vendredi 26 février 2010

Trop de pognon tue la créativité !

Je ne peux pas me faire à cet argument des majors de l'industrie musicale que la diminution de leurs revenus (d'ailleurs, ne s'agit-il pas tout simplement de la diminution de leurs marges qui les inquiètent réellement ?) présente un risque dans leur louable combat pour soutenir la créativité. 

Comment imaginent-elles être aussi indispensables que cela à la Créativité, elles qui n'existent que depuis à peine une centaine d'années ? Comme si avant l'invention du disque ou des maisons d'éditions, aucune créativité n'avait existé ? C'est vraiment nous prendre pour des incultes ayant constamment séché les cours d'histoire, d'histoire littéraire, de poésie, de français, d'arts plastiques, de musique... (oui, je sais, on n'était pas forcément très concentré, mais le peu qu'on ait pu en retenir sert quand même un peu). 

Du reste, il faudrait arrêter de limiter les analyses ou informations qui assimilent l'industrie culturelle à la vente de disques. Le disque est un accident de l'histoire. 

L'organisation de ce secteur, son modèle économique, le système de financement tels qu'ils existent actuellement sont  bien au contraire ce qui tue toute forme d'innovation et de créativité. Il suffit de constater le nombre "d'artistes" qui font une carrière "feu de paille". Non pas qu'ils soient mauvais pour certains, mais qu'ils touchent trop d'argent par rapport à ce qu'ils font. Trop d'argent qu'ils s'empressent de placer, convertir en rentes... pour ensuite mieux prendre leur distance avec le système, tout en militant ardemment à sa survie en l'état. 

Trop de moyens tue la créativité. J'en reste convaincu. Et ce, bien au-delà du secteur de l'industrie musicale. 



jeudi 25 février 2010

Organiser un ChatRoulette pour vos fans (?)

ChatRoulette... Evidemment, il fallait bien que j'en parle. 

Celui qui vous permettra de mieux comprendre ce que l'on peut ressentir lorsqu'on franchit la première fois la porte de ce nouveau système est encore une fois l'ami Vinvin. Donc, je vous recommande la lecture de sa note à ce sujet

Pour compléter votre compréhension, avec un début d'analyses statistiques, démographiques et sociologiques, vous pouvez également consulter la vidéo ci-dessous de Casey Neistat. Instructif ! 





chat roulette from Casey Neistat on Vimeo.



ChatRoulette fait partie de ces innovations dont personne ne peut prédire si c'est un (futur) bien ou mal. Est-ce que ça va retomber comme un soufflé dans quelques semaines ? Est-ce qu'au contraire cela va se développer, reléguant Twitter au rang des sociétés historiques du Web ? ... ? Bien malin qui pourrait le dire. Conseil (de jésuite) aux consultants : tenez un double discours qui vous permettra toujours de ressortir votre note le moment venu... 

Dans l'attente, il est vrai que l'on peut imaginer que des marques réfléchissent à d'éventuelles opportunités, 1/pour comprendre (et les premiers... seront les premiers) 2/pour profiter d'un effet RP-buzz. 

A ce sujet, ma piste de réflexion serait d'organiser une session ChatRoulette limitée aux Fans d'une Page Facebook, aux Followers de votre compte Twitter, ou à un ensemble clairement identifié de gens qui possèdent au moins une caractéristique commune... Pourquoi pas ? 



mercredi 24 février 2010

Définir une charte de participation sur les réseaux sociaux

Nombre d'entreprises développent leur stratégie de communication, ou de participation, sur les réseaux sociaux via une (ou des) agence(s) spécialisée(s). 

Concernant un sujet assez nouveau (sur le fond, la forme, l'organisation), c'est pnormal que l'entreprise s'appuie sur des "spécialistes" qui ont pris le temps de comprendre par la pratique les us et coutumes et modes de fonctionnements de ces différentes plates-formes. 

Mais ceux qui me connaissent savent que mon credo est de considérer que les meilleures ressources pour participer à ces nombreuses et diverses discussions autour de l'entreprise restent les employés qui, sauf cas particuliers, sont en général les premiers fans de leur entreprise, de ses produits et de ses services. 

Si elle n'y prend garde l'entreprises peut même se retrouver dans une situation où elle pense piloter sa communication via une agence et voir se développer des participations d'employés spontanées. La réaction de l'employé est normal. Dans un pays où le travail est constitutif de son identité sociale, on sait tous qu'il y a un affect très fort entre le professionnel et le personnel. On a tendance à considérer que l'on est ce que l'on est par ce que l'on fait comme métier. C'est comme ça. Donc, il ne faut pas être surpris qu'un employé voyant son entreprise "critiquée" se sente personnellement concerné. 

C'est dans ce cadre qu'il faut que l'entreprise anticipe et développe des actions de sensibilisation, de formation et  établisse une charte de participation qui permettra d'éviter quelques faux pas. Les faux pas que l'on peut redouter sont de différents ordres. Je n'ai pas trop vu le cas en France, mais il est arrivé sur certaines pages facebook américaines que des fans un peu trop enthousiastes se voient "googlés" par d'autres et identifiés comme employé de l'entreprise, donc forcément subjectif dans leurs prises de positions. Il est même arrivé que cela prenne des proportions qu'on n'aurait pu soupçonner au départ...  

Quels seraient les éléments constitutifs d'une charte de participation ? Pistes de réflexions... 

- Permettre à tous les employés de comprendre la stratégie déployée par l'entreprise. Où l'entreprise est-elle présente ? Pourquoi ? 

- Etablir le cadre d'intervention d'un employé dès lors qu'il prend partie pour son entreprise. Il peut s'agir d'accompagner ses interventions d'avertissements (ou disclosure) de type "je travaille chez...". On a l'habitude lorsqu'on intervient dans une conférence de préciser en introduction si l'on intervient à titre personnel ou professionnel. Dans ce colloque permanent qu'est Internet, il n'y a pas de raisons de ne pas se conformer à ce type de précisions pour tout malentendu ; tant vis-à-vis des interlocuteurs qu'entre l'entreprise et son employé. Si l'employé souhaite développer son propre media pour raconter "son entreprise", il doit évidemment faire preuve de la même transparence. 

- On pourrait s'interroger sur le fait d'apposer un "tag" sur les photos de profils pour certains sites (comme Facebook) où l'employé interviendrait à titre professionnel dans ses prises de position. 

- Etablir un plan type "netetiquette" pour rappeler que la participation ne doit pas verser dans l'irrationnel, l'émotionnel, l'insulte...etc. Il faut rappeler aux employés que tout le monde ne peut pas forcément être d'accord ou aimer une entreprise, et qu'il faut en ce cas accepter des avis opposés. Le seul point d'importance est de comprendre pourquoi les gens parlent de l'entreprise (même si ce n'est pas en bien) et que tous ceux qui veulent s'exprimer puissent disposer des points clés nécessaires. 

- Enfin, il convient d'établir un process permettant à tout employé de pouvoir faire remonter une information, un échange... qui lui semblerait devoir être pris en compte par l'entreprise et que lui-même estime ne pas pouvoir assumer. 





mardi 23 février 2010

Living stories

Google a démarré un projet en décembre dernier (Living Stories - http://livingstories.googlelabs.com/) avec des éditeurs comme le Washington Post ou le New York Times qui vise à permettre aux éditeurs de disposer d'une nouvelle matrice de présentation de l'information pour "jongler" entre l'information chaude (le scoop de dernière minute, l'actualité du moment) et sa mise en perspective (qu'est-ce qui a été dit précédemment sur le même sujet). 

C'est toute la complexité du Web que d'être autant un routeur de flux permettant de vivre l'instantané (Twitter), qu'une mémoire historique (Wikipedia) qui permet de retrouver une grande quantité d'informations sur n'importe quel sujet qui a été déposé sur une page Web. 

Paradoxalement, c'est une entreprise qui fait un moteur de recherche qui indique la voie aux manipulateurs de l'information (manipulateur n'est pas péjoratif ; à prendre dans le sens qu'ils organisent, ordonnancent, valorisent, mettent en perspective... tout cela avec leurs petites mains). A trop vouloir reproduire un modèle économique qui n'était valable que pour le papier, les éditeurs d'informations manquent le sujet principal, celui pour lequel ils sont légitimes : inscrire une information dans le temps et lui donner de la valeur dans une perspective historique. Certes, ça ne résout pas le problème du modèle économique, mais cela permet au moins aux éditeurs de se placer en bonne configuration pour valoriser leur métier. A partir du moment où il y a de la valeur, il me semble qu'on est en meilleure posture pour imaginer la façon de la monnayer (même si c'est indirectement). 

Il me semble par ailleurs que l'approche de Google s'agissant de la structure des informations peut inspirer les acteurs qui travaillent sur des services de suivi de projets. On y retrouve en effet les éléments de structures qui peuvent permettre d'identifier immédiatement la situation d'un projet dans le temps, tout en permettant de "mesurer" le périmètre, les acteurs, , les points clés, l'historique... 



lundi 22 février 2010

Avoir ou utiliser

Est-ce que vous avez des données, ou est-ce que vous utilisez des données ? A priori, la question ne prête pas à conséquences. D'autant qu'à la réflexion première, on se dit qu'avant de pouvoir utiliser des données, il faut commencer par en avoir. Oui, mais c'était avant... 

Un simple exemple afin de vous éclairer sur ce que j'ai en tête. Google utilise les données dès lors qu'il estime que ça lui sert. Et pour avoir ses données, il vous les demande, tout simplement. En échange, il vous remet vos données en perspective par rapport à l'ensemble. Adwords, Adplanner, Analytics... etc. tous ces services fonctionnent sur ce principe. 

Bien entendu, les entreprises (j'allais dire traditionnelles) n'ont pas attendu pour amasser des données sur leurs clients, leurs marchés…Etc. Les programmes de CRM ne datent pas d'aujourd'hui. Mais que font-elles de ces données ? Si peu de choses en général… D'ailleurs, engagent-elles un "dialogue" ou une forme d'interactions au bon moment quand il s'agit de récupérer telle ou telle information ? Pensez à ces formulaires qui font 3 pages alors que c'est la première fois que vous entrez en relation avec une marque. Pire qu'un contrôle de police... On retrouve cela chez certaines personnes qui ne peuvent s'empêcher de vouloir dans leur assiette tout ce qui est disponible à table. Avoir les yeux plus gros que le ventre, ou le syndrome de la guerre (la peur de manquer). Tous ceux qui ont bossé sur des Tableaux de bord d'entreprise (EIS - Enterprise Information System) savent de quoi je parle. En première mouture, on arrivait toujours à un système prenant en compte près d'une centaine d'indicateurs dits pertinents, quand en deuxième ou troisième mouture, on pouvait constater que 4 ou 5 à peine étaient nécessaires. 

Cela signifie clairement qu'en général, les entreprises n'ont pas une compréhension claire du cycle de relations qui s'établit avec ses interlocuteurs. C'est en fonction des étapes de ce cycle qu'on est en droit de demander des précisions à son interlocuteur, parce qu'à ce moment-là, l'interlocuteur est disposé à fournir ces données, parce qu'il a besoin du service que cela va lui procurer en retour. 

Mais l'exercice se complique. Quand je dis qu'il n'est pas forcément nécessaire de disposer de données pour pouvoir les utiliser, je pense à des services comme Facebook qui se positionnent de plus en plus comme un intermédiaire de confiance entre la marque et ses interlocuteurs. Faites une comparatif entre une base de fans à qui vous offrez un coupon de réductions et un mailing traditionnel. Vous pourriez bien être étonné des taux de retours sur l'opération versus les coûts d'investissements pour la réaliser. Mais ça c'est la vision court-termiste. Essayez d'interroger par mailing traditionnel une base de contacts sur une idée ou une proposition que vous voulez jauger ; versus votre base de fans. 

Quelques interrogations à la volée (je répète, pas la peine de poser toutes ses questions au niveau d'un formulaire de création de compte).

Parmi vos clients : 

- qui bloguent ? est-ce qu'ils bloguent à propos de vous, parfois ? Si oui, à quelle fréquence ou à quelle occasion ? 

- qui a un compte Youtube ? un compte Flickr ? un compte Twitter ? ... ? 

- quel est le réseau de ces personnes (visites, lecteurs, followers...) ? 

- que méthode d'identification / qualification / proposition de futurs "ambassadeurs" de la marque ? (rien que là-dessus, vaste sujet...) 

Parmi les gens qui parlent de vous : 

- qui est déjà client ? qu'est-ce qu'on connaît de lui ? sur quel(s) support(s) il en parle ? comment l'inciter à devenir client ? 

Globalement : 

- est-ce qu'on valorise ces gens ? 

- comment ?

- est-ce qu'on les aide à se connaître les uns les autres, du fait qu'ils partagent (au moins) un intérêt commun ? 

- est-ce qu'on les aide à développer des initiatives ? 

- ... ? 



vendredi 19 février 2010

Google essaime, et récolte

Google constitue vraiment un cas à part dans l'Histoire de l'Entreprise. On connaît tous le succès. On a une vague idée de l'ensemble des projets que tente l'entreprise. La réactivité est si forte que l'entreprise peut se permettre de reconnaître qu'elle s'est trompée

Le poids de Google est si important qu'il se retrouve quasi seul capable de discuter à égalité avec le gouvernement d'un pays comme la Chine... 

Tout cela n'est effectivement pas le fruit du hasard. Jeff Jarvis dans son livre Que ferait Google ? pose les fondements (au moins dans la première partie) de ce qui fait que Google est original, innovant et "successful" (désolé, mais il n'y a pas d'équivalent en français). 

Mais il y a un autre point qui commence à pointer le bout de son nez. La jeunesse de l'entreprise fait qu'on ne pouvait e remarquer auparavant. Google ne retient pas ses collaborateurs. Google les invite même à dégager dès lors qu'ils ont des fourmis dans les pattes (ou les neurones) et que le vaste périmètre des projets de Google n'est pas suffisant. Mais Google, contrairement à ce que font beaucoup d'entreprises (pour ne pas dire toutes), veillent sur ces Anciens. Google les suit, les aide, les soutient. 

Et lorsque Google juge que ce qui a été développé est intéressant pour Google, elle ré-intègre son entrepreneur. Il suffit de regarder la liste des dernières acquisitions de Google pour constater qu'il y a un nombre très élevées d'entre elles qui ont été créées par des Anciens de Google. 


Je développe pas, mais je pense que vous comprenez que c'est une vraie stratégie et culture de développement qui fait grandement défaut par ailleurs, et par chez nous. 




jeudi 18 février 2010

Les nouveaux influenceurs

J'avais noté l'anecdote, mais comme il s'agit d'un "people" en première ligne, je ne voulais pas être le premier à en parler, au risque de devenir un chasseur de scoop toujours sur la brèche acérée de l'information instantanée.... Comme j'ai vu quelques twitts passer sur le sujet, je peux y aller. 

Kevin Smith a eu un problème avec la compagnie Southwest, puisqu'il s'est fait sortir de son avion au motif d'une surcharge pondérale... Mais Kevin Smith a un compte Twitter très actif et il s'en est ouvert à ses Followers. 

Toute l'histoire est racontée par Mashable : http://mashable.com/2010/02/14/southwest-kevin-smith/

Comme je le disais il y a quelques années (en même temps, cela ne doit pas dater de plus de 2 ans), le service consommateur d'une marque n'est plus dans une position de "réception", mais d'écoute. En tant que consommateur, je n'écris plus à une marque. Je publie sur mes espaces de prises de parole : blog, facebook, twitter... des fois sur tous en même temps. Charge à la marque de détecter au plus tôt mon problème pour éviter que cela ne provoque un effet boule de neige. 

Nous sommes donc tous des 50 millions de consommateurs en puissance. Ceci étant, c'est à la réserve près que nous disposions tous de 50 millions de gens qui nous suivent. 50 millions, c'est une image. 10 personnes de votre entourage qui se sentent vraiment concernés par votre propos et c'est 10*10*... Mais je vous l'accorde, il y a plus à craindre pour une marque d'un Kevin Smith ou d'un Jeff Jarvis qui avait fait plier le service consommateur de Dell il y a 2 ans environ, que de Régis Duplan. 

Peut-être assiste-t-on à une nouvelle hiérarchie sociale ? Des auteurs suédois avaient évoqué la montée en puissance des netocrates en 2006 (environ). Cela semble se confirmer. 

Cela ne plaît pas au medias traditionnels qui perdent ce rôle de censeur. C'est perturbant pour les entreprises qui étaient habituées jusque là à ce que la majorité silencieuse ne dispose d'aucun relais médiatique susceptible d'entraîner des mouvements de foule. Cela pose la question de la responsabilité (personnelle, morale, éthique, sociale) de ces nouveaux influenceurs. 




mercredi 17 février 2010

Symbaloo, pour organiser son bureau Web

Symbaloo (je sais pas pourquoi, j'ai la musique du générique de Salut Les Terriens à chaque fois que je prononce ce nom...) est un service Web qui permet d'organiser ses différentes sources et services auxquels on accède sur Internet. 

Autant le dire, c'est très inspiré de Netvibes, mais avec une approche ergonomique qui n'est pas sans rappeler l'Iphone et ses petits carrés. 

Symbaloo
 

Vous pouvez donc vous créer des onglets de bureaux. Symbaloo vous propose alors différents formats type, y compris le format vierge. A vous ensuite de sélectionner parmi les services ou sources proposés par Symbaloo, ou de rajouter les vôtres. 

Symbaloo-bureau
 

Vous pouvez ensuite partager en mode public vos sources. Inversement, vous pouvez créer un bureau à partir de ce qui a été créé par d'autres. 

Je ne peux prédire ce que donnera ce service tant les concurrence me semble rude sur ce sujet avec un Google Reader qui écrase tout, un Netvibes qui occupe largement l'espace ensuite... Mais peut-être que cette approche "mosaïque" peut plaire à beaucoup. 




mardi 16 février 2010

Nous ne sommes pas assez technophiles

"Il faut être absolument moderne".

La France n'est pas assez technophile. Etonnant pour un pays qui a toujours fait la part belle aux ingénieurs, et qui se targue justement d'être ingénieux. Je ne sais pas d'où cela provient. On pourrait presque croire qu'inconsciemment, le fait de devoir appuyer sur des boutons procède d'une activité d'ouvrier, ce qui est fort embarrassant pour la vieille  classe embourgeoisée que nous sommes devenus. On connaît les réticences qui ont accompagné l'introduction du téléphone ("vous ne vous rendez pas compte, on va me sonner ! Comme un valet !"). Mais ne tombons pas trop vite dans la psycho-sociologie à deux balles... Cela ne peu constituer une explication suffisante. 

Ce qui est vrai en tout cas, c'est que la technologie s'est profondément simplifiée ces dernières décennies. Il y a toujours un problème de génération entre les Anciens qui se demandent toujours où ils doivent appuyer, si ça ne va pas tout casser, s'ils ne vont pas faire une bêtise... qui n'ont pas cet instinct qu'ont les jeunes qui font corps avec l'objet technique. Mais les produits ont évolué et des constructeurs comme Apple ont parfaitement su donner le "la" de l'interface homme-machine. Malgré cela, on sent toujours une réticence des Français à adopter ces nouveaux outils qui ne sont pourtant plus simplement des outils de communication, mais d'interconnexions. C'est là où ça devient regrettable. 

Sous prétexte qu'il faut passer par une machine, on use dans le langage courant de mots comme "geek", "nerds" (avec Elie Semoun qui traduit parfaitement ce que cela représente dans l'imaginaire collectif). Et l'on finit par parler de "réalité virtuelle", ce qui provoque un contre-sens général majeur. La réalité virtuelle n'a rien à voir avec ce qui se passe au travers des réseaux sociaux, des blogs, des twitters, des Iphone. La réalité virtuelle définit un monde qui n'existe pas, même s'il porte un  potentiel. La réalité virtuelle permet de simuler pour anticiper, comprendre, analyser. Bien entendu, comme on parle de réalité virtuelle, on parle d'avatars. Non, ce n'est pas moi, c'est un "picto" qui me représente. Ce n'est pas très sérieux. C'est une perte de temps. 

Dans les services d'interconnexions, on est dans le monde réel. On est connecté à des vrais gens à qui on diffuse des messages ou des informations qui concernent la vraie vie. C'est la raison pour laquelle il y a une différence énorme entre ceux qui sont connectés et brassent en permanence des échanges et ceux qui se coupent de cette réalité. Il y a une différence de connaissances, de réactivité, d'efficacité. 

C'est là où notre grand penseur contemporain JM Apathie se trompe. Un twitt en soi n'est rien. Ce n'est pas de l'info. C'est un atome. On ne fait rien d'un atome. Il faut envisager la molécule, donc être capable de lire les liens qui relient les atomes et qui donnent son sens à la molécule. 

Ce n'est pas de la technique...  Quand je vous dis "il faut être absolument moderne", ce n'est pas un truc de Geek, c'est du Raimbaud (bon, d'accord c'est dans Une saison en enfer...). 




lundi 15 février 2010

Be nice, ben voyons...

Il paraît que dans les recommandations sur le bon usage du blogging, enfin surtout lorsque l'on est un professionnel travaillant dans le secteur de la communication, du marketing, du conseil... c'est à dire un professionnel dépendant des entreprises qui annoncent, qui font de la pub, qui cherchent à communiquer avec leurs publics, nombre de "gourous" (principalement étatsuniens du reste) préconisent le mode "be nice". 

Autrement dit, ne parlez que de ce qui est bien. Ne soyez pas critiques, au sens où vous donneriez votre avis sur une erreur de communication, une opération à côté de la plaque, une incohérence, un manque d'engagement sincère. Par exemple, ne citez pas telle marque de constructeur automobile si vous êtes étonné que la pub corporate explique que cette année sera celle du lancement de la voiture électrique, quand 2 semaines plus tard une nouvelle pub explique que cette voiture "vous n'en avez pas besoin, mais vous la voulez..." ! Dans ce cas-là, chut... ne pas prendre position sur l'incohérence des propos, voire le cynisme par rapport à la crise récente qui devait tous nous amener à réfléchir et agir autrement concernant la surconsommation. Ne parlez pas des grandes chaînes de distribution alimentaire, sauf pour louer leur engagement dans le commerce équitable et bio. Ne parlez pas des entreprises du secteur pétrolier, sauf pour encenser leur stratégie de R&D qui vise à développer de nouveaux carburants. Ne parlez pas... sauf pour dire du bien. Oui, soyons tous "nice". A force de ne pas parler des vrais problèmes, nous devrions parvenir à construire un monde désaffecté (sans affect, sans émotion... vide). 

Soyez gentils... Montrez donc à ces entreprises que le dialogue est possible. Regardez, lorsque vous relayez sans aucune prise de recul, la grandeur des entreprises, vous obtenez plein de commentaires gentils et enjoués. Il est donc possible de construire un dialogue entre l'entreprise et les internautes qui respectent les attentes de la marque. Et tant pis, si ces internautes-là ne sont finalement pas les clients les plus importants de la marque. L'important, c'est que ça buzze. 

Il faut bien comprendre que le professionnel de la communication ne peut se permettre de froisser la susceptibilité d'un client potentiel. Il ne peut se permettre de se comporter comme un client lambda qui réagit avec ses tripes. Ce client-là de toute façon n'est jamais content et ne comprend rien à la publicité. Et s'il continue, on pourrait bien lui mettre un avocat aux fesses pour dénigrement de la marque. Non mais ! Le professionnel ne peut dans ce cas expliquer que la communication existante ne correspond pas à la réalité des choses ou induit des réflexes de défiance de la part de l'homo internetus de base. S'il disait cela, ce ne serait que pour se faire remarquer. Et on ne peut pas collaborer avec des fournisseurs qui n'adhèrent pas complètement à la stratégie de la marque. 

Je crains que le problème soit insoluble... Je ne sais pas si les blogs ou autres supports d'expressions sont morts ou en pleine expansion. Ce que je pressens, c'est une fracture (tiens, encore une fracture numérique) en train de se dessiner entre l'Internet gentil (avec son arsenal législatif et sa troupe de moutons joyeux) et l'internet qui va devenir de plus en plus underground et explosif (avec son arsenal de techniques de contournements, d'anonymisations...). 

Tout cela parce que selon la culture Mickey, il faut être "nice" au lieu des "responsable". 





lundi 8 février 2010

Slideshare - Branded Channels

Slideshare_channels  Slideshare propose une nouvelle offre avec les Branded Channels. Il s'agit d'un espace regroupant l'ensemble des présentations, documents et supports produits et mis à disposition par une marque. 

On peut dès lors s'abonner à la Marque et suivre ainsi les supports mis à disposition. La Marque de son côté peut "suivre" un certain nombre de comptes et proposer à ses lecteurs les présentations des membres qu'elle suit (oui, je sais faut suivre...). 

Peu de Channels pour l'instant, mais quelques marques emblématiques qui doivent servir de cobaye. Ogilvy PR 360 Digital Influence Pharma et Razorfish pour les agences, la Maison Blanche, Microsoft...etc. 

Le Channel peut être différemment paramétré (le Social Media Channel permet ainsi à tout membre de pouvoir partager sa présentation, tandis que d'autres contrôlent et maîtrisent complètement ce qui est mis à disposition). Aussi, la mise en place passe par un contact préalable avec les équipes de Slideshare. 

L'évolution est intéressante et confirme la tendance en train de se profiler pour les plates-formes orientées "business" comme les Linkedin, Viadeo, Plaxo... Toutes sont parties de la personne, pour ensuite proposer des groupes, et finalement en arrive au concept de la page. Avec bien entendu, entre-temps la mise à disposition des API pour que des développeurs puissent proposer des programmes ou fonctionnalités s'appuyant sur les informations de la plate-forme. 

On pressent bien que la grande bataille pour ces acteurs est de se poser en miroir professionnel de Facebook. 



vendredi 5 février 2010

Travail collaboratif en entreprise, c'est parti (?)

Lotus, Sage, SAP... Il semblerait que 2010 voit la montée en puissance des acteurs traditionnels des systèmes d'informations sur le segment des solutions de travail collaboratif, ou réseau social d'entreprise. 

Et ça envoie du lourd ! 

Cela confirme que les usages d'Internet, le Web2.0,...etc. commencent effectivement à peser sur les modes de fonctionnements en entreprise. Et c'est plutôt de bon augure pour la suite, même si cela risque de créer pas mal de perturbations (conduite du changement). 

Le terrain est bien défriché depuis 2 ans environ par de jeunes entreprises qui se sont dits (fort justement) qu'il n'y avait pas de raison que les échanges dans le cadre du travail ne puissent pas tirer parti de la souplesse, de la réactivité et de l'efficacité que permettent les solutions Web apparues ces dernières années : Google et son environnement applicatif ont à peine 10 ans, Facebook a fêté hier ses 4 ans, Twitter vient à peine d'arrêter le biberon, Netvibes, Digg, Delicious, Flickr, Youtube, Slideshare, Linkedin, Viadeo... tout cela est récent, très récent. 

Mais l'entreprise, établie depuis plusieurs dizaines d'années, a une inertie qui lui est propre. Le changement d'organisation et de mode de fonctionnement sont des sujets compliqués qui ne peuvent (malheureusement, et peut-être qu'il ne s'agit que d'une phase transitoire) coller à cette réalité externe. 

Les défricheurs de terrain que sont les start-ups proposant des solutions d'Entreprise 2.0 sont donc principalement rentrés dans les structures par les voies détournées : quelques services RH, Marketing, Commercial... qui ont pressenti que ces plates-formes recentralisant les matériels d'échanges et de collaborations permettaient de gagner en souplesse et en réactivité, avec la possibilité de justement pouvoir décentraliser encore plus fortement le temps et l'espace (bon, je vous rassure, je pense que ces pionniers décideurs ne se sont pas autant faits de noeuds au cerveau...).  

Les limites sont atteintes dès lors que le "pilote" commence à déborder de son cadre initial et viennent les grandes questions "inertiques" (amusant qu'inertie soit aussi voisin d'inerte) : gestion des entrées / sorties de l'annuaire, sécurité des accès, garantie de services, redondance des profils, synchronisation avec les outils pré-existants, positionnement par rapport aux solutions du SI existant, double-emploi ? emploi complémentaire ? propriété des données ? ...etc. ? 

En ce sens, les initiatives et annonces récentes que j'ai pu identifiés montrent que l'on devrait rapidement entrer dans une nouvelle phase, plus seulement limitée à du "pilote". 

Il y a bien évidemment l'historique Sharepoint de Microsoft qui, même s'il a du mal à faire évoluer son offre d'une solution de simple partage de documents à du collaboratif et du conversationnel, poursuit sa mutation.  

Lotus connection a été le premier a tirer, et j'avais été très impressionné du saut réalisé à l'occasion du lancement. Lotus propose ainsi une plate-forme très complète comportant toutes les fonctionnalités essentielles d'un réseau collaboratif. Qui dit Lotus, dit IBM dont on connaît le taux de pénétration et d'implantations dans les systèmes d'informations des grandes entreprises. Pris dans le package global d'un budget SI, Lotus Connections, en terme d'investissements, c'est une goutte d'eau... mais quel impact cela va avoir sur les modes de fonctionnements. 


C'est au tour maintenant des acteurs de l'ERP de se positionner et tirer profit des innovations de ces dernières années pour proposer des évolutions de leurs solutions. Et dans ce cadre, pour l'entreprise, il s'agit d'une évolution d'un produit déjà en place, ce qui est plus "simple" à aborder qu'une remise en cause des outils traditionnels. 

C'est donc Sage qui a collaboré avec Netvibes pour proposer une solution de "Tableaux de bords personnalisés" exploitant d'un côté tout le matériel informationnel géré par l'ERP, de l'autre toute l'efficacité et la simplicité de services des widgets de Netvibes. Un tel acteur traditionnel (SAGE) de la tuyauterie fonctionnelle d'une entreprise qui croise ses compétences avec une telle startup, passée maître dans l'art de permettre aux gens de se construire leur portail d'informations et de services individuels, ça mérite qu'on y prête attention. 

C'est encore SAP qui avec 12sprint (beta récente) met les pieds dans le collaboratif avec une approche et un positionnement qui me semble pertinent. SAP structure son offre autour de la notion de "collaborative decision making", ou encore "Discuss Decide Deliver" ce qui permet d'éviter tous les a priori autour des notions de "Social". Cette prise de position s'établit dès la prise en main de la solution puisque l'on commence par créer des activités avant toutes choses. Une fois que l'activité est définie, on peut mettre en place les éléments annexes (tâches, objectifs, supports de références...) et moteurs (les acteurs de l'activité). Les signes qui ne trompent pas : tous les éléments de l'espace collaboratif disposent de leur propre espace associé de discussions et d'échanges, la présence de liens avec un service comme Evernote...etc. 




Fuck the borders !

Je sais que j'ai déjà rencontré le truc auparavant, mais c'est plus fort que moi, à chaque fois que je tombe sur un truc comme ça sur Internet, ça me hérisse le poil ! 

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C'est bien beau de pousser des hauts cris face au comportement de pays comme la Chine, ou d'autres moins imposants en termes d'internautes, mais tout aussi restrictif sur les usages... C'est bien beau de proclamer partout que l'accès à Internet est ce qui permettra le développement de la démocratie. Le souffle de la liberté par les consciences éclairées... 

Si c'est pour dans le même temps nous pondre des législations visant à maintenir des mécaniques obsolètes qui se drapent dans les vertus de la protection de la création, alors qu'il ne s'agit que de tenter de maintenir un statu quo pour préserver les rentes d'intermédiaires inutiles, voire qui commencent à devenir malsains. 

Voilà, c'est mon coup de gueule libertaire du jour. Je ne supporte pas les frontières, je ne supporte pas les barrières (d'ailleurs, je déteste le 110 mètres haies et le jumping équestre)... encore moins quand on érige des obstacles dans des environnements qui ne sont pas faits pour ça. 

 



El Rancho signe l'addition

Je ne sais pas si cela relève de la démarche systématique ou d'une pratique locale à l'établissement, mais l'autre jour en déjeunant dans l'un des restaurants de la chaîne El Rancho, je m'aperçois que l'addition est signée au dos par la serveuse avec un "à bientôt".  

Je vous vois venir, et je vous assure que ce n'est pas ce que vous pensez :
 1/il n'y avait pas le numéro de portable
 2/il n'y avait pas un nom de code de type fbk/comment_je_mappelle
 3/ou encore un @machine... 

Bref, réellement aucun plan incongru. Simplement un petit remerciement écrit et signé à la main. 

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C'est bête, comme tous ces petits gestes qui font que l'on se souvient d'une marque, d'un lieu, d'un événement... A mon avis, ça ne s'apprend pas dans les écoles ou les agences, mais ça vous laisse sur une note légère de contentement qui fait du bien. 

Du coup, sous prétexte d'attirer votre attention sur le fait de toujours penser à ces petits gestes qui font que le client se sent "aux petits soins", et bien je vous parle d'El Rancho de manière positive. 



jeudi 4 février 2010

Madmagz, une nouvelle manière de faire un magazine

Madmagz.com est un service en ligne qui vous permet de créer, gérer, éditer votre magazine en ligne. 

La petite disclosure contextuelle est que je connais Youssef qui a tout conçu et développé depuis plusieurs mois. Je ne sais même plus comment on s'est rencontré. Cela doit être lié aux blogs et autres bêtises de réseaux sociaux... Toujours est-il qu'on a pris un café, qu'on s'est bien entendu, qu'on a depuis gardé contact et que je ne suis pas déçu par le résultat qu'il délivre. 

Il vous suffira de 5 minutes à peine de visionnage de la vidéo de présentation accessible depuis la page d'accueil pour saisir toute la simplicité de gestion de l'outil. 

S'il vous reste un quart d'heure de plus, ouvrez un compte et créez un magazine de 4 pages (juste pour tester quoi). Vous comprendrez encore mieux ! 

Dans sa version gratuite, vous devez "faire avec" les modèles de pages proposés. Mais c'est déjà très bien, et je pense que cela peut permettre à beaucoup soit de s'en servir à titre personnel pour créer son magazine personnel : communion, anniversaire de la grand-mère, barmitzva, soirée, journal de l'année, du trimestre, du voyage...etc., soit éventuellement de pouvoir impulser quelque chose sur le plan professionnel.  

Votre résultat est directement consultable en ligne via un module de Magazine Flash (le grand kiff des éditeurs de catalogue que de pouvoir relayer on-line la version Flash de leur catalogue pour pouvoir le feuilleter en ligne). Si vous souhaitez disposer d'une version papier, il vous suffit de commander un tirage. 

J'en vois certains qui doivent se demander ce qui me prend de faire la promotion d'un outil permettant de créer des catalogues, éditable in fine en format papier qui plus est ! Je pense qu'il n'y a pas assez de choses qui sont faites ou échangées on-line. C'est vrai, et c'est mon combat de tous les jours. On ne digitalise pas assez. Mais cela ne m'empêche pas de considérer qu'il y a des moments où il faut aussi savoir prendre du recul et être capable de délivrer des syntèses, une sorte d'arrêt sur image, la photographie d'une période donnée. Cela ouvre des opportunités... Et en ce sens, je trouve que le format magazine est intéressant car il force à structurer et à organiser en fonction d'un chemin de fer et de maquette de pages qui imposent des zones de textes et des zones visuelles qui sont structurantes (pour l'organisation et la pensée du contenu). 

Ce qui est intéressant dans l'offre de Madmagz, c'est qu'on perçoit immédiatement les gains de productivité que cela peut représenter pour une entreprise (pas d'inquiétudes les agences, vous pourrez toujours intervenir pour conseiller et réaliser les structures de pages, voire produire les contenus...). On perçoit (enfin moi-même personnellement) que la porte devrait s'entrouvrir sous peu pour permettre la rédaction à plusieurs (tiens, du collaboratif). On comprend (enfin, pour ma part) que le format de sortie n'est pas très important. Si pour l'instant on peut avoir du flash en ligne ou du papier, rien n'empêche de pouvoir s'adapter à de nouveaux formats (un genre de truc qui pourrait s'appeler e-book). 

Donc, mon conseil du jour : allez faire un tour (de ma part) sur www.madmagz.com



lundi 1 février 2010

Intershop

Ce qui m'amuse toujours autant dans le Web, c'est que pour parler du même sujet, tu peux allègrement passer de la SSII à l'agence de Pub traditionnelle. Tout le monde fait du Web. Personne ne l'aborde de la même manière, mais au final, tout le monde est obligé à un moment donné de se retrouver. AU bout d'un moment, les SSII sont obligées de parler peinture, tandis que les agences de pub sont obligées de parler technique... au milieu de tout ça, personnellement, je trouve ça amusant.

A l'invitation de la société Viveris, j'ai donc eu l'occasion d'assister à une présentation de la dernière version d'Intershop, solution d'e-commerce.

Je n'avais pas ré-entendu parler d'Intershop depuis (ouh là, ben oui, quand même) les années 2000.

J'ai été agréablement surpris de la manière dont Intershop a réussi à coller aux évolutions et besoins du marché, notamment en intégrant à sa solution un certain nombre de fonctionnalités de merchandising on-line qui rendent la solution intéressante pour nombre de directions e-business, qui peuvent ainsi mettre à disposition de leurs clients internes les moyens de développer leurs activités de manière autonome.

Le site Web est défini comme un "Channel" possédant une vue de son propre catalogue (prix négociés par exemple), de sa propre ergonomie, de ses propres règles de gestion. On peut ainsi définir autant de "channels" que l'on vise de cibles. La gestion des affiliations est également complètement intégrée. Ainsi que les fonctionnalités de tests A/B (fonctionnement particulier sur cible A et sur cible B afin de mesurer avant décision de généralisation)...etc.

A noter que la possibilité de personnaliser une ergonomie, ou des zones du site, en fonction de l'origine du click permet de tracer tout trafic en provenance de sites - comme Facebook ou Twitter (ou autres bien entendu).

Egalement, une fonctionnalité de show room qui me paraît particulièrement intéressante, exploitant nombre de potentiels du Flash et de la Video - pour faire de l'immersion expérientielle comme dirait une agence de Comm...

La présentation était complétée d'un cas client qui m'a rappelé de bons souvenirs, puisque identique à celui d'un concurrent que j'avais accompagné dans son démarrage d'activité on-line. C'était assez amusant de retrouver, par la voix du responsable e-business du projet, les mêmes problématiques de cadrage des besoins, d'identification des solutions, d'interfaçages avec l'existant (SI, ERP...), d'organisations, de réactions culturelles que cela peut provoquer dans des "vieilles maisons" habituées au travail de terrain. Mais après 2 ans de dur labeur, et sans masquer les difficultés qui ont pu exister au cours du projet, il faut croire que la solution permet de répondre à l'ensemble des objectifs assignés initialement.





TEDx Paris, j'y étais... presque.

Je n'ai pas eu la chance d'assister à TEDx Paris. Les obligations familiales du samedi, Madame travaille, Papa garde la progéniture.

Mais j'ai eu la chance d'assister à TEDx Paris. S'il y a un truc qui a quand même vachement bien évolué ces dernières années, c'est bien la retransmission vidéo par Internet. Et autant vous dire que le relais de l'événement via les moyens de France 24, mis en grand écran sur la Mac familial permettait d'y être.

J'ai un peu raté le début parce qu'il y avait 1/2 finale de hand-ball, qui est une autre forme d'énergie positive. J'ai donc commencé à regarder au moment de l'intervention de Guy-Philippe Goldstein (j'avais parlé de son livre Babel Minute Zéro). S'en sont suivis des intervenants qui comme d'habitude dans les conférences TED vous laissent pantois, admiratifs, en proie au doute personnel (de quoi je me plains ? qu'est-ce que j'ai fait jusqu'à présent ?), à l'émotion, puis finalement un sentiment de bien être et la joie d'avoir passé un peu de temps utile.

Nous avons donc eu le droit aux explications sur les trous noirs, à l'imagination de nouveaux concepts d'éducation, au récit d'un héros très discret par sa fille qui a découvert son vrai père sur le tard, à la relativité sur ce qui est légal et ce qui est juste, à une session de beatbox "gospellienne", à la magie des mots qui peuvent soigner, un entrepreneur qui reconnaît lui-même qu'il a eu du bol d'être là au bon moment pour vivre l'adrénaline, une grande dame qui transporte des gènes d'une cellule à l'autre... (bon, j'ai pas tout mis dans l'ordre).

J'attendais la conclusion de l'ami Vinvin avec une pointe d'angoisse, de curiosité, mais somme toute assez confiant que le garçon allait réussir l'exercice. Je pense qu'il a surperformé, intégrant parfaitement à sa préparation tous les éléments notables des présentations des intervenants, il a su avec son humour mi-Decaune, mi-EdouardBaer inscrire tout cela en perspective. Surtout, je pense qu'il a su identifier la clé qui explique que l'on trouve tous ces gens admirables - et quand on a clé, il n'y a plus qu'à ouvrir la porte. Ils se sont concentrés sur une étoile, pas deux, parmi des milliards possibles...

Je vais maintenant aborder ce qui m'a déplu. Grâce à Twitter, je me suis dit que j'allais pouvoir partager les moments marquants, les phrases à retenir ; que l'énergie que l'on sentait au travers de la diffusion Internet allait se propager en tronçons de 140 caractères. Et là, quelle ne fût pas ma surprise de découvrir sous le mot-clé #tedxparis une palanquée de messages tous plus idiots les uns que les autres, critiquant les sujets, les intervenants, les moyens techniques...etc. et patin, et couffin... et la France dans toute sa splendeur qui ne pense qu'à se mettre au balcon pour juger ses prochains (les vieux du Muppets Show quoi !). J'ai trouvé cela profondément navrant, tout en me disant (me réconfortant) que ce n'était sûrement qu'une petit minorité agissante. Si le motto de TED n'était pas que les bonnes idées doivent diffuser, je comprendrais volontiers que même l'accès à la diffusion Internet soit payant ! En général, ça élimine les cons qui ont tendance à prendre pour argent comptant leurs sarcasmes.

Alors, pour finir sur une note positive. Bravo aux organisateurs. Merci pour ces quelques heures d'intelligence (inter ligere, ce qui relie). J'attends avec impatience la prochaine édition. Tout du moins le TEDx Paris Université en octobre prochain, où j'espère avoir l'occasion de créer une passerelle, pourquoi pas, avec l'Observatoire Economique des Banlieues...