mercredi 3 novembre 2010

De la francophonie

Il fut une époque, l'apogée se situant fin 18eme / début 19ème, où le Français était la langue qu'il fallait parler pour faire partie de certains cercles. Une des meilleures illustrations en est certainement le Guerre et Paix de Tolstoi où dès qu'il s'agit de sujets sérieux - entendez par là tout ce qui relève de l'âme et de la raison, toute la haute société russe s'exprime ainsi en Français. Et ce même lorsque la situation avec Napoleon est quelque peu tendu.


Il n'y a plus de haute société. Nous avons une jet-set. Il n'y a plus, ou très peu, de cercles se posant la question du sens général, du bien commun, des valeurs. Nous avons des trendsetters qui utilisent un sabir anglophone dont le mérite est d'être pratique a défaut de pouvoir développer des réflexions poussées et permettant de jouer sur les nuances.


C'est comme ça. On y peut rien. Bien sûr, on peut toujours se dire que la francophonie pourrait être une valeur importante à défendre, mais il semble que les lycées français qui ont formé tant de francophiles de par le monde disparaissent et que cette francophonie n'est finalement qu'un ersatz de la "Françafrique" (au fait, c'est toujours Toubon qui est le grand défenseur ?). 


Quand on parle de Social Media, de capital humain qu'il faut valoriser (sera-ce vraiment un jour un réel élément de valorisation d'une entreprise ?)... je doute qu'on arrive à quoi que ce soit avec la prédominance d'une langue dont la seule qualité est de permettre de rédiger des process sans âme. 


 



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