jeudi 23 juin 2011

Buzz, viral marketing : calcul du point d'emballement

La viralité d'un événement sur Internet part toujours d'un message transmis à quelques contacts (via email, twitter, facebook...). Ces premiers récepteurs transmettent à leur tour, par envie de partager, par réflexe, par hasard... et ainsi de suite. 


Lorsqu'elle est recherchée, la viralité est au départ provoquée. Emailing, bannière, mots clés... les techniques sont connues. Entre en ligne de compte tout de même à ce moment-là l'intérêt du contenu qui reste primordial si l'on vise à ce que les premiers contacts à qui l'on propose le contenu le relaie simplement. 


Par la suite, lorsque la mayonnaise prend, se crée un phénomène d'auto-emballement où chaque internaute  étant un relais d'informations, incite ses propres contacts à monter dans le bateau (ou à sauter du bateau si l'on pratiquait une analogie panurgienne...). Il n'y a plus besoin de stimuler les contacts (ou les cibles) qui font eux-mêmes le travail. Et ainsi de suite. 


Si tout fonctionne bien, on est normalement sur une courbe d'adhésion (d'abonnements) de type exponentielle. 


La grande question est donc de savoir à partir de quel moment on peut appréhender ce point de bascule. Je ne sais pas s'il existe déjà des formules ou des algorithmes capables de déterminer ce "break heaven" (expression tout à fait indépendante de l'agence du même nom), mais cela pourrait constituer un bel axe de recherche. 


Les datas, l'analyse des datas, la compréhension des datas, toujours les datas... data is money ! 


 



mercredi 8 juin 2011

That's not a project

Icloud Et si la philosophie d'Apple était résumée dans cette simple phrase : "that’s not a project". Trouvée sur l'une des pages de présentation du futur service iCloud, elle me semble condenser l'état d'esprit général de la marque. Par déformation professionnelle, j'aurais naturellement tendance a considérer que tout est projet et que tout objectif à atteindre s'inscrit dans cette démarche. On établit les étapes, on définit le moyens, on se donne des jalons dans un planning. On se fait le point régulièrement (bon, on en est où là ?).


Mais c'est vrai qu'en matière de service client, opter pour un résultat qui fasse que l'utilisateur final - le client à venir, n'ait pas à s'inscrire dans ce type de démarche structurée, qui implique de la préparation, de la méthode est plutôt ambitieux. Cela suppose qu'in fine l'utilisateur sera dans une démarche naturelle, évidente. On n'est pas dans une logique de plan de formation ou de conduite du changement. On est directement dans la logique de l'usage.


Contrairement à ce que l'on pourrait présupposer, c'est très compliqué de faire simple.



Potentielle Afrique avec l'ESMK


"Non, je ne connais pas l'Afrique..." et pourtant j'ai une attache particulière à ce continent. L'Afrique dispose de toutes les ressources pour se développer selon un (ou des) modèle(s) qui lui reste(nt) encore probablement à penser et mettre en oeuvre. Tout cela n'est bien sûr pas facilité par l'Histoire qui a sabré à grands coups de haches les frontières entre groupes ethniques et territoires. 


Selon la Banque Mondiale "Quant à la croissance du PIB en Afrique, elle devrait passer de 4,5% en 2010  à 5,1% en 2011 et à 5,8% en 2012", chiffres qui s'inscrivent à la suite des résultats de la Chine ou l'Inde, et bien devant les Etats-Unis ou l'Europe. 


Si vous souhaitez faire un tour d'horizon de découvertes de ce continent, je vous recommande le livre Ebène et dans un autre style, les 2 livres du couple Poussin, Africa Trek 1 et Africa Trek 2 


ESMK J'ai été amené à accompagner récemment un ami, entrepreneur de l'éducation, sur la mise en place du site Internet présentant le réseau d'écoles qu'il développe, au travers de l'Université professionnelle d'Afrique (http://www.univproafrique.com/). L'aventure a démarré pour sa part en 2002 avec une première écolé basée à Pointe Noire. Je rejoins plus directement l'équipée (prise de participation minoritaire de Sociotis) à l'occasion de la création de la dernière née, l'ESMK - Ecole Supérieure de Management de Kinshasa (http://www.univproafrique.com/kinshasa/).  


Avec l'EMSK, l'objectif est clair, notamment dans le partenariat avec l'IEP d'Aix en Provence, de permettre aux jeunes étudiants de Kinshasa, de pouvoir disposer de la même qualité d'enseignements et d'apprentissages qu'ils auraient en France. 


Habitué aux ratios franco-français, j'ai été un peu surpris par le dynamisme Internet, avec en particulier une forte adhésion auprès de la Page FaceBook de l'ESMK qui regroupe en quelques semaines à peine plus de 1600 membres. Certes, l'offre globale en France est plus importante et concurrentielle que ce que l'on peut trouver sur le marché africain, chaque CCI ayant sa ou ses école(s). Ceci étant, l'offre de l'ESMK semble attirer nombre de postulants, y compris jusqu'à certains qui avaient choisi de s'expatrier le temps de leur formation supérieure et qui sont en train de se demander dans quelle mesure ils n'auraient pas intérêt à revenir au pays, puisqu'ils peuvent y trouver des formations identiques.  


Enfin, dernier point concernant le potentiel Afrique, Viadeo annonce démarrer son développement sur ce continent.  


 


 



mercredi 1 juin 2011

Collaborer avec Google Docs

Google Docs a pour seul problème vis-à-vis de nombre de professionnels en entreprise d'être un service de Google. Pourtant, lorsqu'il est nécessaire de travailler à au moins deux personnes sur un même document, les avantages sont pourtant indéniables. Je ne sais pas pourquoi, mais j'y reviens plus loin, la marque Google crée une réticence à l'utilisation professionnelle qui est fort regrettable. 


Il n'est pas nécessaire d'avoir ou de se créer une adresse en "gmail.com" pour pouvoir accéder au service de Google Docs. Vous pouvez donc vous créer un compte Google Docs à partir de votre adresse email professionnelle. 


Capture d’écran 2011-05-31 à 23.21.09 Dès lors que vous créez un document, vous avez quelques paramètres à disposition, accessibles depuis le bouton "Partager" accessible en haut à droite du document, qui vous permettent de gérer de manière assez fine les contrôles d'accès à ce document. Pour une explication détaillée (http://docs.google.com/support/bin/answer.py?answer=180199&hl=fr). 


Capture d’écran 2011-05-31 à 23.22.16
En synthèse : 



  • par défaut, un document est privé (à vous seul) ; 

  • via le premier niveau d'options proposé vous pouvez ajouter (nominativement) des personnes. Bien entendu, celles-ci doivent disposer d'un accès à Google Docs, mais je vous renvoie au premier paragraphe. 

  • via le deuxième niveau, vous pouvez gérer le niveau de visibilité et d'accessibilité du document depuis "Public" (votre document est indexé par Google et peut faire partie des résultats d'une recherche) jusqu'à "Privé" (votre document est limité aux seules personnes déclarées (point précédent). C'est à ce niveau là du reste que vous pouvez par ailleurs gérer le droit ou non d'autoriser certains membres (ou aucun) à inviter de nouvelles personnes à pouvoir accéder au document. 



Les avantages :



  • une seule version à jour de support. Plus possible de s'emmêler les pinceaux entre plusieurs versions de fichiers qui auraient été créées au même moment par différentes personnes. 

  • une visibilité en temps réel des utilisateurs connectés au document et en train de travailler dessus.

  • un historique des modifications réalisées (nominatif) avec la possibilité de comparer les versions. 

  • un accès immédiat et permanent au fichier via Internet 


Comme je le disais en préambule, il semble que ce service ne satisfasse pas aux exigences de certaines DSI qui considèrent que le service n'est pas suffisamment sécurisé. J'aimerais sincèrement comprendre, et si certains font partie de ceux qui pensent que ce service n'est pas adapté à la gestion de documents professionnels ou d'entreprises, je serais vraiment curieux de connaître les arguments (factuels et raisonnés)...