mercredi 18 janvier 2012

Le syndrome du passager, en conduite de projets


Ceux qui ont le permis de conduire connaissent cette sensation désagréable, parfois, de se retrouver à la place du passager alors que le conducteur ne vous inspire pas complètement confiance dans sa manière de piloter son engin. On peut le ressentir également sur de petits engins volants (ULM, aile delta…), sur d'autres engins roulants (scooter, moto…). 

On se sent quelque peu impuissant. On subit les événements en sachant qu'on ne peut malgré tout pas pouvoir faire grand chose. La situation peut du reste se compliquer si vous êtes en présence de passagers, car il devient alors vraiment compliqué d'intervenir, de faire une remarque… bref il faut faire corps avec le pilote et ne pas le mettre en porte à faux vis à vis des autres. Au risque de le durcir encore dans son mode de pilotage. 

Il peut également s'agir de ce pilote ou guide qui ne vous explique pas où il vous emmène, ne vous donne pas de repères vous permettant de vous situer dans le temps et dans l'espace, ou tout simplement par rapport à un objectif. On est dans ce cas dans une situation où le pilote perd le nord et connaît un défaut de navigation. Ce peut-être pour le coup un excellent pilote mais dès lors qu'il s'engage sur l'A1 alors que l'objectif est d'aller à Marseille, on peut commencer à se poser quelques questions… dans la mesure où l'on sait soi-même que Lille est plutôt à l'opposé de Marseille. La confiance aveugle pour vous faire amener à bon port n'est pas toujours la bonne solution. Il faut conserver sa capacité d'analyse, ou de connaissances, ou encore de visibilité de la situation donnée par rapport au but à atteindre. Cela peut du reste vous éviter quelques factures salées de taxis. 

Conduite chaotique, perte de vision, non identification de l'objectif… Il peut en être ainsi en matière de conduite de projets… pour peu que ce soit un sujet pour lequel vous avez votre permis et c'est alors que vous pouvez vivre le syndrome du passager. 

mardi 3 janvier 2012

Composition et organisation d'une équipe Social Media

Jeremy Owyang s'appuie sur un sondage réalisé en juin 2011 par Altimeter auprès de 144 Global Social Media Managers (ils exercent leurs fonctions dans des entreprises de plus de 1000 salariés) pour livrer une proposition d'organisation type d'une équipe Social Media. Data: Composition of a Corporate Social Media Team



L'exercice a le mérite de s'appuyer sur des retours de professionnels confrontés à ce sujet (Global Social Media Managers) et de pouvoir ainsi permettre de définir 4 groupes distincts de profils.

  • Leadership Team : vision, direction, justification 
  • Business Unit Liaison : web evangelists, ils assurent un lien transversal de diffusion et propagation des bonnes pratiques  
  • Client facing (Community Manager) : gestion des relations avec les clients au travers des différents supports Social Media. L'interaction est forte avec l'interne puisqu'ils oscillent en permanence entre les uns (les clients) et les autres (les collaborateurs) 
  • Program manager (Social Media Manager, Social Analyst et Developper) : à noter que les actions de gestion des opérations de marque et de production des résultats sont réalisés à ce niveau (Social Analyst) 

Il est également intéressant de noter les ETP (Equivalents Temps Plein) qui ressortent de cette organisation, qui ne tient pas compte toutefois des ressources complémentaires fournies par l'Agence, les Consultants, les Conseils.



Le point d'interrogation qui reste à ce stade concerne le rattachement ou le positionnement de cette équipe dans l'Organisation générale de l'entreprise. On identifie bien à ce stade qu'il est toutefois préférable de prévoir un rattachement au plus près de la Direction générale.

Est-ce que vous vous retrouvez dans cette organisation et ces ratios ?