lundi 1 février 2010

TEDx Paris, j'y étais... presque.

Je n'ai pas eu la chance d'assister à TEDx Paris. Les obligations familiales du samedi, Madame travaille, Papa garde la progéniture.

Mais j'ai eu la chance d'assister à TEDx Paris. S'il y a un truc qui a quand même vachement bien évolué ces dernières années, c'est bien la retransmission vidéo par Internet. Et autant vous dire que le relais de l'événement via les moyens de France 24, mis en grand écran sur la Mac familial permettait d'y être.

J'ai un peu raté le début parce qu'il y avait 1/2 finale de hand-ball, qui est une autre forme d'énergie positive. J'ai donc commencé à regarder au moment de l'intervention de Guy-Philippe Goldstein (j'avais parlé de son livre Babel Minute Zéro). S'en sont suivis des intervenants qui comme d'habitude dans les conférences TED vous laissent pantois, admiratifs, en proie au doute personnel (de quoi je me plains ? qu'est-ce que j'ai fait jusqu'à présent ?), à l'émotion, puis finalement un sentiment de bien être et la joie d'avoir passé un peu de temps utile.

Nous avons donc eu le droit aux explications sur les trous noirs, à l'imagination de nouveaux concepts d'éducation, au récit d'un héros très discret par sa fille qui a découvert son vrai père sur le tard, à la relativité sur ce qui est légal et ce qui est juste, à une session de beatbox "gospellienne", à la magie des mots qui peuvent soigner, un entrepreneur qui reconnaît lui-même qu'il a eu du bol d'être là au bon moment pour vivre l'adrénaline, une grande dame qui transporte des gènes d'une cellule à l'autre... (bon, j'ai pas tout mis dans l'ordre).

J'attendais la conclusion de l'ami Vinvin avec une pointe d'angoisse, de curiosité, mais somme toute assez confiant que le garçon allait réussir l'exercice. Je pense qu'il a surperformé, intégrant parfaitement à sa préparation tous les éléments notables des présentations des intervenants, il a su avec son humour mi-Decaune, mi-EdouardBaer inscrire tout cela en perspective. Surtout, je pense qu'il a su identifier la clé qui explique que l'on trouve tous ces gens admirables - et quand on a clé, il n'y a plus qu'à ouvrir la porte. Ils se sont concentrés sur une étoile, pas deux, parmi des milliards possibles...

Je vais maintenant aborder ce qui m'a déplu. Grâce à Twitter, je me suis dit que j'allais pouvoir partager les moments marquants, les phrases à retenir ; que l'énergie que l'on sentait au travers de la diffusion Internet allait se propager en tronçons de 140 caractères. Et là, quelle ne fût pas ma surprise de découvrir sous le mot-clé #tedxparis une palanquée de messages tous plus idiots les uns que les autres, critiquant les sujets, les intervenants, les moyens techniques...etc. et patin, et couffin... et la France dans toute sa splendeur qui ne pense qu'à se mettre au balcon pour juger ses prochains (les vieux du Muppets Show quoi !). J'ai trouvé cela profondément navrant, tout en me disant (me réconfortant) que ce n'était sûrement qu'une petit minorité agissante. Si le motto de TED n'était pas que les bonnes idées doivent diffuser, je comprendrais volontiers que même l'accès à la diffusion Internet soit payant ! En général, ça élimine les cons qui ont tendance à prendre pour argent comptant leurs sarcasmes.

Alors, pour finir sur une note positive. Bravo aux organisateurs. Merci pour ces quelques heures d'intelligence (inter ligere, ce qui relie). J'attends avec impatience la prochaine édition. Tout du moins le TEDx Paris Université en octobre prochain, où j'espère avoir l'occasion de créer une passerelle, pourquoi pas, avec l'Observatoire Economique des Banlieues...



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