mercredi 9 février 2011

Mille excuses

Mille excuses à ceux qui passaient (ou qui passent encore) de temps en temps... Mille excuses à moi-même de ne plus formaliser toutes les réflexions qui peuvent me traverser l'esprit depuis quelques temps. Un défaut d'organisation rythmique s'est immiscé dans mon agenda et j'ai perdu le rythme de consacrer quelques minutes à contribuer à la grande masse d'informations qui alimentent la bête Internet. 


Ce n'est pas faute d'avoir pleins de sujets de réflexions, mais c'est vrai que ces sujets sont un peu moins sexy et supporteraient difficilement l'écriture à chaud, ce qui n'a pourtant aucun rapport avec la période hivernale fort rigoureuse que nous avons pu connaître. Et puis (symptome de l'époque actuelle), sincèrement, j'ai plus trop envie de partager... sentiment de donner en pâture... quand ce n'est pas de pisser dans un violon. 


Les réflexions actuelles sont plus orientées vers l'organisation et la gestion de projets pure et dure. Peut-on éviter le coup de bourre ? Comment faire en sorte que des spécifications soient lues et comprises des clients de sorte à éviter les essais / erreurs lorsqu'on atteint les phases de "delivery" ? Comment inscrire la gestion des évolutions dans un cadre de pression opérationnelle ? Comment s'organiser pour s'assurer qu'une correction ou une évolution ne va pas produire des effets de bords ou secondaires qui créeront plus de problèmes in fine ? Comment assurer un lien de compréhension claire entre les univers des fonctionnels et les univers des techniques ? ...etc. ...etc.


Tout cela avec bien entendu les questions qui m'interpellent lorsque je constate les difficultés que l'on a à faire travailler ensemble plus de 2 personnes sur des versions de documents, que la messagerie ressemble à Twitter... et qu'il y aurait des interêts concrets à mettre en place des outils collaboratifs, mais dont on se rend compte finalement qu'il y a toujours un décalage entre ces outils (un peut trop orienté "parlotte, on est tous potes") et les besoins opérationnels de conduites de projets. On serait bien tenter de temps en temps de proposer ne serait-ce que du Google Docs mais qu'on pressent que cela provoquerait une incompréhension certaine.


Bref, au-delà des cercles du Marketing/Comm et des RH, il y a encore beaucoup de choses qui sont amenées à évoluer, mais les passerelles manquent.


Bon, promis, j'essaie tout de même de me re-discipliner pour alimenter la machine.  



5 commentaires:

  1. On attend une réaction à l'annonce de T. Breton chez Atos...

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  2. @Guam : t'explique là ? J'ai pas suivi...

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  3. Ah ouais, bien ! Merci pour le lien.

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  4. Au delà de la question sur la gestion et du débat que susciterait la prise de position de Breton chez Atos, le problème sous-tendu dans tes propos, JB, relève également d'une sorte de déception au regard du grand projet collaboratif et gratuit d'échange de contenus intellectuels que représente (représentait du coup?)l'émergence du web2 et de la blogosphère....Est ce un sentiment d'amertume (je donne sans recevoir), une remise en cause pensée du concept "pour recevoir il faut donner" et comme le pensait Cavazza, " je file des infos, certes, mais je garde le lead car du coup je suis le plus légitime" ?
    Est ce le sentiment de tourner en rond ?
    Mon élément de réponse à moi, c'est que le sujet internet est déjà dépassé. Web 2, site dynamique, e-commerce, la nouveauté de tout cela est digérée et le savoir faire est banalisé (avec pour conséquence une impossibilité aux agences web de se différencier).
    Le concept de blogosphère ça marche quand c'est up to date, quand ça traite des sujets nouveaux, quand ça véhicule du scoop.
    Or, internet dans son cycle de vie est déjà dans sa phase maturité.... Donc il faut chercher autre chose...
    Et finalement, la vrai nouveautée ne se situe t- elle pas sur les nouveaux applicatifs du web. Sur ce qui fait que grâce au web, notre vie va fondamentalement se trouver transformée.
    La vraie révolution ne se situe t elle pas dans cette vision plus holistique consistant à poser le réengineering de l'ensemble de nos relations et pas seulement d'un point de vue collaboratif mais aussi industriel. Il est plus que temps que le monde réinvestisse dans son industrie (et son agriculture) et leur fasse bénéficier de l'avancée incroyable des technologies que le secteur tertiaire à su créer et qu'il garde pour l'instant jalousement pour lui même. Et c'est en cela qu'il se sclérose. Hiéliocentré et sans avenir.
    Il faut chercher la sortie dans un autre modèle.

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