vendredi 8 janvier 2010

Web mobile : la rupture

Pour celles et ceux qui désespèrent que les entreprises n'intègrent pas assez vite l'évolution des services Web disponibles ces 2 dernières années, qui ne comprennent pas pourquoi c'est si compliqué pour une entreprise d'accepter de faire son métier, à savoir d'entretenir des relations simples avec les gens qui veulent acheter leurs produits, avec les gens qui ont acheté leurs produits, voire avec les gens qui aimeraient acheter leurs produits... l'année 2010 va nous apporter notre lot continuant à creuser ce que j'appelais la rupture numérique. La rupture numérique pour moi, c'est le fait que les entreprises sont en train de décrocher gentiment de la société civile du fait qu'elles sont obsolètes dans leur organisation et leur équipement, qu'elles sont absentes des discussions qui font d'elles ce que les gens veulent en faire.

De rupture numérique, je pense que le concept a évolué en fracture numérique au cours de l'année 2009. Il est vrai que le contexte économique n'a pas aidé. Mais cela n'a pas arrêté les armées de "geeks" (un sandwich / café leur suffit) de poursuivre leur oeuvre et ces geeks mis bout à bout produisent une profusion de services que les entreprises ne parviennent pas à comprendre, donc encore moins à envisager comme pouvant les servir dans leur efficacité de fonctionnement.

Je crains que l'année 2010 risque d'accélérer encore le problème et que l'on assistera à de vrais fossés numériques.

L'Iphone a créé les balbutiements du véritable marché de l'accès à Internet en situation de mobilité ; et plutôt bien quand on voit les chiffres de l'Appstore. Les concurrents s'engouffrent dans la brèche ouverte, avec le renfort de Google Androïd et son premier modèle, le Nexus.

Les services mobiles qui participent de cette rupture mixent la géolocalisation et le communautaire. Il en est ainsi de OpenPlayce qui vous permet d'indiquer où vous êtes, de créer et qualifier le lieu qui peut donc être un restaurant, un hôtel, une entreprise, un musée... ce qui fait que vos "amis" savent où vous êtes, que lorsque vous êtes dans un endroit, vous savez si des amis sont à proximité, si des lieux intéressants (et qualifiés / commentés) par vos amis sont là...etc.

Mylopp_blog Le plus fort en la matière c'est bien évidemment Google qui vient justement de commencer à mettre ses gros sabots dans le plat avec son initiative "Near me now"

Alors certes, vous n'avez pas les avis directs de vos amis, mais vous avez la qualification de tous ces internautes qui donnent leur avis ou cliquent sur les étoiles permettant de qualifier un résultat.

Autant dire qu'à la place de toutes les entreprises qui se sentent tranquilles sur les services de proximité, considérant que leurs bases sont les mieux qualifiées (Afnor, Axa...etc) je m'inquiéterai.

Pourquoi irais-je appeler mon assureur quand je suis à l'étranger si j'ai besoin d'un médecin "Near me now", alors que Google me donnera immédiatement la réponse ? Pourquoi irais-je sur un service (compliqué comme d'hab) pour trouver un plombier ou un dépanneur en tout genre quand la carte qui s'affichera sur mon mobile me donnera les réponses possibles, avec la qualification de mes amis me permettant d'identifier le meilleur (tout du moins celui qui aura fait concensus) ?

Il ne suffit pas d'avoir un site Web... Il faut encore que ce site Web existe lorsque j'en ai besoin (c'est à dire autrement que lorsque je tape le nom de l'entreprise). Il faut que ce site Web me permettre d'échanger avec les autres. Il faut que ce site Web me suive partout.

Can you near me ?



2 commentaires:

  1. moi je m'en fous, t'es déjà mon voisin......

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  2. @Martial : je t'avoue que je n'ai pas encore eu besoin de Google pour retrouver mon chemin ;-)

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