samedi 30 janvier 2010

L'entreprise 2.0 : Comment évaluer son niveau de maturité ? Yvan Michel, Livre

L'Entreprise 2.0, comment évaluer son niveau de maturité ? est un livre rédigé pas Yvan Michel. Petite "disclosure" à l'américaine, je connais Yvan pour avoir travaillé avec lui dans le cadre du démarrage de la plate-forme communautaire de l'AFNOR, Qualileo.

Yvan est donc chef de projets à l'AFNOR. Autant dire qu'il baigne dans une culture d'entreprise qui fait la part belle à tout ce qui à trait à la norme, aux process rationnels... et c'est là tout l'intérêt de l'angle qu'il a choisi pour évoquer ce sujet de l'Entreprise 2.0. Il a privilégié l'angle "émotionnel" qui conditionne fortement le succès d'adoption de ces nouveaux outils, services et pratiques induits par ce que l'on englobe sous la terminologie de Web2.0 appliqué à l'entreprise.

En ce sens, je le rejoins pour partie, ayant toujours eu un petit slide sur ce point d'identification de la maturité de l'entreprise par rapport à ces sujets de conduite du changement pour les organisations et les comportements. Et je dois bien reconnaître que je n'avais pas encore établi une méthodologie rigoureuse permettant factuellement d'établir une photographie à un instant t de ce niveau de maturité.

C'est bien là que réside l'intérêt de cet ouvrage qui après une première partie permettant de poser les bases des sujets en jeu (techno, organisation), développe ensuite une présentation des fondamentaux culturels de la transformation pour finir justement par la présentation d'une méthodologie d'analyse applicable en phase amont de projets de ce type.

Mon seul point, non pas de désaccord, mais qui je pense aurait mérité un peu plus de présence est que l'on peut avoir l'impression, à la lecture du livre, que les chantiers de transformations à la sauce 2.0 pour l'entreprise reposent essentiellement sur la psychologie ou l'émotionnel. Or, je pense que comme tout ce qui touche à l'entreprise, si le caractère émotionnel est important et grand facilitateur d'appréhension, il n'en reste pas moins vrai qu'à un moment donné, on est dans les process et les modes de fonctionnement et qu'à ce titre, il faut parfois savoir arrêter de se faire des noeuds au cerveau. Il faut savoir parfois simplement "imposer" l'usage, par la pratique venue d'en haut. Pour comprendre cette position, je rappelle simplement que les premiers services d'emails dans l'entreprise ont connu les mêmes affres en ce qui concerne leur mise en oeuvre, avec des directeurs qui pouvaient parfois faire gérer leur messagerie via leur secrétaire, des questionnement sur la possibilité de donner un accès email à certains employés "subalternes"...etc. Jusqu'au jour où quelques grands patrons ont utilisé directement leur email, forçant ainsi leurs n-1 à adopter ce même mode de fonctionnement (pour ne pas risquer d'être hors jeu) et ainsi de suite... Pourquoi ? Parce qu'au final, c'est pratique, c'est efficace, c'est rationnel. Cela permet de gagner du temps, de l'argent, de rester dans la course. Pourtant l'email est un outil super dangereux il me semble. Vous vous rendez compte j'espère que n'importe quel employé peut écrire à n'importe quel autre employé, grand patron compris, sans qu'il n'existe aucun filtre. Mécanique d'organisation et de fonctionnement et objections préalables qui ne sont pas sans rappeler les objections qui sont courantes sur la nécessité de forcément devoir contrôler ce qui se dit dans des groupwares, des wikis, des blogs internes, des boîtes à idées, l qualification d'un profil d'annuaire...etc.

Mais, je vous recommande la lecture de cet ouvrage qui permet de mieux comprendre la manière d'aborder un tel chantier de transformation de l'entreprise en gardant à l'esprit que la techno n'est qu'un moyen qui soit servir une cause ou un objectif, avec cette possibilité méthodologique proposée par Yvan de se donner une vision du point de départ et du chemin qui sera à parcourir pour s'engager sur la bonne voie.

Pour ceux que cela intéresse, et justement parce que tout le monde pressent bien qu'il y a un ressort plus sociologique que psychologique aux "blocages" engendrés par ces histoires de "2.0", je vous recommande un complément de lecture avec le livre de Giddens sur Les conséquences de la modernité.






vendredi 29 janvier 2010

Apple, le culte du secret

Et non, je ne vous parlerai pas de l'Ipad (quoi que ça démange...) !

Le véritable paradoxe et tour de force d'Apple, c'est tout de même ce culte du secret qui entoure son développement et ses innovations.

Alors que tout le monde tend vers l'ouverture, l'interaction directe avec ses publics, essaie tant bien que mal justement d'établir un dialogue - car il n'y a rien de pire pour une entreprise que le mépris du silence, Apple bien au contraire ne force en rien les systèmes d'échanges, de co-créations...etc.

Ils écoutent sûrement. Très assidument, très certainement. Mais pour le reste, Apple "sent" les choses et sait trouver les moyens de faire des objets électroniques des objets d'usages courants. Reste à savoir si ils sont plusieurs en interne à "sentir" ces choses, ou si cela repose exclusivement sur Steve Jobs.

Mais plus qu'un culte, c'est une véritable pratique du secret. Aucun des derniers lancements de produits n'a connu de fuite malintentionnée qui aurait pu provenir d'une corruption d'employé, d'une erreur d'aiguillage d'un message, d'un document trainant quelque part (même un responsable des services secrets peut se faire "coincer" par une photo lorsqu'il tient son classeur du mauvais côté....).

Alors que peu d'entreprises ou d'institutions, voire aucunes, ne sont capables de tenir longtemps secrète une information interne tant les frontières sont devenues poreuses, et la soif de curiosité des publics externes intense, Apple au contraire réussit le tour de force de parvenir à chaque fois à créer un black out total.

Lorsque j'évoquais les particularités du secteur du Luxe par rapport à Internet et à l'organisation sociale en général, Apple est peut-être la société qui possède le mieux ces attributs du Luxe, rapportés à des produits électroniques qui façonnent de plus en plus nos modes de vie... Etonnant, non ?



mercredi 27 janvier 2010

Mode & Internet: Le Marketing Epingle: Bertrand Jouvenot: Livres

Bertrand Jouvenot propose un livre analysant le secteur du luxe et Internet, Mode & Internet : le marketing épinglé.

J'avoue avoir préféré le précédent livre de Bertrand (le journal de BJ au bureau) qui avait le mérite d'introduire de la romance dans un livre de management en racontant le parcours d'un jeune diplômé démarrant dans une startup Internet pour poursuivre sa carrière chez un grand de la distribution (où nous nous sommes croisés). Le style de ce précédent livre permettait de joindre l'utile à l'agréable en suivant le parcours d'un jeune de l'Internet, tout en posant les bases du management, découvertes à chacune des étapes.

Dans ce livre actuel, Bertrand propose un style et une version plus classiques du livre de management, ou d'analyse sectorielle avec une première partie retraçant les différents concepts du marketing online, tout en confrontant ces concepts à l'univers du Luxe qui dispose effectivement de codes particuliers. C'est plus scolaire, même si le style est clair et facilite grandement la lecture. Intéressant pour tout un chacun de pouvoir disposer de cette grille de lecture un peu particulière entre deux univers qui jouent l'attirance-répulsion. Tous les responsables online pourront trouver des pistes de réflexions pour leur propre secteur.

Il y a effectivement une véritable problématique du Luxe vis-à-vis d'Internet. J'avoue n'avoir personnellement jamais été confronté à ce cas de figure, mais je ne perçois pas à l'heure actuelle de marque de luxe ayant réellement réussi à décliner son identité et ce qui fait le corpus de ce secteur, à savoir de préfigurer.

Les marques de luxe subissent d'un côté (les produits de luxe font fureur sur ebay, les ventes privées pullulent au point que l'on se demande en quoi elles sont encore privées...) et tentent des expériences. Mais il faut bien reconnaître que toutes les expériences tentées ne sont que des déclinaisons de ce qui peut exister ailleurs. Quand ce secteur vit, dans la vraie vie pourrait-on dire, toujours une saison d'avance, aucune marque n'a encore réussi à ouvrir la voie de l'expérience sur Internet de cette façon, à donner le "la", à préfigurer les couleurs, les formes, les accessoires qui serviront aux marchés de masses...

Il me semble que c'est de ce côté-là que je réfléchirai. Hors de toute analyse technique préalable, je commencerai par faire cracher aux Créateurs et designers leurs visions de ce rapport si particulier à l'information et à l'interactivité. Après cela, on pourrait voir comment habiller son site pour l'hiver...






mardi 26 janvier 2010

Les conséquences de la modernité - Anthony Giddens

Pourquoi faut-il lire les Conséquences de la modernité, d'Anthony Giddens ? ...

Pour se sentir moins con pourrait-on dire de manière lapidaire. Mais ce n'est pas souvent un argument suffisamment intelligent pour inciter les gens à se faire des noeuds au cerveau...

En fait, cette étude d'Anthony Giddens permet de repositionner des concepts de sociologie, d'économie et de politique en se positionnant un cran au-dessus de ce qui a été fait jusqu'à présent. J'aime comprendre en une phrase la limite d'analyse de Marx, la faiblesse de Weber, ou encore de Lyautard. Je ne ferai pas souvent l'éloge d'un Anglais, alors profitez-en.

"... je souhaite adopter une optique différente. Pour moi, le désarroi exprimé dans le sentiment que la connaissance systématique de l'organisation sociale est impossible, résulte tout d'abord de l'impression - commune à un certain nombre d'entre nous - d'être entraînés dans un univers événementiel qui échappe en grande partie à notre compréhension, et à notre contrôle."

Ecrit en 2000, ce genre de réflexion apporte un éclairage prémonitoire sur ce que nous vivons tous, de plus en plus. Plus particulièrement, ceux qui sont directement confrontés aux mécaniques du Web qui ne fait qu'accélérer et radicaliser les caractéristiques de la modernité.

Cet essai pose donc un regard d'ensemble (systémique) sur notre monde qui va, on ne sait pas toujours où, ni pourquoi. Ne vous attendez toutefois pas à trouver des réponses sur le sens certain de l'Histoire ou comment tout cela va finir. Ce n'est pas l'objet. Mais vous aurez un éclairage sur ce qui distingue nos modes de fonctionnements actuels (modernes) des époques précédentes et tout ce qui peut nous interpeller dans notre rapport au temps, à l'espace (donc aux délocalisations et relocalisations), à la confiance, à l'intimité, aux relations personnelles, à l'identité personnelle, à l'appréhension des risques et dangers...

Les ouvertures finales sont une véritable grille de lecture décisionnelle de programme politique et cela mérite certainement des lectures ou réflexions complémentaires.

Vous constaterez à la lecture que toutes les problématiques relevant de l'organisation des entreprises s'éclairent d'un jour nouveau. Il y aurait probablement matière à thèse sur ce sujet du rapport des organisations des entreprises à la modernité.


lundi 11 janvier 2010

L'entreprise ultra-moderne

C'est à l'occasion que la conférence donnée par Jean-Louis Bischoff à l'OEDB sur le thème "Tribus musicales, faits religieux et spiritualité"  que j'ai découvert le concept d'ultra-modernité.

L'ultra-modernisme apparaît pour la première fois sous la plume d'Anthony Giddens - sociologue anglais, concepteur de la "troisième voie" de Tony Blair. L'idée maîtresse (je vais forcément schématiser car je retranscris avec mes mots et ma compréhension toute limitée) est une évolution de la rationalité qui ne repose plus seulement sur le "cogito" mais sur l'altérité (l'autre). Cela passe par une rationalité du coeur (imagination, désir, affect, religieux - au sens de croyance en quelque chose de virtuel). Cela implique une prime au Présent par opposition à une projection permanente sur l'avenir. Sur le plan politique, cela signifie que l'on fait évoluer le concept reposant sur l'étymologie "politis" (la cité - la politique en ce sens est l'art d'organiser la cité) à l'étymologie "polemos" (la notion de polemos renvoie ainsi au combat originaire dans lequel s’affrontent être et non-être dans le déploiement d’un monde). L'impact sur le plan politique est bien évidemment une recherche de ce qui nous fait vivre ensemble.

D'où ces mouvements, ces mouvances, ces communautés (et leurs dérives communautaristes)... Cette recherche du lien à l'Autre. Autant dire que cette aspiration, croisée aux évolutions technologiques apportées par Internet ont créé cette situation qui fait que l'on entend parfois parler dans les discussions de changement de modèle de civilisation sans forcément arriver à le qualifier.

Evidemment, je n'ai pu m'empêcher de penser à cette particularité sociale qu'est l'entreprise. Je n'ai pu m'empêcher de penser à tous ces réseaux qui se créent et se développent au travers d'Internet. De ces services qui se créent parce que des milliers de gens participent ensemble à une action commune. Ils interagissent, et par là-même agissent. On perçoit intuitivement (certains plus que d'autres) depuis quelques années que les collaborateurs, surtout les plus jeunes, ne se projettent pas forcément dans l'avenir, mais cherchent à exister au quotidien. On remarque que les entreprises qui marchent, qui se développent, qui construisent (Google, Facebook, Amazo, Zappos...) sont des structures qui fonctionnent grâce à des tribus qui pratiquent leurs rites d'échanges sans forcément avoir de plan pré-défini. Individuellement et collectivement ils pratiquent ce "défi" qui visent à transformer le monde, à le rendre meilleur. Ils fonctionnent selon des modes de fonctionnement qui ne sont plus seulement hiérarchiques par le statut social au sein de l'entreprise. Le directeur peut être simple membre d'une communauté animée par un collaborateur spécialisé sur un sujet.

Bien entendu, cette nouvelle rationalité qui ne permet plus la distanciation pose le problème de la vision. Cela renvoie bien évidemment à ces problèmes que connaissent les managers dont on attend qu'ils deviennent des leaders. Ce qui est loin d'être la même chose et de faire appel aux mêmes compétences.

Cette activité au Présent, cette recherche permanente de son existence dans la relation à l'autre pose par ailleurs le problème de l'éthique individuelle et collective. Les fondateurs de Google, de Facebook ou de Twitter n'ont certainement pas écrit noir sur blanc un plan de développement à 3 ou 5 ans à la création. Ils font et s'adaptent aux stimuli qu'ils reçoivent de leur(s) tribu(s). L'avenir nous dira si c'est pour le bonheur ou le malheur du monde... A tout le moins, on peut comprendre que rien ne sera prémédité.


Alors, reste l'Education. C'est probablement par une attache encore plus forte au socle initial des valeurs humanistes que l'évolution pourra être positive, et non catastrophique. En ce sens l'Education doit être solide. Un groupe de jazz qui pratique l'improvisation collective ne produira rien de bon si chaque joueur ne maîtrise pas parfaitement ses bases de solfège et autres arpèges.

Si l'ultra-modernisme est ce qui régit et définit le nouveau contrat social au sein de nos sociétés, il serait bon que nos entreprises comprennent ce concept qui ne manque pas de les impacter dans leur organisation propre. Nombreux sont les consultants ou acteurs de la sphère de la communication et de l'organisation des entreprises qui s'interrogent sur cette difficulté des entreprises à intégrer la logique participative des réseaux sociaux (je parlais récemment de fossé numérique). Le Web2.0, et sa tentative de corollaire d'Entreprise 2.0, dont on entend si souvent parler, ne serait en ce sens que le bras armé, le moyen, permettant à cette ultra-modernité de prendre corps.

Je pense que l'ultra-modernisme peut constituer une explication rationnelle (selon l'ancien système de pensée) pour comprendre que la nouvelle donne sociologique ne peut que remettre en cause l'organisation et le mode de fonctionnement des entreprises. Encore faut-il en comprendre les clés... 






vendredi 8 janvier 2010

Web mobile : la rupture

Pour celles et ceux qui désespèrent que les entreprises n'intègrent pas assez vite l'évolution des services Web disponibles ces 2 dernières années, qui ne comprennent pas pourquoi c'est si compliqué pour une entreprise d'accepter de faire son métier, à savoir d'entretenir des relations simples avec les gens qui veulent acheter leurs produits, avec les gens qui ont acheté leurs produits, voire avec les gens qui aimeraient acheter leurs produits... l'année 2010 va nous apporter notre lot continuant à creuser ce que j'appelais la rupture numérique. La rupture numérique pour moi, c'est le fait que les entreprises sont en train de décrocher gentiment de la société civile du fait qu'elles sont obsolètes dans leur organisation et leur équipement, qu'elles sont absentes des discussions qui font d'elles ce que les gens veulent en faire.

De rupture numérique, je pense que le concept a évolué en fracture numérique au cours de l'année 2009. Il est vrai que le contexte économique n'a pas aidé. Mais cela n'a pas arrêté les armées de "geeks" (un sandwich / café leur suffit) de poursuivre leur oeuvre et ces geeks mis bout à bout produisent une profusion de services que les entreprises ne parviennent pas à comprendre, donc encore moins à envisager comme pouvant les servir dans leur efficacité de fonctionnement.

Je crains que l'année 2010 risque d'accélérer encore le problème et que l'on assistera à de vrais fossés numériques.

L'Iphone a créé les balbutiements du véritable marché de l'accès à Internet en situation de mobilité ; et plutôt bien quand on voit les chiffres de l'Appstore. Les concurrents s'engouffrent dans la brèche ouverte, avec le renfort de Google Androïd et son premier modèle, le Nexus.

Les services mobiles qui participent de cette rupture mixent la géolocalisation et le communautaire. Il en est ainsi de OpenPlayce qui vous permet d'indiquer où vous êtes, de créer et qualifier le lieu qui peut donc être un restaurant, un hôtel, une entreprise, un musée... ce qui fait que vos "amis" savent où vous êtes, que lorsque vous êtes dans un endroit, vous savez si des amis sont à proximité, si des lieux intéressants (et qualifiés / commentés) par vos amis sont là...etc.

Mylopp_blog Le plus fort en la matière c'est bien évidemment Google qui vient justement de commencer à mettre ses gros sabots dans le plat avec son initiative "Near me now"

Alors certes, vous n'avez pas les avis directs de vos amis, mais vous avez la qualification de tous ces internautes qui donnent leur avis ou cliquent sur les étoiles permettant de qualifier un résultat.

Autant dire qu'à la place de toutes les entreprises qui se sentent tranquilles sur les services de proximité, considérant que leurs bases sont les mieux qualifiées (Afnor, Axa...etc) je m'inquiéterai.

Pourquoi irais-je appeler mon assureur quand je suis à l'étranger si j'ai besoin d'un médecin "Near me now", alors que Google me donnera immédiatement la réponse ? Pourquoi irais-je sur un service (compliqué comme d'hab) pour trouver un plombier ou un dépanneur en tout genre quand la carte qui s'affichera sur mon mobile me donnera les réponses possibles, avec la qualification de mes amis me permettant d'identifier le meilleur (tout du moins celui qui aura fait concensus) ?

Il ne suffit pas d'avoir un site Web... Il faut encore que ce site Web existe lorsque j'en ai besoin (c'est à dire autrement que lorsque je tape le nom de l'entreprise). Il faut que ce site Web me permettre d'échanger avec les autres. Il faut que ce site Web me suive partout.

Can you near me ?



jeudi 7 janvier 2010

Management, entreprise2.0, problème de culture locale

Je vous invite à aller lire la note très complète du site "Heavy Mental" - Réseaux sociaux dans l’entreprise.fr : les 5 obstacles culturels (vraiment, allez-y, c'est vachement bien !).

Les spécificités culturelles "à la française" y sont présentées avec forces détails et références. On constate qu'il y a un vrai décalage entre la culture française et la culture du partage et de la collaboration (encore que pour la collaboration, on fût assez fort sur ce sujet - ok, mauvaise blague...) qu'impliquent ces nouveaux services Web pour le fonctionnement et l'organisation des entreprises.

Ceci étant, je pense que cela ne suffit pas à expliquer la difficulté à déployer une solution ou des pratiques de réseau social en entreprise. Sur ce sujet, je suis d'accord avec Bertrand sur le fait qu'une plateforme collaborative doit être avant tout un moyen, s'inscrire dans les process des collaborateurs. Comme je le disais "Collaboratif : commencez par les process !"

Je pense que c'est effectivement plus le problème de positionnement et de gestion du projet, de son inscription dans le mode de fonctionnement des collaborateurs qui fait obstacle au développement des services de collaboratif ou de réseau social en entreprise. Mais ce mauvais positionnement du projet est peut-être (involontairement) le résultat d'une réelle spécificité culturelle. Il est toujours bon d'identifier une source de problème.






mercredi 6 janvier 2010

Une appli Iphone facile avec Appmakr

Appmakr vous permet de créer quasi instantanément une application Iphone. Bon, c'est une application fonctionnant sur un principe de mashup de flux RSS. C'est pas clair ? Vous pouvez facilement proposer une application présentant X flux RSS de votre choix. Chaque flux sera accessible via un onglet au sein de l'application créée.

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Logo, image d'accueil, image de tête, couleurs... sont paramétrables. Il ne vous reste plus - moyennant un paiement assez light, qu'à soumettre votre application à l'Appstore. Et faire ainsi partie des 100.000 applications disponibles qui ont généré 3 milliards de téléchargements depuis 18 mois que l'Appstore a été créé... ça laisse songeur...

Si vous le souhaitez, vous pourrez même associer votre compte "Annonceur" pour diffuser vos publicités (pour cela, il faut avoir un compte sur l'un des réseaux Admob ou Medialets - pour l'instant).

Alors certes c'est de l'application "basique", en mode diffusion d'informations. Mais depuis le flux RSS, rien n'empêche les utilisateurs de se rendre ensuite sur la source pour commenter s'ils en éprouvent le besoin.

Au moins, pour une première expérience, cela peut permettre à votre organisation de se familiariser avec ce nouvel écosystème (web mobile), comprendre comment cela fonctionne pour qu'une application soit disponible sur l'Appstore ? Quelles sont les informations dont on dispose en ce qui concerne les téléchargements, les utilisations ?...Etc. Une fois ces points acquis, il sera plus concret d'envisager des services exploitant réellement les fonctionnalités d'un service mobile : gestion de profil, mise en relation, action (commentaire, vote, note...), géolocalisation...etc.

Du reste, pendant ce temps-là, à n'en pas douter Appmakr aura probablement également évolué de son côté.



Les voeux de Fiat sur Facebook

Très bonne application de la part de Fiat sur Facebook pour vous permettre d'afficher vos bonnes résolutions en ce début d'année.

L'application est déclinée du nouveau slogan "moins c'est plus malin" et vous propose donc via un formulaire très simple de déclarer que vous voulez "-" de trucmuche et "+" de "machin chose". 

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Si vous voulez vous aussi publier vos bonnes résolutions http://apps.facebook.com/voeuxfiat/




mardi 5 janvier 2010

tendances 2010 du Marketing, bravo Manu

Emmanuel Vivier (Vanksen) nous livre quelques éléments de réflexions sur sa vision du marketing tendances 2010. Et c'est plutôt bien vu. Donc, je vous invite à aller lire l'article complet sur le site de Culture buzz. C'est un exercice que j'apprécie et qu'il m'arrive de pratiquer (je ne sais pas pourquoi, c'est plutôt vers juillet que ça me prend moi) qui consiste à reprendre un grand nombre des sources ou informations qui nous ont marquées et de les mettre en perspective avec une démarche mi-analytique, mi-systémique, mi-intuitive (oui, je sais trois mi...) car en la matière, il faut aussi sentir un peu l'air du temps. On apprend autant en regardant les gens manipuler des ordinateurs ou des téléphones qu'en lisant des études bourrées de chiffres.

Je constate avec beaucoup de plaisir que Manu sait où il va et comprend pas mal de choses :

- la montée toujours en puissance de Facebook,

- l'aternative Youtube à la TV,

- le nécessaire sérieux à renforcer de la part des développeurs de ces plates-formes (roadmap)

- la professionnalisation d'un certain nombre d'acteurs de ce media dit alternatif

- la quasi impossibilité pour les agences traditionnelles de comprendre et de fonctionner selon ces nouveaux modes (héhéhé...)

- la résistance au changement, le manque de compétence... dans les entreprises : "Comment comptent-elles échanger avec leurs clients quand la plupart des
sites 2.0 sont tout simplement bloqués dans la majorité des grandes
entreprises ! On en arrive à une situation paradoxale où les marques
sont plus lentes et moins bien équipées qu’un simple internaute !
" Et ça c'est un sujet sur lequel ce n'est pas faute de vous avoir prévenu depuis un bon bout de temps.

- la montée en puissance des agences digitales sur les mécaniques offline (c'est plus facile d'apprendre dans ce sens)

- malgré ces incompétences tant internes qu'en agences, la poursuite de la montée en puissance des budgets online par rapport au offline ou aux medias traditionnels avec tout le problème de modèle économique que cela peut poser

- la montée en puissance des offres et des besoins en matière de monitoring et de veille de réputation

- avec l'Iphone, le mobile fait enfin son entrée sur le marché, géolocalisation et réalité virtuelle en plus, mais dans la continuité de ce qui se passe sur internet via ordinateur, le m-commerce sera social (donc interactif, et pas simplement réceptacle à messages promotionnels)

Bref, une bien belle synthèse. Encore faudra-t-il qu'elle puisse être lue par des responsables de marques ou produits... Une bien belle année qui s'annonce. Pour certains.