est quand même pas très compliqué ! Bande de voleurs, ouais !  



samedi 11 septembre 2010

This person has protected their tweets.

Là, va falloir m'expliquer si c'est moi qui ai loupé un truc, ou si on est encore dans la logique du léger parfum de régression dont je parlais il y a peu... 

Je suis un grand Fan de Ioudgine. Pas à dire, cette fille écrit divinement bien. C'est drôle, c'est enlevé, ça fait du bien aux zygomatiques de ta tête... n'en jetons plus ! Donc, je me suis dit "mon garçon" (oui, il y a des fois où je m'interpelle moi-même ainsi, très paternaliste), si cette fille twitte aussi drôle qu'elle blogue, ça va peut-être égayer ma timeline... 

Ni une, ni deux, ni... je clique sur le gros bouton Twitter bien visible sur son site et là j'arrive sur sa page de twitts où je peux découvrir ses petits messages, ses replys. 


Capture d’écran 2010-09-11 à 00.33.13
 

Ah, oui, mais je ne suis pas connecté à mon compte Twitter, donc pour la follower, faut d'abord que je me connecte (là, avec tous les verbages geek que j'ai utilisé, j'ai dû en larguer quelques uns). Donc, pour ceux qui suivent... Je me connecte et reviens sur la page. Hé hé hé, je vais la follower la Ioudgine, tu vas voir, comment ça va être bon dans la timeline... 

Et là, c'est l'horreur ! Je tombe sur ça : 


Capture d’écran 2010-09-11 à 00.32.51
Donc, je résume. En bref, et pour la faire courte : si je suis pas connecté à mon compte Twitter, je peux consulter les twitts de la Ioudgine, voire m'abonner à son flux RSS. Tandis que si je suis connecté, et ben makash oualou, il faut que je fasse une demande en followage, et là ça devient sérieux. Genre, je suis obligé de me déclarer officiellement. 

En même temps, si les Twitts sont protected, comment ça se fait-il donc que je puisse lire les twitts dès lors que je ne suis pas connecté à Twitter. Donc, je repose la question (pour vous éviter un renvoi à voir supra, l'interrogation préliminaire ) : "c'est moi qui ai loupé un truc, ou si on est encore dans la logique du léger parfum de régression dont je parlais il y a peu..." 



jeudi 9 septembre 2010

Ces internautes ne comprennent vraiment rien...

Corsairfly-facebook C'est quand même pas compliqué. Chez Corsairfly, on vous met en place une Page sur Facebook où on vous organise des opérations via la section Evénements. Donc, comme précisé sur le Wall : "




‎>> PARTICIPANTS AU CONCOURS << VEUILLEZ ECRIRE DANS L'EVENEMENT ET UNIQUEMENT DANS L'EVENEMENT !!"  



... en majuscule pour bien vous faire comprendre que si vous continuez comme ça, ça va mal aller. Non mais, des fois ! 

On sait que c'est plus simple pour tout le monde d'écrire sur le Wall, mais nous on a décidé que c'était dans la section Evénements. Bande de boulets ! 



Puis d'ailleurs, tant qu'on y est, on sait qu'on est sur Facebook et que vous pouvez entrer en relation simplement avec nous, puisqu'écrire sur un Wall, c'est tellement simple que même une grand-mère amputée des 10 doigts qu'elle aurait eu gelés à la suite d'une ascension du Mont Blanc qu'aurait mal finie, et ben, elle pourrait le faire. Mais on n'est pas là pour discuter avec les gens qui auraient des questions concernant notre métier, donc comme précisé en bas à gauche, ceux qui auraient "des questions et remarques concernant une réservation ou un vol trouverons (ndlr : non, je n'ai pas fait de faute en mettant un s à trouverons puisque j'ai fait un pommeC/pommeV direct depuis la source) une réponse au 0820 042 042 ou sur www.corsairfly.com

J'te jure... j'suis dég... des fois, ça te donnerait presque pas envie de monter des opés tellement les mecs y comprennent rien ! Abusé, j'te dis... ça s'fait trop pas ! 



Social MEDIA, et si on n'y allait pas ?

Cette question m'est venue à l'esprit en commençant la lecture de cet article de MC Beuth (http://blog.lefigaro.fr/medias/2010/09/singapore-airlines-veut-le-sil.html) ... Depuis quelques temps, je suis un peu plus éloigné de ce microcosme des Medias sociaux, des stratégies de marketing communautaire ...etc. étant beaucoup plus accaparé par des problématiques d'organisation et de direction de projets SI.


Bref, finalement la Terre tourne bien par ailleurs. Les entreprises fonctionnent. Il y a des gars qui tracent des routes, d'autres qui conduisent des camions, qui vendent de la viande, qui se retrouvent à Rungis, qui se font référencer dans les grandes entreprises, qui déroulent leur liste de phoning...etc. Les chaines de TV arrivent toujours à vendre des espaces en masse par des approches bourrage de mou qui satisfont tant les vendeurs, que les acheteurs, que les spectateurs (puisqu'il en reste toujours autant). Bon an mal an, tout le monde est content, même si de temps en temps quelques initiatives marginales laissent penser que tout le système traditionnel va s'écrouler au profit de nouvelles manières de fonctionner. Et comme en France, on a la culture du Grand Soir, tous les consultants se précipitent sur leur clavier pour expliquer à la terre entière, qui se limite toutefois à leurs quelques lecteurs, que le Big Bang est proche et que si vous ne les écoutez pas et ne les missionnez pas, et ben ils vous auront bien prévenus. Et tant pis pour vous.


Je ne dis pas que rien ne bouge. Mais à mon avis il n'y aura pas de grand soir de la Pub. Toutes les organisations humaines avancent à leur rythme. Je ne suis même pas certain qu'il s'agisse d'une phase de transition.


Alors, pour en revenir à ma question, finalement, est-ce si important pour une marque d'être présente sur les Medias sociaux ? Est-ce que c'est vraiment nécessaire et impératif de développer de la présence sur ces services en lignes faits pour les gens ? Est-ce que de simplement écouter pour éventuellement sentir le pouls de son marché ne peut suffire à son "bonheur" ? Est-ce qu'un bon dispositif de veille, à partir du moment où il est en mesure d'impacter les décisions d'actions stratégiques visant à s'améliorer, cela ne suffit pas ?


Une stratégie de Medias sociaux, ce peut-être simplement que les gens sachent qu'ils seront globalement entendus, sans avoir à se faire bourrer le mou avec des opérations toutes plus insipides et inutiles les unes que les autres qui donnent globalement plus une impression de noyer le poisson pour ne pas affronter les vraies questions ?  


A mon avis, il y a beaucoup d'exagération. D'autant que plus profondément, quand bien même il pourrait être intéressant pour quelques entreprises de participer, le fait de devoir passer d'une logique de gestion d'événements à une logique de flux est tellement lourde de sens pour l'organisation qu'il va falloir du temps pour que les entreprises de longue date muent. La participation sur les Social Media est avant tout un problème d'organisation qui ne peut se limiter à quelques opérations, voire au mieux à la nomination d'un Community Manager. 


Donc élargir votre capacité à connaître votre marché, d'accord ! Parce que Google est mon ami, parce qu'il n'y a jamais eu autant d'informations disponibles, là sous votre main, gratuitement. Vous impliquer, beaucoup moins... 



dimanche 5 septembre 2010

Les 2 règles absolues du professionnel

J'ai bien réfléchi... les 2 règles absolues du professionnel sont celles-ci : 

- Itinéraire d'un enfant gâté, lorsque Richard Anconina apprend à ne jamais avoir l'air d'être surpris. N'ayez jamais l'air d'être surpris. 

- Les aventuriers de l'arche perdue, lorsque Harrison Ford est confronté à un mec qui à l'air vachement plus fort que lui, qui n'arrête pas de gesticuler dans tous les sens, à faires moulinets avec ses deux sabres. Il prend son pistolet à la ceinture, il vise, il abat. Pas une longue tirade ("qu'est-ce t'as, tu veux te battre ?"), pas un mot. Juste une action. Simple, clair, net et précis. Ne vous dispersez pas, ne brassez pas du vent. Agissez. 



vendredi 3 septembre 2010

Etre prévenant

Bon allez, c'est pas le tout de faire des posts sponsos (mais c'est pour ma bonne cause), revenons à des choses futiles. 

 S'il est un principe qu'il faut respecter pour ceux qui veulent se lancer dans des dispositifs ou des organisations marketing s'appuyant sur les réseaux sociaux, c'est bien celui d'être prévenant. 

Si les entreprises pensaient leur engagement client selon cette logique, elles tomberaient un peu moins souvent dans les opérations pré-fabriquées, sans âme, sans enjeux, sans humanité. 



Edenred vous simplifie la vie



L’annonce a été faite le 8 juin dernier ! A un mois de sa cotation en bourse, Accor Services, leader mondial des titres de services prépayés s’est séparé de la branche Hôtellerie du groupe Accor pour devenir Edenred, une entreprise leader, engagée, pionnière et internationale ! 


EDEN RED CORPO HD-RVB  Alors Edenred, finalement, c'est quoi ? Et bien, on connaît tous plus ou moins puisque ce sont les tickets restau pour une grande part de l'activité. Mais pas seulement... 



En fait, les produits se déclinent en 2 grandes familles : 





- des avantages aux salariés et aux citoyens, liés à l’alimentation (Ticket Restaurant®, Ticket Alimentation®) ou à la qualité de vie (Ticket CESU®, Ticket Childcare Vouchers®...)



- des solutions de performance : gestion des frais professionnels (Ticket Car®...), produits de stimulation et de récompense (Ticket Compliments®, Ticket Kadéos®...) et nouveaux produits électroniques prépayés.



Pour appuyer cette communication de lancement, Edenred a développé un dispositif complet a été mis en oeuvre. 



Pour le lancement au mois de juin dernier, il y a eu tout d'abord le "teasing" puis le "reveal". une phase teasing du 4 au 7 juin, suivie d’une phase reveal dès le 8 juin, date de mise à feu, reposant sur un événement ayant lieu simultanément dans l’ensemble des pays. En un jour, le 4 juin 2010, 40 boules rouges gonflables de 10 m de haut ont fait donc leur apparition dans les quartiers d’affaires et de forte affluence sur les 5 continents. Véritable attraction pour la population présente sur les lieux, ces boules rouges ont eu pour objectif d’interpeller et de créer une forte visibilité jusqu’à la révélation le 8 juin. 



En France, c’est sur l’Esplanade de la Défense que l’évènement s’est déroulé.





Ensuite, une campagne institutionnelle Coporate off et online a renforcé le discours, appuyé par ailleurs par une campagne de buzz, dont votre serviteur fait partie. 





vendredi 20 août 2010

Un léger parfum de régression

Cela flotte dans l'air depuis quelques temps et cela se confirme. Avec l'industrialisation et son fameux marché de masse, tout acheteur vise à payer le moins cher possible, tout en espérant obtenir la même qualité. Petit à petit on perçoit bien pourtant que la qualité n'est pas aussi bonne qu'elle pouvait l'être. Qui n'a pas pesté contre ce produit de marque dont les fils de boutons sautent à la première occasion, dont les ourlets ne tiennent pas, dont les cols de chemises ne passent pas le cap des 5 lessives sans être rapés ... ? Mais qui a pu faire croire aux gens que l'on pouvait acheter du foie gras à moins de 10 euros le kilo ? Cela me rappelle un bref séjour à Bali. L'enfer de la contre-copie où vous restez dubitatif devant les sculptures en bois que l'on vous propose pour un prix allant de 2 à 200 pour un même produit. Quel est le vrai ? Quel est le faux ? Qui abuse commercialement ? Est-ce que ça vaut légitimement 2 ? Est-ce que la valeur du 2 n'est pas proposée à 200, alors que ça vous inspire confiance puisque vous allez y mettre le prix ? 

Bien entendu, à cette industrialisation de masse s'additionnent d'autres facteurs qui tendent à mettre la pression sur les prix, avec la fausse promesse de maintenir la qualité. Le logiciel libre et son corollaire de l'économie du gratuit en est un, où en fait on mélange un peu tout entre l'économie marchande et l'économie de l'échange. Et il n'est pas bon que l'économie marchande soit en passe de mettre sous sa coulpe l'économie de l'échange (débat sur la Neutralté du Net). 

Il y a également la fameuse version beta, légitimée par la maxime du "good enough". Bien entendu, il est préférable de démarrer, même s'il reste quelques imperfections plutôt que d'attendre la solution parfaite qui ne sort jamais ou qui peut faire manquer le "time to market". Mais ce n'est parce qu'on décide de sortir avec quelques imperfections que l'on doit se dédouaner de viser l'excellence. L'exemple est anecdotique mais révélateur de cette situation. J'ai été ainsi très déçu de cette application Ipad (pas gratuite pourtant) qui propose une suite de plateaux de jeux (échecs, dames, go...) où strictement rien n'est développé en terme de contrôles de jeu. Vous avez sur un support électronique qui propose la même chose que dans la vie réelle sans aucune exploitation du potentiel électronique... C'est une régression. Aucun acteur informatique n'aurait osé produire un tel programme il y a à peine quelques mois. Aucun distributeur n'aurait mis en vente un tel type de produit - alors qu'Apple analyse et valide la mise en ligne des applications proposées. Du reste, le régime de la vente à distance s'applique-t-il dans ce cas : remboursement d'un produit non conforme, retour, échnage, droit de rétractation ... ? Certes, c'est un autre sujet, à moins de se poser la question en ce qui concerne la régression pour la protection du consommateur. 

Quelle est la valeur du service dans tout cela ? Quelle est la valeur d'une offre de services ? Comment faire la distinction entre l'offreur de services en mode Hard Discount et l'artisan ? Comment faire comprendre que l'on est un artisan et qu'il ne sert à rien d'être comparé ou mis en concurrence avec un grand distributeur ? Peut-on légitimement tomber du côté obscur en proposant une offre qui n'est pas à la hauteur sous prétexte de "googd enough" et de logique de marché de masse qui tend à faire disparaître la valeur ?

Il flotte dans l'air comme un léger parfum de régression... 




jeudi 12 août 2010

Pourquoi un Monsieur Social Media pour votre entreprise ?

Bien évidemment quand je dis Monsieur, c'est honorifique. Les filles peuvent très bien s'en sortir. N'y voyez pas une quelconque ségrégation. Il se pourrait même qu'un Français fraîchement nationalisé puisse être compétent... 

Alors pourquoi un Monsieur Social Media dans votre entreprise ? 

Le Social Media, comme on peut le lire un peu partout, est une évolution logique du Web qui n'est rien d'autre qu'une digitalisation, une dématérialisation de tout échange d'informations. Et à ce titre, cela touche toutes les disciplines, toutes les organisations et toutes les formes de relations. 

L'entreprise qui pouvait gérer ses interactions avec ses prospects et clients au travers de portes d'entrées bien identifiées se retrouve dans une situation où tout est devenu poreux. Pour ne pas dire osmotique. Si c'était simplement poreux, à la limite, ce serait contrôlable. Avec un bon enduit, on pourrait au moins recanaliser les infiltrations. Comme c'est osmotique, il y a un jeu de pressions qui joue à plein tant que les organisations n'équilibrent pas leur pH. Et il semble que plus l'entreprise résiste, plus la pression se fait forte pour obtenir cet équilibre des relations. 

On comprend mieux que le sujet ne relève pas simplement d'un exercice de communication, de marketing, de RH ou de technique. Le Social Media impacte toutes les strates ou entités de l'entreprise dans cette pression exercée par l'environnement extérieur. C'est une fonction qui est très transversale et qui doit disposer de moyens indépendants (ressources humaines, mais surtout financières) pour avoir autorité sur la gestion des échanges, ou pour poursuivre dans l'analyse chimique sur l'osmorégulation de l'entreprise. Etant entendu que "Les capacités d'osmorégulation sont limitées pour tous les êtres vivants, c'est-à-dire que la marge de variation de salinité qu'ils sont capables de supporter est limitée. Lorsqu'une certaine tolérance de salinité est dépassée, à plus ou moins court terme, ils ne peuvent fournir l'énergie nécessaire au maintien de leur homéostasie et meurent." (Source Wikipedia). 

Dès lors, on comprend qu'un Monsieur Social Media a pour rôle d'organiser l'entreprise à intégrer ces nouvelles relations et interactions, être capable d'analyser les environnements externes et internes, déterminer le dégré de salinité de l'entreprise et l'énergie qu'elle dépense pour se maintenir en vie... 

C'est donc une fonction très indépendante, autonome, proche (très proche) de la direction, qui doit pouvoir travailler en collaboration étroite avec les différentes directions, influer sur l'organisation, favoriser les flux d'échanges et leurs modalités. 

Cela peut être vu comme une évolution du profil directeur e-business existant depuis quelques années, mais qui est encore trop cantonné à un rôle de marketing / commercial. 





mardi 10 août 2010

Sorte de service client à ciel ouvert

J'ai trouvé cette remarque dans les commentaires (2ème commentaire dans la liste) de cet article (http://fr.readwriteweb.com/2010/07/22/analyse/si-vous-pensez-les-mdia-sociaux-ne-servent-rien-cest-vous-vous-prenez-de-travers/) qui évoque une étude de Forrester concernant cet épineux problème de justifier (ou mesurer) la valeur des actions dévelppées par les entreprises ou les marques sur les medias sociaux. Cette remarque m'a fait penser à ces points de service après-vente que l'on trouve à la sortie / accueil des grands magasins. C'est effectivement à cet endroit que l'on se dirige en général pour rapporter un produit, se plaindre...etc. 

Primo, je pense qu'il est très rare que des gens satisfaits d'un produit se rendent à cet endroit pour aller féliciter les équipes ; 

Deuxio, personne n'imagine développer de la vente additionnel au niveau de cette équipe (au mieux, on gère le remboursement ou l'avoir). 

Mais il serait très réducteur d'identifier un "social media" à un point de service après-vente. Ou alors, il faudrait révolutionner le point de service après-vente pour en faire par ailleurs un point de service avant-vente. Mais il ne s'agirait pas seulement que les équipes d'animations soient uniquement "dressées" pour diffuser les avantages et bénéfices du produit. Il faudrait que ces équipes puissent sortir de ce point de contact physique à proximité du magasin pour accompagner les gens lors de leurs retours à leur véhicule, voire fassent un bout de chemin avec eux pour continuer à discuter de choses et d'autres. Il serait même sûrement utile que les animateurs de cet espace puissent parfois passer leur temps en dehors pour développer les échanges avec les personnes avec qui elles ont été en contact, et avec les amis de ces personnes... etc. Tout cela étant bien évidemment surréaliste dans la vie physique (IRL - In Real Life, comme on dit) puisqu'aucune entreprise - distributeur, producteur ou industriel, ne pourrait concevoir d'envoyer des gens sur le terrain pour simplement sentir l'air du temps, savoir ce qui intéresse les gens, maintenir et développer des liens avec eux. Sauf à ce que cette activité de terrain soit valorisée par une rentrée de CA, mais ça, on connaît, ça s'appelle des commerciaux. 

Bon, pas très structuré comme réflexion... J'ai l'impression de tourner autour d'un pot... Je pense que cela vient du fait que l'on essaie globalement (les "experts") de définir le social media comme une case à part entière au sein de l'organisation des entreprises, soit comme une direction à part entière, soit comme une unité d'une direction (chacun argumentant pour sa chapelle), alors que ce sujet transcende et dépasse le cadre traditionnel des organisations existantes. Mais bon, à ne pas savoir ou à ne pas penser, on peut toujours confier ce sujet à un stagiaire. 





jeudi 29 juillet 2010

Capital immatériel

On a beau parler de société de l'information, de capital humain, social, voire sociétal des entreprises depuis de nombreuses années, il n'en reste pas moins que la valorisation de cette dimension immatérielle a du mal à trouver sa concrétisation dans les méthodes d'évaluations et de valorisations des entreprises. 



Il faudra un jour que des financiers ou des comptables fassent preuve d'un peu de créativité pour réinventer les règles d'expressions de la valeur d'une entreprise, prise dans sa globalité et pas uniquement sur sa capacité à produire (ou simplement acheter) et vendre. 



Les choses bougent malgré tout et je vous recommande la lecture de cet article sur le site Easybourse qui fait partie d'un dossier assez intéressant sous la houlette de Sciences Po.  



Cartographier le capital immatériel au service de la stratégie. Si les actifs immatériels (marque, capital humain, innovation, réseau) sont reconnus pour la plupart des hôteliers parfois de façon intuitive, ils ne paraissent pas faire l'objet d'une vision d'ensemble ni leur gestion d'une approche organisée et proactive, alors qu'ils sont les leviers essentiels de valeur. Une cartographie dynamique serait un outil utile pour identifier la combinaison, et son évolution, des actifs immatériels à mettre au service de la stratégie. De même, les risques liés à ces actifs immatériels sont encore trop peu reconnus (risque d'image, de réputation, risque de perte d'attractivité ou de fidélisation de la clientèle, risque de fuite des talents). Les intégrer dans la gouvernance du risk management de l'entreprise serait un atout pour piloter la performance.



(...) 



Cette perspective paraît positivement soutenue par la position de la Commission européenne, qui vient de placer la « smart economy » (économie de la connaissance, de l'innovation et de l'immatériel) dans les trois enjeux majeurs pour l'Europe 2020. 



Autre article publié le même jour (comme quoi les grands esprits) qui concerne également une réflexion sur la valorisation des actions développées en direction des medias sociaux. L'article de Mashable est en fait une présentation d'un article de Augy Ray



«cette façon d’appréhender les choses ne consiste pas a chercher un retour sur investissement mais à réduire un retour sur investissement négatif à venir qui n’est pas encore visible». 



C'est cette logique qu'il reste encore à pouvoir formaliser au travers de tableaux financiers, avec le risque toutefois de créer une nouvelle virtualisation de la valeur car contrairement à l'adage qui veut que l'on puisse se contenter de "vivre d'amour et d'eau fraîche", il y a un moment où il faut quand même pouvoir s'acheter des épinards et mettre du beurre dedans. Mais cette réinvention de ce qui fait la valeur d'une entreprise est essentielle pour que ce sujet ne dépende pas simplement du bon vouloir ou du pressenti personnel de décideurs capables de s'engager. 



C'est probablement un des sujets forts des années à venir. Comme cité plus haut, la valorisation de la "smart economy" fait partie des priorités de l'Europe d'ici 2020 et il est à noter que les organismes en charge de la normalisation ne sont pas en reste sur ce sujet du développement durable, de la responsabilité sociale (sociétale) des entreprises avec en particulier une initiative forte à venir d'ici la fin de cette année 2010. 







vendredi 16 juillet 2010

Le défi "The Office"

Vous connaissez sûrement la série "The Office" (sinon, c'est par là : http://www.nbc.com/The_Office/). Loin d'être une caricature, je pense que c'est globalement la réalité (triste à dire) de ce qui existe dans le monde de l'entreprise. Mais c'est un peu comme le beauf' bruyant de la table d'à côté. Quand c'est le tonton de notre table, ça ne nous gêne pas... Personne ne se rend réellement compte de la pauvreté ambiante sur le plan de l'intérêt du travail, de l'enrichissement humain, du développement personnel parce qu'on est assis à la même table que le Monsieur qui gêne tout le monde, mais pas nous, puisqu'on est proche. 



On a tendance dans certains milieux un peu avant-gardistes (startup, geek, technophiles...) à oublier cette réalité de la masse et pourtant "The Office" est le cadre encore trop naturelle du fonctionnement de beaucoup (beaucoup) d'entreprises. 



Ceci étant, c'est là que le défi s'impose. Comment instiller (j'ai pas dit distiller) cette prise de conscience que l'on peut fonctionner autrement ? Comment provoquer cet électrochoc amenant les employés, les dirigeants surtout, à comprendre que pour tenir le rythme et être à la hauteur des enjeux à venir, on ne peut plus fonctionner à coups d'équipes de stagiaires, de turn-over à 3 chiffres, de traitements de l'activité en mode crise permanente... 



J'avoue qu'à ce stade de mon ethnologie d'entreprise, je n'ai pas encore trouvé la solution, tout en espérant qu'il puisse exister une autre méthode que le coupage de têtes. 







lundi 28 juin 2010

Elever les compétences et le débat (?)

Intéressant article du New York Times qui relate l'expérience réalisée par l'entreprise Bell dans les années 1950. En synthèse, face à un monde de plus en plus complexe (déjà à l'époque) il est apparu aux dirigeants de Bell que le niveau de formation des employés étaient trop bas, tout du moins que les employés étaient trop opérationnels. Je ne prends pas la peine de traduire l'axiome qui a servi à développer un programme spécifique de formation sur 10 mois, fruit d'une collaboration entre l'entreprise Bell et l'université de Pennsylvanie : " “A well-trained man knows how to answer questions, they reasoned; an educated man knows what questions are worth asking.” 

 A donc été créé à l'époque (1952) l'"Institute of Humanistic Studies for Executives" qui plongeait les cadres dans un programme de 550 heures sur 10 mois, exclusivement tourné vers l'apprentissage de l'art et de la littérature. 


Les enquêtes ont établi que ceux qui avaient suivi le cursus étaient plus responsables, plus ouverts sur le monde, mais quelque part... moins enclins également à se laisser dicter leur vie par la course aux affaires. Ceci explique peut-être, pour partie, l'arrêt de ce programme quelques années plus tard, en 1960. 


Ce programme n'est pas sans me rappeler l'ambition visée par mes camarades de l'IGS avec l'Ecole des Hautes Etudes de la Décision. D'un autre côté, ce n'est pas sans rappeler non plus ces grands discours d'entreprise sur la formation au management et autres développements de la personne qui me semblent toujours un peu incantatoires ou réservés à quelques happy few parfois qualifiés de hauts potentiels... et force est de constater que la conclusion de cette expérience des années 50 ne peut empêcher de se dire que les gens qui ont trop de culture, d'ouverture d'esprit ou de capacités de jugements peuvent être rapidement classés comme ingérables ou moins impliqués pour l'entreprise que les exécutants classiques (...an educated man knows what questions are worth asking), et qu'à la première difficulté conjoncturelle le développement de la personne ne sera probablement pas la priorité. 


Personnellement, je reste persuadé que ces programmes, par rapport aux enseignements traditionnels, sont plus intéressants pour permettre aux gens d'évoluer, voire tout simplement d'être capables de s'adapter. En l'occurrence, le fonctionnement global me semble s'être infiniment complexifié ces dernières années et que ceux qui ont une chance de s'en sortir sont ceux qui sont capables d'une vision globale et à décider d'un cap. 


Il me semble malgré tout que le chemin restera long tant les modèles technico-processo-exécutants et l'irresponsabilité stratifiée sont confortables pour tout le monde. 



vendredi 18 juin 2010

C'est quoi le problème ?

La difficulté en entreprise n'est pas tant de résoudre les problèmes qui s'imposent que d'identifier que l'on a un problème à gérer. Contrairement à ce qui est couramment enseigné dans les écoles, aussi prestigieuses soient-elles ; contrairement à ce qui est énoncé par les entreprises au travers de leurs fiches de postes, procédures, comités de pilotages et autres conseils de surveillance... l'énoncé du problème est rarement explicite. Le problème peut être soudain et violent, mais dans ce cas, on est en général dans une situation de crise et à la limite, c'est plus facile à gérer. Le vrai problème est en général plus insidieux. Il s'immisce petit à petit, subrepticement, au sein de l'ordre établi. C'est la goutte d'eau qui crée l'infiltration et fragilise l'ensemble des fondations sans que personne ne s'en rende compte. 

Je suggère que l'on introduise cette matière d'identification et d'énoncé des problèmes existants ou en devenir. Ce n'est qu'avec une bonne identification du problème que l'on peut ensuite envisager différentes hypothèse de solutions pour commencer à prendre des décisions. 

Identifier un problème requiert d'être à l'écoute des signaux faibles (la goutte d'eau) et de pouvoir établir des projections sans concession. Cela requiert également de savoir (pouvoir ?) poser les bonnes questions. 

C'est beaucoup plus difficile qu'il n'y paraît dans la pratique. La nature humaine a ceci de spécifique que même lorsqu'elle dispose de toutes les informations lui permettant de faire la bonne analyse, elle y croit rarement, ou alors elle estime qu'elle passera au travers et qu'éventuellement ce sera le voisin qui sera concerné. 

Le problème, c'est de savoir qu'il y a un problème... 



mardi 15 juin 2010

Les Grandes premières de la Caisse d'épargne

Caisse d'épargne vient de lancer un site dont la thématique porte sur les premières fois et qui cible le Jeune.  

http://www.lesgrandespremieres.fr/ 


Bien entendu comme il s'agit du secteur bancaire, on est dans le thème des premières fois par rapport à l'argent. Mais il est vrai qu'avec un tel thème la porte est ouverte à d'autres première fois comme on peut le voir sur le compte Twitter et la Page Facebook associés. 


Le dispositif est bien léché. Peut-être un peu trop, non ? Avec toujours cette problématique de vouloir toucher un public que l'on préjuge cool et décalé, d'où des vidéos humoristiques, tout en étant sérieux parce qu'on parle d'argent et que c'est une banque qui s'exprime quand même... d'où des articles sans saveurs avec les renvois (commerciaux) qui vont vers les offres de la Caisse d'Epargne. 


Un peu entre deux eaux à mon humble avis... 




La culture Web

L'un des principes de base sur le Web, c'est que quand on ne fait pas, on fait un lien vers celui qui fait... Ce serait bien que cet état d'esprit se retrouve au niveau des chaînes de TV à l'occasion de cette coupe du monde où c'est parfois un peu l'inconnue pour savoir qui de TF1, de France 2, de France 3 ou de Canal+ diffuse tel ou tel match. 

Oui, je sais, il y a les programmes TV, qui sont même accessibles depuis un téléphone, mais qu'est-ce qui empêche ces  chaînes de simplement dire "tel match, c'est chez nous ; tel match, c'est sur telle chaîne..." ? On devient très fainéant pour ce genre de petits détails... 

Ayez la Web attitude. Faites des liens ! 




dimanche 6 juin 2010

Collaboratif, Capitalisation de la connaissance...

... commencez par supprimer les disques durs des ordinateurs d'entreprises. 



Voilà, tout est dit ! ;-) 



Le disque dur individuel est réellement un des facteurs bloquants en matière de capitalisation de la connaissance. Comment voulez-vous que les gens prennent le réflexe dans un premier temps de déposer dans un pot commun à l'entreprise, dans un deuxième temps de la meilleure manière d'interroger cette "pensine" afin de profiter de la connaissance des uns et des autres. 



Outre la sécurité dont tout le monde se préoccupe, mais dont très peu s'occupent, il est évident que le fait de stocker dans son coin ses informations ne sert aucunement l'entreprise dans son ensemble. Pour l'avoir vécu, quand on stocke ses documents sur un espace Google (Docs ou Groupes) cela induit de facto d'autres réflexes de partages et de collaborations. 



Bien entendu, il paraît difficile de refondre complètement son stock d'ordinateurs pour négocier avec un constructeur des machines sans disque dur ou presque. Dans ce cas, c'est à la Direction de se préoccuper de ce type de sujet. C'est en organisant (imposant ?) des process obligeant les employés à déposer dans un "pot commun" leurs productions au titre de l'entreprise que l'on peut commencer à envisager les sujets de collaboratifs et de capitalisation des savoirs. C'est par ce biais que des réflexions vont pouvoir être conduites sur la manière de dépasser l'utilité d'un serveur commun, de pouvoir indexer, tagger, noter, savoir qui a travaillé sur tel support, qui l'a utilisé, ce qu'il en a pensé...etc. pour aboutir à la mise en place de communautés et d'espaces collaboratifs, naturellement, parce que répondant à des besoins opérationnels et non pour suivre les discours ambiants. 








mercredi 2 juin 2010

N'ayez pas peur de votre e-reputation, mais plutôt de vos "amis"

D'aucuns, débordant de conseils, expliquent qu'il faut soigner sa ereputation. Il faut se marketer car on est tous devenus des produits... Ce que j'ai retenu de ces quelques années passées, c'est qu'on ne peut définitivement pas plaire à tout le monde, même avec la meilleure volonté du monde. De même qu'il faut parfois arrêter de penser qu'on n'est pas clair ou intelligible. Les cons ça existe... 



Le problème potentiel dans l'ereputation provient largement plus de vos cercles de contacts, concept réduit à la portion congrue du seul qualificatif d'amis, de friends, de followers (encore que followers c'est plutôt pas mal). L'affaire récente des consultants virés de chez Alten pour des propos qu'ils auraient tenus à l'encontre de leur entreprise sur Facebook ne pose pas le problème par Facebook de respect de la vie privée. Elle pose le problème de la délation. Elle pose le problème de l'exploitation de correspondances privées. Elle pose le problème que dans le cercle de contacts, il y a avait un consultant "ami" qui n'a rien trouvé de mieux que de faire des copies d'écrans pour les remonter à sa direction... Pour ma part, une fois le mal fait, je pense qu'une bonne explication se serait imposée avec les consultants mécontents de leur entreprise, sans forcément présupposer le licenciement. Le licenciement ne peut provenir que des suites de l'explication dans le cas où chacune des parties constatent qu'elles n'ont finalement aucun intérêt bénéfique mutuel. De leurs côtés, ces fameux consultants ont peut-être manqué de courage pour aller porter la discussion directement au lieu de gloser dans leurs coins... 



En revanche, celui que j'aurai immédiatement licencié, sans discussion préalable, c'est bien ce "faux ami" qui a fait oeuvre de collaboration, de délation, dans ce que cela a de plus vil. Celui-là ne mérite pas d'être consultant, qui est une activité qui appelle bien souvent à manipuler des informations confidentielles de clients... 



Facebook n'est pas un réseau public. C'est un réseau privé. Qui a certes une tendance forte à vouloir redéfinir la notion de ce qui est "public"...  mais qui n'est pas responsable des corbeaux et autres petites fouines.  





Un vrai cas d'étude pour tous les managers et autres instituts de formation en management. La délation sert-elle l'entreprise ? Peut-on admettre que ses salariés aient un avis critique sur leur entreprise ? Peut-on admettre que ses salariés expriment parfois ces avis critiques hors des murs de l'entreprise ? 



Egalement, est-ce que les échanges exercés au sein d'une plate-forme comme Facebook peuvent relever de la correspondance privée ? Est-ce que l'exploitation de ces échanges est légale ? 








mercredi 26 mai 2010

Les nouveaux tempo de la Communication

A côté du fonctionnement traditionnel fait de dates clés, d'événements programmés, la Communication doit désormais composer avec les propriétés du Flux. 

Jusqu'à une époque récente, la Communication reposait essentiellement sur le bon vouloir de l'entreprise qui émettait quand elle le voulait un stimuli à son environnement : un communiqué de presse, une soirée de lancement, une opération commerciale, une enquête d'opinion...etc. Cette démarche était également la logique appliquée aux moyens de la communication on-line. On mettait un site un ligne. Pour les plus prévoyants ou les plus ambitieux, on planifiait un peu de contenu à mettre en ligne régulièrement. On planifiait une Newsletter, ce qui imposait de se creuser les méninges pour savoir ce que l'on allait bien dire. 

Oui, mais voilà... cette fameuse communication on-line a intégré des fonctions permettant aux lecteurs de réagir et de se manifester. Les chiffres n'arrêtent pas de remonter à la surface et sont de plus en plus visibles. Vous avez ainsi des stats publiques sur n'importe quelle vidéo Youtube. Vous connaissez le nombre d'abonnés à un flux RSS. Vous connaissez le nombre d'abonnés à une Page Facebook. Un service comme Google Trends peut vous donner une idée de la part de trafic de n'importe quel site...etc. 

On distingue ainsi de nouveaux temps dans la Communication des entreprises qui modifient très fortement l'organisation au quotidien. 

Il y a d'une part les événements courants consistant à remercier, réagir, synthétiser l'ensemble des participants et des participations. 

Il y a les événements qu'on ne peut programmer qui correspondent à l'atteinte d'un objectif ou au franchissement d'un palier : le xième Follower sur Twitter, le xième Fan de la Page Facebook... Ces événements sont autant d'occasions d'organiser des opérations (remerciements, opérations spéciales, tirage au sort...Etc.) permettant de renforcer les liens. 

Il y a également les événements visant à interpeller son écosystème, dont on ne peut présumer a priori si cela va fonctionner : la manière de solliciter, le sujet, le timing, la conjoncture... sont autant d'éléments qui peuvent faire réagir de manière complètement différentes. Ce qui est important pour vous ne l'est peut-être pas pour votre écosystème. 

Par opposition au projet qui permet de se fixer un objectif planifié de delivery, ces nouveaux tempo de communication imposent des procédures qui rappelleraient presque les procédures de sécurité, voire de gestion de crise : que faire en cas d'incendie ? que faire en cas de grève ? que faire en cas d'un mauvais article dans la presse ? ...etc. 



vendredi 21 mai 2010

C'est dans les gènes...

On entend souvent cette expression à propos des entreprises, principalement lorsqu'il s'agit de définir des valeurs, un caractère conditionnant une organisation, des comportements, des profils d'employés...etc. 



Les grands gourous du conseil en marketing stratégique ou entrepreneuriat (Godin, Kawasaki...) font également souvent référence à ce qu'ils appellent le "mantra". 



Google veut ainsi lutter contre le Mal... en donnant accès le plus librement possible, au plus grand nombre, à l'information. Et pour ce faire, Google facilite la mise à disposition d'informations. Je peux disposer gratuitement d'outils performants d'analyses en contre-partie de ma participation à l'alimentation de cet écosystème. Et au départ, Google a donc simplement commencé en proposant des réponses aux questions que vous lui posiez. 



Finalement, je m'interroge un peu plus sur Facebook. C'est quoi le but ultime de Facebook ? Parce qu'au départ, c'est un système qui a été pensé pour maintenir le contact et organiser des événements. On aurait pu imaginer que c'était un système qui permettait aux étudiants de devenir plus performant dans leur cursus. Pour le coup, cela aurait donné une ligne directrice humaniste en quelque sorte. Mais simplement permettre de maintenir le contact est-il suffisant pour évoluer dans le bons sens ? Est-ce que cela ne vient pas de là les problèmes de fond que l'on peut identifier actuellement où Facebook développe de son propre chef des Pages de Communautés reliés à Wikipedia qui concurrencent ce que les utilisateurs de Facebook peuvent vouloir faire de leur côté... créant un sentiment de concurrence anormal entre Facebook et ses propres utilisateurs, avec la suspicion de vouloir forcer la main commercialement, pour que ceux qui voudraient absolument reprendre le lead sur un sujet passent par le système de publicité interne à Facebook. Ou encore cette décision unilatérale de faire sauter la possibilité de définir un onglet d'accueil des personnes encore non membres d'une page ; tout du moins de réserver cette possibilité uniquement aux administrateurs des Pages disposant de plus de 10K fans. Là encore, le moyen de reprendre la main reste alors l'investissement commercial. Et finalement, de réviser sa position sur ce sujet devant la réaction des responsables de Pages... 





Je ne dis pas que Facebook, c'est pas bien, c'est dangereux...etc. Au contraire, toute entreprise doit comprendre cet écosystème, les mécaniques existantes, le potentiel qu'elle peut en tirer en matière de relation avec ses parties prenantes au sens large, s'y investir, y investir. 



Mais dans le même temps, je pense qu'il faut s'interroger sur l'insécurité (ou garder à l'esprit ce potentiel) pouvant être liée à ce code génétique d'étudiant, forcément un peu instable en terme de comportement et d'attitude. 







mardi 18 mai 2010

Le mythe de la Gen Y

Selon Courrier Cadre, la Génération Y ne croit pas aux réseaux sociaux pour trouver du boulot 



Je mets toutefois un bémol à l'article qui s'appuie sur une étude réalisée et présentée par... un cabinet de recrutement. 




Malgré tout, cela corrobore mon ressenti sur ce sujet de la Generation Y. Je pense qu'il y a un mythe sur cette génération Y qui serait ultra productive, même si d'une autre manière, que la Génération X ou celle d'avant, par son habileté à maîtriser les réseaux, la communication online, le temps réel... Cette génération serait en phase avec l'époque sociologique de l'ultra-modernité, en rupture d'avec l'époque moderne. 




Je pense que l'on mélange le fait qu'ils sachent utiliser ces nouveaux moyens de communications dans leurs vies quotidiennes pour entretenir leurs relations avec leurs proches avec leur utilisation dans le cadre d'un objectif précis, opérationnel, professionnel. 




Selon l'article, la perception de Facebook comme uniquement à usage privé et Viadeo réservé aux cadres confirmés (un truc de ieuvs quoi !) montre bien que cette catégorie d'utilisateurs utilisent, mais sans pour autant forcément entendre. 




Ceci étant, comme le conclue l'article « Les jeunes cadres vont là où il y a des offres d'emploi, constate Olivier Carette, directeur Internet et e-commerce des Galeries Lafayette. Or, pour l'heure, peu d'entreprises utilisent les réseaux sociaux pour recruter. » En effet, d'un autre côté, les entreprises ne développent pas encore actuellement de process permettant d'établir un dialogue au travers de ces plates-formes. Les Pages et autres applications ne sont encore là que pour privilégier une forme de communication Top-Down, qui accepte parfois l'interaction via les commentaires. Mais c'est encore bien insuffisant pour créer les conditions d'une relation durable. C'est toute la mécanique de Détection et d'Engagement qui est à penser pour les entreprises. 







mercredi 12 mai 2010

Relation client, ne vous cachez pas derrière votre écran

Selon cet article du site Hotel Marketing, seulement 4% des critiques négatives publiées par des "clients" (on suppose qu'ils le sont) sur les réseaux sociaux reçoivent une réponse... Cela laisse une forte marge de progression en matière de relation clients. 



Sans pouvoir m'appuyer sur des études factuelles, je présume que le secteur hôtelier ne constitue par une exception. 



Je suis toujours impressionné (étonné) de la manière dont les entreprises ont tendance à se compliquer la vie dès lors que l'on traite du sujet de la relation client au travers d'Internet. Quand elles se penchent sur la question. Elles essaient globalement soit de réinventer la roue, soit de trouver la parade "automatique" voie industrielle pour traiter ces messages. 



D'un côté on essaie de considérer que ses bases de prospects constituent un potentiel de ventes et on va travailler au maximum pour optimiser ce taux de conversion à l'achat. D'un autre côté, on se tire une balle dans le pied en refusant le dialogue avec ces bases de prospects sous couvert que discuter est une perte de temps. J'envoie un mail avec un beau visuel et une accroche aguicheuse et hop ! J'attends que le bedeau clique et fasse chauffer sa carte bancaire. 



Pourtant il semble que les ambitions sont là. Le Club Med annonce ainsi vouloir réaliser 20% de son CA 2012 en ligne (là encore, je vais pas compliquer le sujet, mais est-ce qu'on compte là-dedans les services BtoB permettant à des agences partenaires de vendre du Club Med...). Finalement pas si exubérant comme objectif, si tant est que la stratégie on-line soit coordonnée pour que chacun des dispositifs mis en place aillent dans le même sens. Or là-dessus, quand on voit la structure (les onglets) et les mécaniques d'animation de la Page Facebbok, on se dit que ce n'est pas tellement un support qui va aider aux ventes (attention, je n'ai pas dit qu'il fallait faire de cette page un centre de promotion commercial). 








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mardi 11 mai 2010

Chantiers CRM

Je sais que certains parlent de stratégie Social Relationship Management (SRM), vois Social Media...etc. Bon, ceci étant, vous avez des bases de contacts : clients, prospects...etc. structurés autour d'un outil de CRM (plus certainement outil commercial qu'outil de relation du reste, mais passons..). Donc autant vous appuyer sur ce que vous avez. Après vous pourrez toujours utiliser la terminologie qui vous sied. 



Voici quelques chantiers qu'il faudrait prendre en compte : 



- Il serait peut-être temps de prévoir des champs de type "votre compte Twitter", "votre profil Facebook", "votre profil Linkedin"...etc. à vos formulaires ; 



- Comment croiser les informations entre vos bases existantes et les contacts à votre disposition au niveau de services comme Twitter ou Facebook ? Qui sont les 'Followers' qui sont déjà vos clients de ceux que vous ne connaissez pas finalement ? Idem pour les "Fans" (ou les "Aimants" selon la nouvelle terminologie facebookienne) de votre Page Facebook ? 



- Construire une Liste Twitter de vos Followers qui sont clients, avec un "filtre alerte" pour le cas où ils parlent de vous ; 



Je reste persuadé que nous ne sommes qu'au début de l'exploitation du potentiel relationnel. 






vendredi 7 mai 2010

y a-t-il quelqu'un chez Facebook ?

Notre système automatisé ne peut pas approuver le nom « ... » car il contient une expression ou un mot bloqué afin d’empêcher la création de Pages non officielles ou interdites pour d’autres motifs. Si vous pensez qu’il s’agit d’une erreur, contactez notre équipe du service client. 



Tout automatiser c'est bien, mais il faut être capable d'assurer derrière en cas de désaccord. La prise de contact avec le "service client" rappelle les grandes heures de gloire des sites web qui proposaient (qui proposent d'ailleurs...) une simple adresse email de contact ou pour les plus évoluées un formulaire ; l'une ou l'autre solution ne déclenchant rien de concret derrière... 



C'est tout de même agaçant que Facebook qui se veut le chantre de l'interaction des publics - les gens entre eux, les gens avec les marques, les marques avec les gens... et qui pronent la transparence à tout prix (partant du principe que comme c'est gratuit, c'est le prix à payer), ne soit pas plus réactif lorsqu'on le sollicite. Et l'argument de se retrancher derrière des millions de demandes qui pourraient émaner des utilisateurs ne me satisfait pas. 





Donc, s'il y a quelqu'un chez Facebook, j'ai un truc sérieux et professionnel à régler là ! 






mercredi 5 mai 2010

About, Follow...etc.

Le rôle joué par chaque dispositif online tend à se préciser.

About us constitue la présentation institutionnelle de votre société ou activité. Quand il y a quelques années, c'était un vrai chantier pouvant prendre des mois pour définir une arborescence, rédiger les contenus...etc., vous noterez que désormais ce n'est bien souvent qu'une simple page pour expliquer qui on est, ce que l'on vend. Ce qui constituait la section News, alimentée par des communiqués de presse insipides, est désormais un blog permettant de "raconter" votre actualité.

Follow our news renvoie en général sur 2 supports désormais : le compte Twitter et la Page Facebook qui deviennent désormais les véritables centres de dépêches d'informations de votre organisation. Ce sont  autant des informations liées à votre activité propre (vos actualités diffusées sur un blog) qu'à votre secteur - vos domaines d'actions qui sont vos domaines d'expressions.

Après, vous pouvez bien évidemment déployer autant de dispositifs complémentaires que vous le souhaitez - ou le pouvez, qui vont se positionner soit comme des supports visant à améliorer votre notoriété, soit visant à améliorer vos actions commerciales, une zone grise intermédiaire étant constituée de ces supports on-line qui jouent un peu sur les deux registres.

Vous avez là les 3 étages de la fusée de votre stratégie online avec le carburant pour le faire tourner. Dis comme ça cela peut paraître obscur, mais le schéma qui va avec est plutôt clair... ;-)






lundi 3 mai 2010

Rester cohérent

Le plus compliqué avec la démultiplication des points de présence de sa marque, c'est bien évidemment d'éviter la dispersion, pour ne pas dire la dilution.



Viadeo, qui annonce 25 millions de professionnels sur sa page d'accueil, réalise actuellement un sondage pour connaître l'usage que l'on fait de Viadeo auprès des lecteurs de sa page Facebook, qui sont au nombre de... 1.054 ! 









mercredi 28 avril 2010

Exemple de stratégie digitale, en musique

Il paraît que la musique adoucit les moeurs, alors même si ce n'est pas votre secteur d'activités, je vous recommande la lecture de ce "livre blanc" C'est quoi une bonne stratégie musicale ?  



Rédigée par Virginie Berger, cette petite synthèse a le mérite de dérouler ce qui doit conduire toute réflexion stratégique de marketing digitale. Il vous suffira de remplacer "artiste" par "votre produit" et "secteur musical" par "votre secteur" pour pouvoir décliner.     



On y trouve par ailleurs un certain nombre de conseils plutôt bien sentis, il me semble, sur l'animation de communautés. 



Bonne lecture ! 



C'est quoi une bonne stratégie musicale?

View more documents from Virginie BERGER.






mardi 27 avril 2010

Chef, on fait comment pour le budget ?

Si j'étais responsable d'un site e-commerce, j'avoue que les annonces publiées par Facebook et ses nouvelles fonctionnalités de plug-ins m'embêteraient sacrément... 




D'un côté, il me semblerait impératif et urgent de mettre en oeuvre sur le site un certain nombre de ces fonctionnalités. Tout simplement car permettre aux clients de pouvoir facilement déclarer leur intérêt pour un produit en cliquant sur un bouton "J'aime" qui rediffuse immédiatement cette ifnormation auprès du réseau de ce client, permettre à un visiteur de voir que certains de ses "amis" ont déclaré aimé un produit...etc. sont autant de facteurs facilitant la conversion à l'achat ou l'influence et la visibilité de mes produits. 




Oui, mais voilà. D'un autre côté, tout cela n'avait pas été budgeté. Et nous sommes à peine au mois d'avril. On n'avait pas prévu de se lancer à nouveau dans des chantiers techniques. Il va falloir monter un dossier expliquant l'intérêt de ces plugins, dimensionner l'investissement nécessaire, faire établir des recommandations du webdesign des fiches produits, trouver les ressources capables de bien maîtriser ces nouvelles fonctionnalités de langage propre à Facebook (FBML)... Epuisant par avance... sans compter que pendant ce temps, il n'est pas impossible qu'un concurrent plus réactif s'impose par ce biais... 




Je ne crois pas être très loin de la vérité en schématisant cette situation qui risque d'être le lot de nombre de responsables de sites d'e-commerce. Cela pose globalement la question de l'organisation budgétaire des entreprises qui doivent composer avec un paysage Internet qui ne fonctionne vraiment pas en mode annuel. Depuis 2 ans, on est à environ une annonce majeure d'évolutions de services au moins tous les 6 mois, délai qui a tendance à tomber à 4 mois ces derniers temps. Certes, on peut anticiper et prévoir des réserves. Mais les exercices de définition de budget imposent en général de bien préciser ce pour quoi on prévoit de dépenser - pardon d'investir, ce qui relève de plus en plus de l'exercice cartomancien, sans pour autant que l'on dispose justement de toutes les cartes en main. 





Si vous avez aimé, dites-le :

Classification de Twitts




Blue_Bird_Twitter_Icon  




  • Le Twitt AP : le Twitt qui relaie le flux RSS d'un site  

  • Le Twitt pigiste : le Twitt qui relaie un twitt ou une url   

  • Le Twitt name-drop : on retwitte des comptes "célèbres" (ou non) 

  • Le Twitt étiquette : le Twitt de politesse (bienvenue @machin, merci @truc pour le Retweet...) 

  • Le Twitt bottle : le Twitt qui est une question dans l'espoir que ses followers servent vraiment à quelque chose (quelqu'un connait qqn qui connaitrait...) 

  • Le Twitt joke : le Twitt pour amuser la galerie (@ttention) 

  • Le Twitt militant : le Twitt qui affirme une prise de position, voire incite à passer à l'action (parce que 140 caractères, ça se prête bien au slogan) 

  • Le Twitt périodique : le Twitt publié à intervalles réguliers sur un sujet précis (le lundi, c'est ravioli) 

  • Le Twitt événement : le Twitt qui sert à fêter un événement particulier (Waouh ! Déjà 1000 followers. J'organise un TAS...) 




Si vous en voyez d'autres, n'hésitez pas à compléter en commentaires... 




Si vous avez aimé cet article, dites-le

dimanche 25 avril 2010

Répartition des rôles entre Google et Facebook

La période actuelle voit une accélération des innovations de services des 2 gros acteurs du Web, Google et Facebook. 

Si l'on peut lire ici ou là que Facebook constitue une menace pour Google, je n'en suis pas si sûr pour ma part. 

Google a accéléré ses offres de services pour gagner toujours plus de terrain sur la gestion de la publicité (DFMP Small Business), le référencement (Google Places), sans parler des évolutions pour collaborer - principalement autour de Google Docs et Google Groups dont on ne désespère pas qu'un jour ces deux services fusionnent...etc. Bref, si vous avez besoin d'être présent, d'organiser de l'information, de donner de la visibilité à votre activté...etc. Google a la réponse. Tout cela permettant d'enrichir le contenu et l'accès au contenu. 

On peut noter par ailleurs que, mine de rien, toutes ces offres ont pour objectif de faciliter de plus en plus la vie des entreprises. De là à en conclure que Google, à côté de son activité phare de moteur de recherche incontournable, développerait finalement une activité BtoB... 

Facebook poursuit de son côté également l'amélioration de ses services. D'un côté, les services Pages et Communautés vont affirmer chacun leurs spécificités. Si le service de Page s'oriente définitivement vers un espace d'échanges au service d'une Marque, le service Communauté s'entend de manière beaucoup plus large ; on est ici dans les communautés de thématiques, avec la possibilité (à venir) d'intégrer divers flux d'informations... à suivre de près pour ceux qui sont en charge de l'activité Social Media dans les entreprises car cela va permettre (pour ceux qui seront assez réactifs) de développer une multitude de lieux d'échanges correspondant aux thématiques revendiquées par une marque. 

L'autre axe de développement concerne bien évidemment tous les outils mis à disposition qui vont permettre d'intégrer de façon assez simple dans ses sites Web des fonctions propres à Facebook : bouton "J'aime", visibilité de vos amis Facebook qui "aiment", commentaires en direct...etc. Certains vont jusqu'à dire que Facebook serait en train d'encapsuler le Web. Pourquoi pas ? A ce stade, je ne m'avancerais pas encore. 

Comme on le voit, Facebook renforce son positionnement sur tout ce qui permet d'animer une communauté autour de n'importe quel objet Web. 

Il est certain qu'il y a des domaines où Google et Facebook vont se retrouver en frontal, mais globalement, j'aurais tendance à synthétiser le positionnement de ces deux acteurs de la manière suivante : 

- Facebook facilite l'organisation sociale; 

- Google facilite l'organisation productive. 



jeudi 22 avril 2010

L'expérience Lindt

Je parle rarement des opérations en tant que telle, mais j'ai trouvé celle-ci intéressante, du simple fait qu'en suivant le lien, je me suis assez facilement laissé embarquer jusqu'à la réalisation finale... 

Capture d’écran 2010-04-21 à 17.01.15  Lindt propose une opération vous permettant de créer votre propre plaque de chocolat en sélectionnant divers critères : composants, épices, arômes, enrobage...etc. Votre tablette étant créée (vous avez même le droit de visualiser le packaging de votre future création), vous n'avez plus qu'à renseigner le formulaire pour participer au jeu concours et gagner une des 20 places disponibles pour un atelier de création de plaquette de chocolat. 

Ceci étant, et comme il est toujours facile d'être bon conseil, voici quelques éléments qui auraient permis à mon avis de muscler le dispositif : 

- les créations sont uniquement adressées à Lindt ; 

- un relais de votre création via Facebook, Twitter...etc. aurait permis de signaler à vos réseaux de votre participation à l'opération ; 

- on aurait pu imaginer que votre création fasse partie d'un ensemble de créations soumises au vote du public ; 

- les votes du public auraient pu être soumis à identification via Twitter ou Facebook de sorte à permettre que chaque votant puisse relayer automatiquement sa participation à l'opération ; 

- les participants (créateurs et votants) auraient pu être incités à rejoindre une page Lindt ayant pour thème la création du chocolat... 

Mais je comprends que pour une première opération sous l'angle de la co-création (à savoir proposer aux gens de soumettre des propositions d'innovations de produits) on reste quelque peu prudent et dans une position de capacité à gérer les flux créés...