mardi 10 avril 2012

Non, Facebook ne creuse pas sa tombe

Il semblerait que beaucoup d'annonceurs s'inquiètent de ne pas simplement devoir engranger du fan pour être garanti de pouvoir bénéficier d'une certaine exposition auprès de ses contacts. Gregory Pouy donne ainsi une analyse sous forme de question "Facebook est-il en train de creuser sa tombe ?".

Facebook deviendrait un grand méchant cupide, forçant les entreprises à acheter plus d'espaces publicitaires, avec la mise en oeuvre de son algorithme définissant l'Edgerank qui réduirait l'exposition des messages des Pages des entreprises à leurs fans. Personnellement, je ne le pense pas.

Il ne suffit plus de produire en masse pour innonder les flux. Il faut désormais produire utile. Produire utile c'est ce qui fait réagir ses relations (j'aime, je commente, je partage...). Trop facile d'imaginer qu'il suffit de balancer à la face de tout le monde ses messages à sens unique pour obtenir du temps de cerveau disponible.

Le temps de cerveau sur Facebook, il est précieux. Il est social. Ce n'est au contraire que très logique pour Facebook d'handicaper les communications de Page par rapport à des communications personnelles. En créant un handicap relationnel dans la définition du poids d'une relation entre une Page et des gens et des  vrais gens entre eux, Facebook ne fait que remettre la Page dans sa normalité. Les espaces pubs ont beau poursuivre leur invasion visuelle, dans la vraie vie quand on prend un café avec des potes, on n'envisage même pas la présence d'un colporteur s'immisçant dans le fil de la discussion...

L'investissement pour les entreprises est simple et ne se limite pas à devoir augmenter son budget d'achats d'espaces auprès de la régie de Facebook. Ca, c'est l'option la plus rudimentaire et finalement la moins engageante pour l'entreprise. L'autre option est effectivement de devoir s'engager à titre personnelle( ou au moins comme personne morale), avec des vrais contenus et une vraie interaction, soutenue par des vrais gens. On en revient à ces notions de valeurs, de positionnement, d'engagements mais qui nécessitent une réalité de mise en oeuvre autre que de la production en masse sans âme, sans conviction, à unique but mercantile. Sans passion.

Certes, il y aura peut-être moins de fans, mais probablement de meilleure qualité car avec une interaction et une affinité plus fortes. C'est un problème de KPI qu'il faut évidemment repenser pour ne pas se trouver engager dans une course à l'échalotte. Dans le cas contraire, il reste évidemment l'option basique d'augmenter sa capacité d'achats d'espaces

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