mardi 31 mai 2011

Bitcoin, monnaie P2P

J'ai un problème avec tout système financier. Je suis complètement hermétique. J'y comprends rien. ça ne m'en remue aucune et ne me fait rien titiller sur le plan du cerveau... Je pense même être capable de comprendre que 2+2=5 ou 3 (d'ailleurs, c'ets plus souvent 3) quand il s'agit d'argent. Alors que si on me parle de patates, je comprends bien qu'il y a un problème. Va comprendre... 


Pourtant, je pense qu'il faut suivre ce projet Bitcoin.org pour la simple raison qu'on est sur un principe de Peer to Peer et que les précédents (musiques, films...Etc.) ont fortement rebattu les cartes du secteur lorsque ce genre de mécaniques à commencer à s'introduire dans un secteur. 


Donc, je vous laisse prendre connaissance comme des grands des explications et présentations sur le site Bitcoin.org.


Je ne sais si cela aura le même impact que pour les autres sujets qui se sont confrontés à ces logiques point à point, mais il est vrai que le secteur bancaire et financier n'a pour l'instant pas été remis en cause ou bousculé. Si les banques ont quasiment toutes leurs sites Web, permettant de s'affranchir du conseiller qui ne sait que vous conseiller ce pourquoi il est commissionné, les logiques restent les mêmes. Quand bien même elles sont assez bien abouties dans le cas de sites comme Boursorama ou ING Direct, dont on sent que les équipes fondatrices ont baigné dans le Web au départ, on est dans les mêmes logiques. 


 



lundi 30 mai 2011

Informatisation, Webisation, c'est quoi la différence ?

L'informatique a fait son entrée depuis de nombreuses décennies dans les entreprises. En particulier, pour faciliter la réalisation de process qui impliquaient au préalable beaucoup d'opérations manuelles sujettes à nombre d'erreurs. 


L'informatique, dans le cadre de l'entreprise, s'est déployée selon un mode d'organisation industrielle classique. On y définissait des enchaînements de traitements, des organisations, des process, des procédures qui permettaient de séquencer les actions, tantôt faites par la machine, tantôt faites par l'homme. La mise en oeuvre de ces nouvelles applications impliquaient la gestion d'une conduite du changement, étayée par des modules de formations "on va regarder les écrans un par un et vous expliquer où cliquer et quand...."). 


La "webisation", c'est quoi ? Simplement l'informatique qui se traite au travers de l'infrastructure Internet. Et cela change malgré tout pas mal la donne. Dans un premier temps, je dirais 1995-2000, l'impact n'a pas été trop fort étant donné que ce qui était développé sur le Web en matière applicative respectait les standards d'un programme ou projet informatique. Du client / serveur un peu évolué pusique passant par une interface Web - permettant aux informaticiens de l'époque de pouvoir mettre plein de ".gif" animés un peu partout pour faire sympa. C'est dans un deuxième temps que cela se complique avec la logique permettant aux utilisateurs de maîtriser tout ou partie de la production de contenus. Les fameux CMS (Content Management Systems), ou plus prosaïquement le formulaire va permettre de laisser entrer dans le jeu des process qui vont être de plus en plus destructurés. Il existe bien toujours quelques vélléités de mettre en oeuvre des process de workflow pour intégrer des chaînes de validations permettant aux structures hiérarchiques de se rassurer sur leur utilité, mais globalement, la tendance de fond est à la responsabilité individuelle directe. 


Il convient d'ajouter deux autres sujets parallèles pour comprendre que l'on n'est plus simplement dans le cadre d'une conduite du changement, mais bel et bien dans une rupture. 


Tout d'abord, la difficulté (voire l'incapacité) pour les DSI et les strcutures décisionnelles des entreprises de pouvoir développer des applications Web simplement. J'entends par là, de ne pas aborder le développement d'un site ou service Internet autrement que selon les méthodes classiques du projet informatique. Cela a conduit au développement d'une offre extérieure à l'entreprise qui s'est formalisée au travers de la notion de Partenariats. En gros, l'entreprise se branche sur un service externe afin de pouvoir profiter immédiatement du service, sans en avoir à supporter les contraintes d'administration. Le point dur dans cette logique est la gestion des accès, la fameuse problématique de l'annuaire d'entreprise et le SSO (Single Sign On) où comment accéder à l'ensemble de ses services sans avoir à gérer une identification (login / mot de passe) par service. 


Ensuite, le web développe une logique de flux et non d'état. Autrement dit, c'est une logique de communication et non de rapport. Avec la particularité que tout objet connecté au Web peut désormais produire de l'information et réagir. Il ne s'agit pas seulement ici de personnes, mais également d'applications type ERP qui produisent désormais leurs propres éco-systèmes d'informations avec alertes, abonnés, flux RSS... 


La rupture en vigueur, partie intégrante de cette dénomination d'Entreprise 2.0, concerne ainsi l'ensemble des organisations de l'entreprise et de ses composantes (humaines et matérielles) avec ses laissés pour compte si l'information (la formation) ne permet pas aux émetteurs potentiels d'informations d'être autonomes, de comprender donc de maîtriser leur environnement qui consiste de moins en moins à suivre à la lettre une séquence d'actions prédéfinies. 

 



I ♥ NY

P1080734Marque, Slogan, symbole,... bien connu célébrant la ville de New-York, ce motto fût en fait créé en 1976 à l'occasion d'une campagne de communication organisée par la Mairie de New-York, pour une durée de... 3 mois. En fin de compte, ce fameux "I  ♥ NY" est toujours en usage. 


Exposé au MOMA. J'aime bien le jet au crayon (premier cadre en haut) sur ce qui pourrait presque ressembler à un bout de nappe de restaurant. 


Il est à noter également qu'initialement, cette marque a été disponible en usage libre de droits pendant 10 ans, avant d'être déposée et donc soumise à des droits d'utilisation. 1985 ? Reagan non ? 



mercredi 18 mai 2011

Digitalization des entreprises, on y vient

Je rebondis sur deux notes récentes intéressantes et que je vous conseille de lire : 


- Pourquoi les marques ont raison de ne pas faire confiance aux professionnels du Social Media 


Mutation des entreprises media socialisées : les modèles de réussite


J'ai toujours pensé que le Web irriguerait les organisations et que tous les process sont "digitalisables". Ca procède d'une amélioration de la performance, le digital dérivant la fonction v=d/t permettant ainsi de produire plus vite. Avec un bémol toutefois, c'est que sans remise en cause des process et habitudes, si on informatise un process de merde (pour le dire trivialement), on ne fera que produire la même chose, plus vite... Cela procède également d'une capitalisation de l'immatériel en numérisant l'ensemble (ou au moins le maximum) des échanges et flux produits au sein d'une organisation. On est ici dans le Knowledge Management et sa problématique de permettre ensuite de pouvoir exploiter ce capital informationnel qui s'accumule au fil du temps. 


On serait dans un système parfait (utopique), on aurait une vraie continuité entre Intranet, Extranet, Internet. 


On constate que les entreprises qui se sont très tôt lancées dans la bataille de la digitalization sont souvent celles qui ont pris de l'avance, et mieux encaissé les évolutions récentes qui ne sont pas que technologiques, mais surtout sociologiques. Elles bénéficient de la culture de l'expérience qui est nécessaire, voire obligatoire, pour en exploiter le potentiel.


Les entreprises ont abordé les bienfaits de l'informatisation et un peu du Web uniquement sous l'angle d'accélérateur ou d'automatisation des process existants. Ce sont les premiers Intranet organisés à l'image de l'entreprise. Chacun a son site, avec son propre webmaster, voire équipe informatique.


Je raccourcis... avec la possibilité offerte à tout un chacun de pouvoir être acteur ou producteur de contenu sans avoir à disposer de connaissances techniques, le Web public a laissé sur place ce Web e-business des entreprises. Il est clair que les directions confrontées au public, sans disposer de réflexes acquis, ont vite été débordées, perdues. Alors, effectivement, n'importe quel manipulateur de boutons peut tou d'un coup expliquer aux entreprises que pour exister il suffit de cliquer... Sauf que rares sont ceux qui expliquent cela en ayant au préalable travaillé dans des organisations complexes, lourdes, nombreuses, organisées, qualitatisées, isoïfiées... avec toute les logiques d'inerties, de politiques, de rapports humains, de baronnies, de hiérarchies à respecter, ou tout du moins à connaitre, avant de pouvoir faire (un peu) bouger les choses. 


2011 me semble toutefois marquée du sceau d'une évolution sensible des mentalités dans les entreprises pour numériser tout ce qui peut l'être. Et pas seulement la partie visible de l'iceberg. Comme le dit Eric, on est dans la phase de mutation. Les sujets de fond sont nombreux : flux entrants (courriers, bons de commandes, bons d'achats, CVs, catalogues de prix...) ou sortants (bons de livraisons, factures, contrats...), sans parler des flux internes. 


Le flux s'impose(ra) à l'état.


Le sujet est encore balbutiant. Il n'est qu'à voir le mode de fonctionnement encore classique d'échanges de documents (j'ai même eu le droit récemment à une fiche de relecture consistant à me livrer un document rassemblant les modifications souhaitées sur un document d'origine - alors que le suivi de modifications est une fonction qui existe depuis la préhistoire de Word), de mails surabondants (parfois limités au seul titre), de serveurs partagés qui permettent de stocker et non de partager, de procédures manuelles, de plannings faits sous Excel quand ce n'est pas Powerpoint...Etc. Mais - je suis optimiste, on est sur la bonne voie. 


 



dimanche 15 mai 2011

Le Barlotti, honteux. Et cas d'école

Le Barlotti, établissement situé place du marché Saint Honoré à Paris, appartient au groupe Georges V


Nous avons eu le désagrément, avec quelques amis, mercredi soir dernier de subir ce qui est caractéristique de nos problèmes de sociétés, de l'inculture française en matière de service client, de la démonstration d'un non management des équipes. 


Si nous avions connu Internet, en faisant une simple recherche, nous aurions pu prendre connaissance de cet avis déposé sur un forum "Le Barlotti, une honte".  Encore que par rapport à cet avis, nous n'avons même pas eu le temps de rester diner (et fort heureusement probablement). 


Les faits. Comme cela peut ariver certains soirs de la semaine, nous avons décidé de nous retrouver quelques uns après la journée de travail pour boire un pot et éventuellement diner ensemble. Nous nous sommes installés en terrasse, au Barlotti. La première tournée en appelant une autre, le serveur nous a toutefois signifié que nous pouvions reprendre un verre mais quue nous ne disposions que d'un quart d'heure, étant donné qu'à partir de 20 heures, les tables ne servent pas à consommer mais à diner. Soit ! Nous lui avons toutefois précisé que l'un de nous avait une réservation pour deux personnes pour la suite. 


En nous apportant la deuxième tournée, le serveur s'empresse donc de nous apporter l'addition et d'encaisser. Vif, rapide, pressant. Nous lui faisons remarquer que c'est désagréable de se sentir pressé de la sorte. "C'est comme ça". Pas de sourire. Pas de forme modulant le fond. Bien évidemment, le ton commence à monter car c'est très surprenant de voir un serveur vouloir s'imposer de la sorte comme un patron ne le ferait sûrement pas. Bien entendu, le serveur, probablement (ou volontairement) stressé se trompe dans le montant à débiter qui est alors multiplié par 100. La direction intervient pour corriger l'erreur, sans excuse notable. Quelques minutes plus tard, nous prenons finalement la décision de rester diner pour quelques uns. Celui qui avait réservé pour deux personnes demande donc à ce que sa réservation évolue pour une table de quatre personnes. Bien entendu Monsieur. Comme nous allons diner, nous décidons de prendre une dernière tournée. Normal, avant d'aller diner. La commande est prise et 20 minutes plus tard, malgré des relances auprès de différents serveurs ("c'est en cours, ça va arriver"), nous commençons à comprendre que nous ne serons pas servis. Le premier serveur passe bien évidemment à ce moment-là. Il nous explique avoir pris la décision de ne pas nous servir. Il semble donc que le mot soit bien passé. Bel exemple de solidarité pour l'équipe de serveurs dont pas un ne rattrape donc le niveau.


Un peu surpris, nous expliquons à ce jeune serveur que ce n'est pas une méthode, qu'il devrait changer de métier. Pour sa part, ce dernier maintient ses positions avec toute la finesse et les limites de champ lexical (le champ lexical, c'est le nombre de mots utilisés pour s'exprimer, estimé dans le cas d'espèce qui nous intéresse à probablement 50...). La direction intervient, écarte le serveur, qui revient à la charge car il sait s'exprimer. La direction ne s'excuse pas. Elle justifie. Bel exemple de solidarité d'une équipe de bras cassés, qui reste soudée dans l'erreur. Finalement, nous irons diner ailleurs, et sans aucun regrets. Etant donné le niveau de l'équipe en place au Barlotti (Marché Saint Honoré, Paris), on aurait pu s'attendre à ce que nos assiettes ne contiennent pas uniquement de l'alimentaire. 


Je ne dis pas que tous les clients sont faciles. En l'occurence, nous n'avons certes pas fait beaucoup d'efforts pour tenir compte de la limite de 20 heures pour dégager afin de permettre à l'établissement de rentabiliser ses places de ce qui relève plus du driving qu'autre chose. Ceci étant, nous comptions rester diner. Et hormis, les échanges avec le serveur ou sa direction, nous n'avons pas été le genre de groupe à perturber les autres clients.


- Ce jeune est une victime. Nous lui avons mal parlé, selon ses codes. Que nous sommes idiots parfois d'utiliser des mots possédant plus de trois syllabes... C'est une victime dont nous avons bien senti qu'il était toutefois suffisamment fort en gueule, qu'il menait sa barque avec succès (à moins que ce ne soit contraintes) pour entraîner le reste de l'équipe dans sa débilité. 


- Le client n'existe pas. C'est un ratio de taux de remplissage qui permet de renseigner la colonne "nombre de couverts". Surtout dans ces lieux parisiens où le traffic est suffisamment important pour pallier les déficiences de services. 


-  La direction (management) n'est absoument pas à la hauteur. Dans le cas présent, le serveur aurait dû être écarté définitivement de la zone et nous aurions dû être écartés progressivement, avec les excuses qui conviennent, tout en faisant en sorte de nous faire comprendre qu'il était préférable que nous en restions là de notre relation. Nous aurions compris. Chacun gardait sa dignité. L'erreur de débit du serveur, sa manière de parler, son attitude de petit coq ont été considérés. Il ne comprendra donc jamais la dimension de son erreur. Il n'apprendra pas. Il n'évoluera pas. Rassuré selon ses codes sociétaux, il pourra toujours se rassurer en se disant qu'il est respecté (oui, je souris...). 


Bref, je ne saurai dire si c'est un problème lié à l'organisation et au mode de fonctionnement du groupe George V, si c'est un problème lié au concept Barlotti, si c'est un problème purement local concernant uniquement le Barlotti de la place Saint Honoré. Toujours est-il que je vous déconseille, sauf à des fins d'analyses sociétéales, ethnologiques ou managériales, de vouloir aller vous détendre en fin de journée au Barlotti de la place du marché Saint Honoré, Paris


 



mardi 10 mai 2011

Mediterranée des Etats, mediterranée des peuples par Jacques Huntzinger

Pour une fois, pas de management, de web (encore que...), de technologie... Juste quelques notes prises à l'occasion de la conférence du lundi organisée par l'IHEDN avec Jacques Huntzinger qui est intervenu sur le thème Mediterranée des Etats, Mediterranée des peuples. Pour ceux qui souhaiteraient approfondir le sujet, vous pouvez lire "Il était une fois la Méditerranée". 


Comme je le disais, ce ne sont que des prises de notes, donc forcément, le style littéraire en prend un coup. A la relecture, il m'est apparu que l'élément important ( c'est du reste, ce qui m'avait le plus étonné sur le moment) était la pratique de la non violence dont on se rend compte qu'elle échoue en Lybie, tandis qu'elle serait en train d'offrir de nouvelles perspectives et moyens de (non)actions aux Palestiniens, non sans inquiéter quelques services d'Israël qui anticipe déjà quelques difficultés à gérer un engagement pacifique... Nous verrons bien. La préparation a été longue et remonte à 10/15 ans pour les aspects sociétaux les plus lourds (démographie, éducation...) et à 4/5 ans pour les aspects plus pratiques, faciilités en cela par Internet. A ce sujet, les services occidentaux ont reconnu récemment ne pas avoir vu venir le coup, ce qui paraît toujours aussi incroyable quand on commence à comprendre que les activistes ont développé leurs échanges au travers d'Internet. Confirmation que les services étatiques ont décidément loupé ce sujet (peut-être concentrés qu'ils étaient dans la lutte contre le téléchargement...). 


Bon, je vous laisse prendre connaissance des points évoqués ce soir. 


 


Révolution arabe : révolte des peuples contre leurs Etats


Le périmètre de l’exposé s’est limité, volontairement, à la dimension sociologique.


1/ Méditerranée des Etats


La méditerranée des Etats apparaît au 20ème siècle et succède à la Méditerranée des Empires.  Certains Etats sont anciens (Egypte, Maroc), d’autres sont neufs, voire créés de toutes pièces : Jordanie, Lybie...


Les Etats se construisent sur un nationalisme, autant des dirigeants que des peuples, en osmose.  L’Etat est par nature despotique, qui finira par étouffer les peuples. Il se produit une véritable cassure entre la conception de l’Etat sur les rives Nord (droit et libertés des peuples) et Sud (despotisme).


A la fin du 20ème siècle, le discours dominant accorde une spécificité au monde arabo-musulman vis à vis de la démocratie. « Dawla » : dynastie, généalogie… du Prince. Cette notion du Sud s’oppose à celle du Nord où le Prince exerce le Pouvoir, mais n’est pas le Pouvoir.


Le ntaionalisme autoritaire emprunte :


-       A la constitution sunnite qu’il laïcise ;  


-       Aux institutions modernes européennes, mais en apparence uniquement pour les  structures ;


-       A la conception marxiste-léniniste du pouvoir : parti unique, populisme, contrôle des medias.  


Le débat sur l’esprit démocratique a toutefois existé, même si ces moments libéraux ont échoué.  La Démocratie est toujours présentée et perçue comme une intrusion étrangère.


Dans les années 1950/ 1960, il n’y a pas d’offre, pas de demande démocratique. Le marxisme léninisme européen « fait fureur », qui va être à la source (Parti Etat) du socialisme arabe.


Dans les années 1970, se développe une nouvelle légitimation du despotisme :


Instrumentalisation du religieux par le politique ;


rejet de la démocratisation, dangereuse pour la stabilité ;


le risque islamiste fragilise la démocratie.


La pratique du pouvoir s’organise sous la forme de l’Assabia, soit l’exercice du pouvoir par un groupe qui opère une prédation de l’Etat, accapare le partage des richesses publiques. L’Etat moderne est une Assabia qui a réussi.


Les appareils de sécurité se distinguent des armées dont les dirigeants se méfient. Le système est perfectionné, voire sophistiqué.


2/ Méditerranée des Peuples


Nous assistons actuellement, peut-être, à une révolution politique… 


La « Délégitimation » des régimes est le premier et principal acquis du « printemps arabe ». On ne reviendra pas aux formes précédentes de régime.


La modernisation sociale des peuples est le catalyseur oublié des analyses. Aucun analyste n’a pris en compte l’évolution des sociétés.  Les sociétés arabes ont démarré leur modernisation il y a 20 ans, tandis que les Etats sont restés sur le même mode. C’est cette distorsion, à son paroxysme, qui est devenue intolérable (Tocqueville).


 


L’Etat despotique des Etats de la méditerranée présentaient 3 formes différentes de légitimité :


Restitution de la dignité (Nasser en Egypte) ;


Référence historico-religieuse (Roi Maroc) ;


Rétribution par la rente (monarchie pétrolière)


 


La nouvelle forme de légitimité demandée par la Société repose sur l’universalité, et s’appuie sur :  


De nouveaux processus, nouveaux acteurs sociaux



  • révolution démographique

  • révolution technologique (cela fait au moins 5 ans que les différents meneurs échangent et ont préparé le mode opératoire des événements du printemps, grâce aux blogs, aux réseaux sociaux...) 

  • révolution générationnelle : mondialisée, laicisée…etc.


L’échec de l’islamisme radical



  • absence de revendications religieuses dans les révoltes

  • évolution politique des mouvements islamistes

  • les débats internes (participer ou pas)


L’explosion du contrat social



  • L’ancien contrat proposait le pouvoir au despote contre le pain au peuple

  • L’augmentation des prix, la répartition de plus en plus inégale, le clanisme… ont créé un décalage, et finalement une rupture.  


 


3 révolutions sont acquises :


- délégitimation des pouvoirs établis


- mouvements lacicisés et mondialisés


- non violence (un des facteurs les plus importants) 


 


Pour conclure, les transitions possibles :


- Tunisie : seule situation où délégitimiation et révolte aboutissent sur une révolution constitutionnelle (élection assemblée constituante), politique (disparition de l’ancien parti, parité homme / femme…Etc.), et sociale (force du débat).


- Egypte : le fait marquant est l’alliance entre le mouvement du 06 avril et l’Armée. Mais l’Egypte est directement passée aux élections législatives et présidentielles. Situation à analyser en septembre.


- Maroc : ce pays présente un processus contradictoire qui réaffirme une létimitié historique (réaffirmation de la monarchie) tout en introduisant une nouvelle légitimité populaire (introduction du référendum)  


- Syrie, Lybie, Algérie (pays qui a le plus de révolte depuis 15 ans, mais traumatisme de guerre civile)


- Complexité sociale et politique



  • Dualité Anciens (clans) / Modernes (mondialisé)

  • Evolution de l’islamisme politique

  • Rôle des armées

  • Quel modèle ? Certains avancent le modèle Turc, mais il n’est pas certain que ce soit le modèle qui se dégagera  


- Economie


- Géostratégie (Barhein, Syrie)


 


 



vendredi 6 mai 2011

Demandez à vos amis.

Capture d’écran 2011-05-05 à 22.35.41 Annoncée depuis quelques semaines, la fonctionnalité "sondage" est désormais disponible sur Facebook. 


Désormais, au niveau de votre zone "Publier" en haut des pages, vous avez un nouveau topic intitulé "Question". De manière assez simple, vous pouvez désormais poser votre question et proposer des options de réponses. Vous disposez également d'une option pour permettre à votre réseau de contact de pouvoir proposer d'autres options de réponses, ou non. 


Capture d’écran 2011-05-05 à 22.40.37


Attendez-vous donc à être de plus en plus sollicité pour prendre position et vous engager par un acte militant hautement stratégique. Votre Mur ne va pas tarder à se couvrir de sondages... 


Blague à part, c'est malgré tout une fonctionnalité intéressante pour les administrateurs de Pages qui peuvent par ce moyen développer une interaction avec leurs "fans". 


 


 



dimanche 1 mai 2011

To play with...

Je découvre cette présentation de ce qui peut nous attendre en matière d'interactivité avec les nouveaux supports de publications. C'est très impressionnant... et dans le même temps, je ne peux m'empêcher d'être frappé par cette expression qui accompagne régulièrement les descriptions de ces nouvelles fonctionnalités : "with clever, swipeable video and graphics and some very cool data visualizations to play with." 


Ainsi donc, après que la culture soit devenue industrie (industrie culturelle, entertainment...), on assiste à une lente évolution de l'éducatif, de l'informationnel au ludique. Nos cerveaux s'orientent vers une gestion d'impressions généralisées, stimulées par ces multitudes de flux et d'animations avec lesquelles nous allons pouvoir nous amuser, jouer, passer du temps. J'ai un peu peur qu'on y perde le fond de l'affaire, mais après tout c'est peut-être l'évolution normale... 


Ceci étant, le travail de ce développeur reste impressionnant et à suivre.