mercredi 3 mars 2010

Au nom de quoi ?

L'intégrité est une des valeurs les plus respectables, mais les plus difficiles à mon sens... 

Au nom de quoi décide-t-on que cela suffit ? Au nom de quoi décide-t-on que ce qui est légal, ce qui est communément admis devient inadmissible ? Qu'est-ce qui crée cette prise de conscience qui, encore mieux, va se traduire dans un acte dont personne ne se souviendra jamais (Rappelez-vous en février 2007 ce jeune lieutenant américain qui démissionnait - ) ou fera de vous un héros (ce qui est encore une autre histoire...). 


Qu'est-ce qui dans votre interprétation du quotidien vous conduit à dire "stop" ? à refuser un dossier ? à démissionner ? ... ou au contraire... 


On doit tous jouer avec nos compromissions. On doit tous se voiler un peu la face, de temps en temps, ou tout le temps, c'est selon... 


C'est vraiment un sujet délicat que de savoir si l'on est sur la bonne ou la mauvaise voie, du bon ou du mauvais côté... 


L'expérience de Milgram réalisée entre 1960 et 1963 avait déjà produit des résultats impressionnants, même pas 20 ans après la grande catastrophe mondiale. Certains avaient expliqué que les hauts résultats étaient dus au contexte "scientifique" du projet qui aurait permis aux participants de se dédouaner de cette parcelle morale qu'ils auraient dû conserver. 


L'expérience a été reconduite récemment mais cette fois-ci dans un contexte de jeu télé réalité. Que conclure des résultats qui sont encore plus édifiants que dans les année 60 ? A l'époque environ 60% des participants n'avaient pas hésité à aller au bout. Dans cette nouvelle expérience, ce sont 81% des candidats qui n'ont pas hésiter à aller jusqu'au bout, autrement dit "balancer" 460 volts à un candidat qui depuis plusieurs chocs ne répond plus, et cela juste par 5 injonctions verbales de la présentatrice, Tania Young. 


Qu'est-ce qui est en cause ? Est-ce la télé réalité ? Est-ce cette soif de faire partie du grand déballage médiatique de masse, coûte que coûte ? Est-ce l'éducation ? Est-ce inné ? Acquis ? ... ? Toujours est-il que l'on peut vraiment se poser des questions sur cette faiblesse (ce démon) que nous portons vraisemblablement tous en nous, qui est capable de nous faire faire les pires atrocités, sans avoir besoin de trop forcer sur les stimuli. 



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