mardi 30 mars 2010

Réseau Social d'Entreprise, quelles clés d'entrées

Dans la logique de la tarte à la crème de "à quoi ça sert" ou dit de manière plus orientée consulting "c'est quoi le ROI ?", on se demande souvent quelles sont les clés d'entrées permettant d'initier, puis porter un projet de réseau social d'entreprise. 


En fait, pour ma part, j'en identifie quatre : 


- favoriser la culture d'entreprise, 

- favoriser l'innovation, 

- accélérer la réactivité, 

- améliorer l'attractivité.  


Ces clés d'entrées sont autant d'angles d'attaques qui vont permettre de faire évoluer la logique de l'Intranet, de sa version "Top-Down" (la direction parle aux employés) à sa version "bottom-up" (les employés peuvent au moins réagir, si ce n'est prendre la parole), voire "transversale" (les employés s'organisent entre eux). 


Il est bien évident que certaines vont plus parler à une direction de la communication, à une direction des ressources humaines, à une direction produits ou marketing, à une direction commerciale, ou encore à une direction générale. 


Le choix de la clé d'entrée dépend donc de qui (quelle direction ?) dans l'entreprise s'intéresse au sujet et décide d'en être l'initiateur et le moteur. Le choix de la clé d'entrée va également plutôt orienter le choix des premières briques mises en place s'agissant d'une organisation s'appuyant sur une logique de réseau collaboratif. 


Mais au final, avec le déploiement des usages et l'appropriation des fonctionnalités, l'ensemble des leviers qui permettent à l'entreprise de gagner en efficacité se mettront en place. Vous pouvez partir d'une logique de développement de l'innovation et organiser une plate-forme de "crowdsourcing". Petit à petit, plus le nombre d'employés renseignent leur profil de participants, plus ils participent à la production de contenus, à sa qualification, à son enrichissement... plus les sujets d'appartenance à une même culture d'entreprise, de capitalisation des connaissances, de détection des potentiels, d'accélération de l'identification des opportunités et de la réactivité pour les intégrer à l'organisation de l'entreprise... vont s'ajouter aux bénéfices réalisés par le réseau d'entreprise. 


Il n'est donc pas nécessaire de chercher à couvrir l'ensemble des bénéfices dès le départ, ni de s'alarmer car une direction semble ne pas complètement adhérer aux principes. De facto, tout se mettra en place au final. Le seul point de décision (direction générale) est de déterminer quel est le facteur d'accélération qui doit appuyer le développement du réseau d'entreprise. 



2 commentaires:

  1. Bonjour,
    C'est vrai qu'on remarque une très forte appétence de la part des entreprises depuis plusieurs mois pour les réseaux sociaux d'entreprise, sans pour autant qu'elles sachent vraiment la forme que cela prend ou même parfois le but que cela permet d'atteindre.
    Même dans les cas où l'objectif est bien identifié, une autre difficulté apparait, liée à l'adoption effective par les employés...
    Si les cas où les réseaux sociaux d'entreprise ont vraiment apporté quelque chose aux entreprises commencent à se multiplier, la route n'est pas facile!

    RépondreSupprimer
  2. Je vois un autre effet de levier pour les RSE : l'augmentation de la fidélisation client, du pannier moyen et du taux de transformation (SocialCRM). Et contrairement à ce qu'on peut imaginer en première lecture, les réseaux sociaux externes (Facebook, etc...) ne sont pas forcément le meilleur vecteur pour du SocialCRM. Notamment dans le cas B2B, ou un Réseau Social d'Entreprise, privatif est préférable car plus efficace. Plus de qualité que de quantité.

    RépondreSupprimer