jeudi 10 mai 2012

L'effet social media de la campagne


En fait, il faut inverser le titre et plutôt parler de l'effet de la campagne sur le Social Media. 

La grande différence par rapport aux précédentes campagnes, c'est que l'engagement a été réel et quasi total. Tout le monde, ou presque, a participé à un moment donné à cette grande discussion. Certains avec de simple "like" ou "forward", d'autres avec des prises de positions plus affirmées, voire  étayées. Tous les supports ont été utilisés : l'image, le texte, le montage, la vidéo…Etc. Certes il a probablement manqué un modérateur général (non, mon ami énarque, ce n'est pas la peine de créer un poste de modérateur de la République…) car tout cela a été un peu décousu. Mais au final, il est intéressant de constater que même les plus réservés ou modérés de nature ont à un moment donné franchi le cap et agi. Ils se sont engagés. 

Le grand rêve de toute entreprise… de tout community manager… de toute direction en charge d'un RSE… que les membres s'engagent et que l'on aille plus loin que le simple ratio ternaire (1/9/90 - 1 produit ; 9 réagissent ; 90 consomment). 

Il y a toutefois un revers de la médaille. Certains ont découvert que leur réseau de contacts pouvait être divers, différent, divergent… La réalité de l'adage qui veut que l'on ne doive pas parler de politique en famille s'est révélé au grand jour. Ce repas familial qui a duré environ deux mois est vraiment monté en pression au moment du fromage et certains ont découvert que le parti pris existe. 

Quand on imagine que la politique concerne la vie de la cité, on se projette assez facilement dans les sujets et matières manipulées (à prendre dans le sens étymologique de prendre avec les mains, non pas dans le sens de détournement qui nous emmènerait sur un autre sujet de discussions) par l'entreprise à qui l'on demande de s'engager. S'engager d'accord, mais jusqu'où ? et sur quels sujets ? et avec qui ? car finalement, si on prend position trop fermement, on risque de se couper de certains avec qui on pensait être bien (oui, j'ai entendu des cas de gens qui ont "defriendé" - je suis plus ton ami, j'te cause plus ! certains de leurs contacts au titre qu'ils n'étaient pas en phase politiquement). 

On sent bien qu'il faut une maturité et une éducation avancées pour pouvoir toucher à certains sujets. L'engagement est donc possible. L'engagement massif est envisageable. Mais il faut toutefois faire attention car les sujets qui offrent de tels ratios d'implications sont en général ceux qui ouvrent la porte à la virulence, voire la violence, la plus exacerbée. 

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