mardi 11 octobre 2011

Quelle valeur pour l'information ?

Je ne suis pas certain d'apporter des réponses. Loin de là... Mais en ReTwittant ce matin cette "information" sur un achat de chars américains par la Grèce, j'ai eu un mauvais pressentiment.
Celui qui a twitté l'info n'est pas du genre à balancer n'importe quoi (il a fait un très bon lycée ;-) et la source (http://www.atlantico.fr/decryptage/scandale-grece-plan-rigueur-mais-achat-chars-industrie-armement-americaine-199502.html)... bon d'accord c'est Atlantico, mais quand même. 

Mais j'avais un mauvais pressentiment... 

C'est vrai que sur le coup, ça m'a un peu mis en pétard. Mais, on se dit qu'on n'est plus à un cynisme près. Ou plutôt que chaque cynisme fait passer le précédent pour un ange. 

Et ce soir, je tombe sur cet article http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/10/les-chars-fant%C3%B4mes-de-larm%C3%A9e-grecque.html, blog de Libération (oui, bon, pas mieux...) tenu par Jean Quatremer. 

Saine réaction de sa part. Autant, j'avais un mauvais pressentiment, autant il a fait son métier. Il a contacté le ministère de la défense grecque, qui dément. 

Mais globalement, ce sujet est peut-être l'arbre qui cache la forêt ou le reflet d'une réalité dont on ne sait plus si elle s'inscrit dans la fiction ou la manipulation. Les medias et les chancelleries s'enflamment, avec l'augmentation du nombre de reprises de cette "information" sur de nombreux blogs... et pourtant, comme le dit Jean Quatremer, on en revient toujours à une source unique (http://www.defencegreece.com/index.php/2011/10/the-u-s-approved-to-grant-400-m1a1-abrams-to-greece/), site dont on peut simplement savoir que "defencegreece.com is a private, non-governmental defence and geopolitics blog maintained by  aerospace, defence technology and industry enthusiasts." 

Je ne discute pas du modèle économique (l'investigation c'est vrai que ça coûte plus cher qu'un twitt...), mais il est certain que l'on a besoin de journalistes veilleurs qui soient capables de couper court à ces traînées de poudre qui immanquablement provoquent des incendies, quand il ne s'agit pas d'explosions, dans les milieux financiers. Et à la fin, c'est le citoyen qui trinque...

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