lundi 24 octobre 2011

Curation versus Automatisation


Le terme Curation permet sans doute permis à certaines entreprises de penser qu'elles ont enfin trouvé le moyen de pouvoir participer aux discussions les concernant au travers des Social Media grâce à l'outil magique. 

L'Agrégation (de contenus) faisait la promesse de permettre aux entreprises d'être largement présentes en jouant sur les interconnexions possibles de flux d'informations. En branchant ma rubrique Actualités où je publie mes communiqués de presse sur mon compte Twitter, j'assure ma présence sur Twitter. Rapidement, l'entreprise se rend bien compte que cela n'apporte aucun effet bénéfique. Les journalistes à qui j'avais l'habitude d'envoyer mes communiqués de presse ne se pressent pas plus que ça pour me "follwer"… d'ailleurs, personne ou très peu de monde globalement semble s'intéresser à mon compte Twitter, relais de mes communiqués officiels… de mes promotions, de mes offres commerciales… 

Avec la Curation, on est en train de retomber dans le même travers… Bien entendu, comme nombreux sont ceux qui parlent d'Outils de curation, il est clair que le responsable d'entreprise fait une fixette sur le mot "Outil". Mais en grattant un peu le sujet, il se rend bien compte que la Curation, c'est du boulot. Certes on peut parvenir à une certaine forme d'automatisation, mais avant cela, il faut s'assurer de la qualité des contenus, donc des sources que l'on propose. Et encore, une fois tout cela mis en place, il faut à un moment donné réagir (travail communautaire). 

En fait, que recherchent les entreprises ? Les entreprises ont réduit la voilure en terme de personnels sans pour autant repenser un certain nombre de process allant avec. Dans le meilleur des cas, les économies réalisées sur la variable d'ajustement humaine ont été pour parties utilisées pour faire assurer le service par d'autres (le fameux prestataire). Mais dans la majeure partie des cas, cela n'a pas pour autant dégager du temps. 
Du reste, cette problématique Social Media remet au goût du jour l'implication directe de l'entreprise (et de ses employés) dans un système qui a consisté ces dernières années à se décharger sur l'Agence ou le prestataire, de toute charge opérationnelle, quand il ne s'agit pas tout simplement de toute réflexion stratégique. 

Et on persiste à continuer de croire que l'on va trouver une solution miracle permettant de mettre quelques mots clés de ci de là pour faire ce travail d'interactions communautaires et de relations clients. 

Les entreprises veulent du process, quand les gens veulent de l'humain, et de proximité en plus. 

3 commentaires:

  1. Ce qu'il faut proposer c'est un véritable "contrat de lecture" avec les lecteurs. On oublie trop souvent la nature du contenu. Si ce contenu est pertinent, il trouvera son public et la curation pourra être automatisé. l'automatisation relève de la diffusion du contenu, mais encore faut il que le contenu soit consistant.

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  2. Le problème c'est que c'est pas l'automatisation de la diffusion qui pose problème, mais bien la production dont tout le monde (enfin les entreprises) rêveraient qu'elles soient industrialisables (pour être à coût minimum de production) mais personnalisées (ayant de la valeur)...

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  3. Sans compter que l'écueil de la curation, c'est que les sujets finissent par tourner en boucle...

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