mercredi 29 décembre 2010

Solutions de gestion de projets


Je sais pas pourquoi, j'ai l'impression que les solutions de gestion de projets correspondent plus à ce qui pourrait permettre d'accompagner une évolution de l'organisation des entreprises dans un sens "2.0" que la plupart des solutions qui cherchent à vendre du réseau ou du social.


Avec la gestion de projets, on est dans la réalité de l'entreprise, dans ce qui fait son existence par rapport à ses clients, à ses produits, à son organisation. 


Le paysage a pas mal évolué de ce côté-là avec des solutions en mode SAAS et des offres tarifaires (toujours un peu de mal avec le concept de per user/per...) qui sont plutôt à la portée de n'importe quelle structure. 


Voici quelques solutions identifiées qui pourraient vous servir. 


http://www.projectpier.org/ : c'est pas le mieux à mon avis, mais c'est une des seules offres Open Source à installer chez soi pour les incorrigibles du "si c'est pas chez moi, j'me sens pas bien..." 


http://www.clarizen.com/ : plutôt sur un mode solution ancienne qui a su bien évolué mais qui traîne encore son histoire... donc, les fonctions liées à la gestion de projets sont très décomposées, comme un rappel des modules d'antan 


http://www.viewpath.com : dans la même veine que le précédent... en moins cher 


http://projectbubble.com/ : on commence à être dans une solution qui rappelle les sites actuels ; simple, fluide, agréable... ça commence presque à donner envie de remplir une feuille de temps. Le bémol est que c'est assez orienté pour produire de la facture, donc peut-être plus adapté à des petites structures. 


http://www.projecturf.com/ : mon préféré sans conteste. Je vous laisse découvrir l'ensemble des fonctionnalités disponibles. C'est vraiment ce qui me rappelle le plus ce que l'on peut découvrir sur la plupart des plates-formes de RSE, la gestion de la productivité en plus ;-) Côté prix, on est sur un mode d'abonnement au nombre de projets, avec un palier haut qui se monte à 200 US$/mois pour un nombre de projets illimités. 


Moi qui commençait depuis quelques semaine à cogiter la création d'un service de ce type... les neurones m'en retombent des bras, tiens. 


Liste non exhaustive et que vous pouvez compléter... 




lundi 13 décembre 2010

Wikileaks, j'y arrive pas...

 


Je n'arrive pas à compatir et à supporter Wikileaks. Ce principe de Newsroom alimentée par des corbeaux qui peuvent impliquer des tierces personnes (même si Wikileaks nous assure faire tout ce qu'il faut pour protéger et les sources, et les dommages collatéraux), qui concerne de la matière plus que récente, brute, sans aucun contexte ; tout cela au nom d'une hyper-transparence qui serait le gage d'une progression du sens de l'humanité.

Pour ce qui concerne l'affaire des câbles diplomatiques, finalement, ceux-ci n'apprennent pas grand-chose que tout le monde sache dans les grandes lignes. Vouloir rendre tout transparent ne va finir que par rendre tout insipide. Les organisations concernées vont renforcer et trouver d'autres moyens d'échanges qui vont encore plus créer un  fossé entre les uns et les autres. 

Les réactions contre ses solutions d'hébergements, de banques, de communications... m'agacent car je ne supporte pas toutes formes de contrôles coercitifs. Encore dois-je admettre que cela ne peut fonctionner qu'entre gens responsables et raisonnables. Du coup, les mesures actuelles m'apparaissent plutôt légitimes du point de vue de ceux qui les commettent. Le dommage collatéral est en revanche pour la liberté d'expressions qui risque de se prendre un tour de vis. Et là, le débat dérape encore plus dans un mode manichéen où si l'on ne défend pas Wikileaks, on est contre la liberté. 

L'idée d'Assange est idiote. Ce mec est idiot et dangereux. Assange nous entraîne malgré nous dans une logique où nous devons malgré tout le défendre quelque peu, ne serait-ce que pour conserver un certain nombre de droits qui ne vont pas tarder à disparaître par sa bêtise. 

La démarche de Wikileaks relève d'un totalitarisme de la transparence qui ne peut que créer des tensions, des incompréhensions, des crispations... toutes choses caractéristiques d'une défiance générale et d'une suspicion de l'Autre. 

Il ne fait pas bon tout dire à tout le monde. Cette pseudo logique de la dénonciation d'un grand complot mondial où tout le monde ment à tout le monde peut se parer des vertus du chevalier blanc quand elle s'attaque à des organisations d'Etat (et encore). Elle ouvre cependant la boîte de Pandore et l'on imagine facilement les dégâts que cela va occasionner lorsque ce fascisme (pour le coup l'origine du mot - faisceaux, prend tout son sens) s'appliquera à toutes les strates de la société : civile, sociale, professionnelle et enfin familiale. 

Les internautes qui rêvent d'un monde plus fluide devraient comprendre que le vrai combat est dans la nécessité de dénoncer le concept Wikileaks qui est à l'information ce qu'est la presse People à la culture. 


Complément du 14.12.2010 : par opposition à ce que j'ai écrit et pour disposer d'une vision "positiviste" du concept Wikileaks, je vous conseille la lecture de cet article de Read Write Web "Et si Wikileaks était une chance ?" Le titre ne reflète pas l'intérêt de l'article qui a le mérite d'expliquer ce nouveau paradigme du "virus de la fuite".