mardi 27 avril 2010

Chef, on fait comment pour le budget ?

Si j'étais responsable d'un site e-commerce, j'avoue que les annonces publiées par Facebook et ses nouvelles fonctionnalités de plug-ins m'embêteraient sacrément... 




D'un côté, il me semblerait impératif et urgent de mettre en oeuvre sur le site un certain nombre de ces fonctionnalités. Tout simplement car permettre aux clients de pouvoir facilement déclarer leur intérêt pour un produit en cliquant sur un bouton "J'aime" qui rediffuse immédiatement cette ifnormation auprès du réseau de ce client, permettre à un visiteur de voir que certains de ses "amis" ont déclaré aimé un produit...etc. sont autant de facteurs facilitant la conversion à l'achat ou l'influence et la visibilité de mes produits. 




Oui, mais voilà. D'un autre côté, tout cela n'avait pas été budgeté. Et nous sommes à peine au mois d'avril. On n'avait pas prévu de se lancer à nouveau dans des chantiers techniques. Il va falloir monter un dossier expliquant l'intérêt de ces plugins, dimensionner l'investissement nécessaire, faire établir des recommandations du webdesign des fiches produits, trouver les ressources capables de bien maîtriser ces nouvelles fonctionnalités de langage propre à Facebook (FBML)... Epuisant par avance... sans compter que pendant ce temps, il n'est pas impossible qu'un concurrent plus réactif s'impose par ce biais... 




Je ne crois pas être très loin de la vérité en schématisant cette situation qui risque d'être le lot de nombre de responsables de sites d'e-commerce. Cela pose globalement la question de l'organisation budgétaire des entreprises qui doivent composer avec un paysage Internet qui ne fonctionne vraiment pas en mode annuel. Depuis 2 ans, on est à environ une annonce majeure d'évolutions de services au moins tous les 6 mois, délai qui a tendance à tomber à 4 mois ces derniers temps. Certes, on peut anticiper et prévoir des réserves. Mais les exercices de définition de budget imposent en général de bien préciser ce pour quoi on prévoit de dépenser - pardon d'investir, ce qui relève de plus en plus de l'exercice cartomancien, sans pour autant que l'on dispose justement de toutes les cartes en main. 





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