jeudi 29 juillet 2010

Capital immatériel

On a beau parler de société de l'information, de capital humain, social, voire sociétal des entreprises depuis de nombreuses années, il n'en reste pas moins que la valorisation de cette dimension immatérielle a du mal à trouver sa concrétisation dans les méthodes d'évaluations et de valorisations des entreprises. 



Il faudra un jour que des financiers ou des comptables fassent preuve d'un peu de créativité pour réinventer les règles d'expressions de la valeur d'une entreprise, prise dans sa globalité et pas uniquement sur sa capacité à produire (ou simplement acheter) et vendre. 



Les choses bougent malgré tout et je vous recommande la lecture de cet article sur le site Easybourse qui fait partie d'un dossier assez intéressant sous la houlette de Sciences Po.  



Cartographier le capital immatériel au service de la stratégie. Si les actifs immatériels (marque, capital humain, innovation, réseau) sont reconnus pour la plupart des hôteliers parfois de façon intuitive, ils ne paraissent pas faire l'objet d'une vision d'ensemble ni leur gestion d'une approche organisée et proactive, alors qu'ils sont les leviers essentiels de valeur. Une cartographie dynamique serait un outil utile pour identifier la combinaison, et son évolution, des actifs immatériels à mettre au service de la stratégie. De même, les risques liés à ces actifs immatériels sont encore trop peu reconnus (risque d'image, de réputation, risque de perte d'attractivité ou de fidélisation de la clientèle, risque de fuite des talents). Les intégrer dans la gouvernance du risk management de l'entreprise serait un atout pour piloter la performance.



(...) 



Cette perspective paraît positivement soutenue par la position de la Commission européenne, qui vient de placer la « smart economy » (économie de la connaissance, de l'innovation et de l'immatériel) dans les trois enjeux majeurs pour l'Europe 2020. 



Autre article publié le même jour (comme quoi les grands esprits) qui concerne également une réflexion sur la valorisation des actions développées en direction des medias sociaux. L'article de Mashable est en fait une présentation d'un article de Augy Ray



«cette façon d’appréhender les choses ne consiste pas a chercher un retour sur investissement mais à réduire un retour sur investissement négatif à venir qui n’est pas encore visible». 



C'est cette logique qu'il reste encore à pouvoir formaliser au travers de tableaux financiers, avec le risque toutefois de créer une nouvelle virtualisation de la valeur car contrairement à l'adage qui veut que l'on puisse se contenter de "vivre d'amour et d'eau fraîche", il y a un moment où il faut quand même pouvoir s'acheter des épinards et mettre du beurre dedans. Mais cette réinvention de ce qui fait la valeur d'une entreprise est essentielle pour que ce sujet ne dépende pas simplement du bon vouloir ou du pressenti personnel de décideurs capables de s'engager. 



C'est probablement un des sujets forts des années à venir. Comme cité plus haut, la valorisation de la "smart economy" fait partie des priorités de l'Europe d'ici 2020 et il est à noter que les organismes en charge de la normalisation ne sont pas en reste sur ce sujet du développement durable, de la responsabilité sociale (sociétale) des entreprises avec en particulier une initiative forte à venir d'ici la fin de cette année 2010. 







5 commentaires:

  1. avez vous entendu parler de l'IBET Indice du Bien Etre au Travail? un complément de l'EBIT car si l'EBIT c'est bien , l'IBET c'est mieux
    ou comment mesurer la dégradation de la VA d'une organisation par les coûts cachés du mal être au travail et des écarts d'état d'esprit entre dirigeants et collaborateurs

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  2. c'est sûr il vaut mieux une grosse BET qu'uune petite BIT

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  3. @martial : pfff ! t'est BET...

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  4. Le "capital immatériel" ou "actif immatérial" en l'occurence (le terme est plus juste financièrement ;-) commence à entrer dans les esprits (des financiers notamment). Les évaluations des politiques sociales des entreprises sont désormais intégrées dans les évaluations des entreprises, soumises au vote des actionnaires, etc.
    Le problème avec toi mon cher Jean-Baptiste, c'est que, de ce côté, tu as un temps d'avance sur le monde réel. Tu est trop impatient jeune Padawan mais une nouvelle ère approche.
    L'arrivée du la génération Y sur le marché du travail accélèrera le processus.

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