vendredi 26 février 2010

Trop de pognon tue la créativité !

Je ne peux pas me faire à cet argument des majors de l'industrie musicale que la diminution de leurs revenus (d'ailleurs, ne s'agit-il pas tout simplement de la diminution de leurs marges qui les inquiètent réellement ?) présente un risque dans leur louable combat pour soutenir la créativité. 

Comment imaginent-elles être aussi indispensables que cela à la Créativité, elles qui n'existent que depuis à peine une centaine d'années ? Comme si avant l'invention du disque ou des maisons d'éditions, aucune créativité n'avait existé ? C'est vraiment nous prendre pour des incultes ayant constamment séché les cours d'histoire, d'histoire littéraire, de poésie, de français, d'arts plastiques, de musique... (oui, je sais, on n'était pas forcément très concentré, mais le peu qu'on ait pu en retenir sert quand même un peu). 

Du reste, il faudrait arrêter de limiter les analyses ou informations qui assimilent l'industrie culturelle à la vente de disques. Le disque est un accident de l'histoire. 

L'organisation de ce secteur, son modèle économique, le système de financement tels qu'ils existent actuellement sont  bien au contraire ce qui tue toute forme d'innovation et de créativité. Il suffit de constater le nombre "d'artistes" qui font une carrière "feu de paille". Non pas qu'ils soient mauvais pour certains, mais qu'ils touchent trop d'argent par rapport à ce qu'ils font. Trop d'argent qu'ils s'empressent de placer, convertir en rentes... pour ensuite mieux prendre leur distance avec le système, tout en militant ardemment à sa survie en l'état. 

Trop de moyens tue la créativité. J'en reste convaincu. Et ce, bien au-delà du secteur de l'industrie musicale. 



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