lundi 29 décembre 2014

Canal Play versus Netflix

La télévision change... Elle devient un objet connecté parmi d'autres et le propre des objets connectés est de fonctionner à la demande, par stimulation de données ou d'actions. C'est le cas de la télévision qui devient progressivement écran de diffusion des medias qui nous intéressent.

Cela a commencé avec les offres de Box, principalement en provenance des acteurs de télécoms mais ceux-ci ont toujours un problème de légitimité et d'ADN par rapport aux contenus.

Actuellement, Canal Play bat son plein pour capter des utilisateurs. Action (ou réaction ?) à l'arrivée de Netflix qui bataille face à la spécificité politico-culturelle française. Au-delà des offres de catalogues de chacun de ces acteurs, ce qui marque surtout la différence entre ces deux acteurs c'est l'ergonomie du service.

Côté Canal Play, on vous demande d'installer des composants (Silverlight, entre autres) pour finalement vous annoncer que Canal Play ne peut pas fonctionner avec le navigateur Chrome, ce qui au final pose un vrai problème par rapport au service Chromecast vous permettant de relayer ce qui est diffusé depuis votre ordinateur sur votre téléviseur.

Côté Netflix, on ne peut que s'incliner devant la simplicité d'inscription puis d'utilisation, avec la création rapide de profils permettant à chacun des membres de la famille de pouvoir personnaliser son environnement "culturel" media par rapport à ses choix ; avec l'intégration directe du service Chromecast ; enfin, avec un calcul à la source du débit supporté par votre ligne permettant d'éviter des phénomènes de "bufferisation" en cours de lecture.

L'expérience utilisateur... La dimension ergonomie et facilité d'utilisation (plug and play) fait encore une fois la différence par rapport à la culture ingénieur.

Vous pouvez également lire cet article du Huffington Post sur le sujet : Netflix en France: le meilleur est-il devant nous ? où l'on peut noter (fin d'article) que les opérateurs de Box peuvent finalement revenir sur le devant de la scène par rapport à ces évolutions. 

jeudi 28 août 2014

Cloud et Big Data, les modèles économiques


L’informatique, et les applications, se déportent sur le Web. L’ère du cahier des charges pour se faire développer sa propre version du logiciel ad’hoc est en train de s’achever et il est désormais plus questions de paramétrages et de souscriptions à des services à plus ou moins forte valeur ajoutée.

Hier, il fallait raisonner en investissements et coûts de fonctionnements ou maintenance et support. Aujourd’hui, il faut raisonner en coûts d’utilisation. Je ne suis pas comptable, mais financièrement, cela change forcément un peu la donne. L’investissement déclenchait des lignes de taux d’amortissements, de ROI, de ROCE (est-ce qu’il vaut mieux placer que d’investir ? si, si ça existe…)…Etc. Le coût d’utilisation d’un service fonctionne plus en loyer à payer selon une fréquence déterminée, mais surtout s’inscrit directement dans les charges. Amis spécialistes de la Compta ou de la Finance, n’hésitez pas à détailler en commentaires les impacts sur le fonctionnement financier d’une entreprise. Plusieurs modèles sont possibles.

1 - Gratuit 
Rien n’est jamais gratuit me direz-vous, mais il existe quand même un certain nombre de services - il suffit de citer gmail et les services associés de Google (Agenda, Googledocs…) qui fonctionnent ainsi. Certes, en échange vous donnez à ces services des données qu’ils peuvent exploiter (rentabiliser) autrement. C’est toutefois assez rare dans le cadre d’une application pour une entreprise étant donné le nombre d’utilisateurs et les impacts techniques qui sont à gérer. Et finalement, c’est peut-être plus psychologique (s’il existe une psychologie d’entreprise), mais l’entreprise préfère tout de même payer finalement, ne serait-ce que pour avoir l’impression de pouvoir jouer le rôle de client et ainsi obtenir du service ou du support.

2 - Freemium 
Ce modèle est en général utilisé pour appâter le chaland. Vous pouvez utiliser gratuitement le service en totalité pour un temps limité, ou en en disposant que des fonctionnalités basiques. Si vous souhaitez aller au-delà (du temps ou des fonctionnalités), vous devez souscrire au service (ou à l’un des services).

3 - Bronze, Argent, Or, Platinum, Premium… 
De manière plus générale, les services d’applications aux entreprises fonctionnent sur un principe d’abonnements qui peuvent également varier selon le positionnement de ce service.

On trouve ainsi les services classiques de stockage d’informations qui vont être calculer par rapport à l’espace disque alloué. La plupart des services de stockage / partage de documents fonctionnent ainsi : Dropbox, Google Docs (dans son extension)…Etc.

On trouve par ailleurs les services qui font payer au nombre d’utilisateurs qui utilisent le service. Cela revient finalement à un modèle assez classique de licences accordées, sauf que ces licences intègrent en général une limite de stockage des données générées par les utilisateurs. Un service de gestion de projets va ainsi limiter à chaque pallier d’abonnement le nombre de projets, l’espace disque disponible pour stocker des pièces jointes. Un service de CRM va limiter le nombre de contacts que l’on peut créer…Etc.

On trouve enfin des services qui raisonnent sur les flux d’informations produites. C’est le cas des services de facturation, de gestion des bons de commandes, des bons de livraisons… Dans ce domaine, il existe également des variantes puisque le coût peut être défini à la transaction (création, stockage, gestion du document) ou à la valeur de la transaction que porte le document. Il existe même des modèles ou la précision des paramétrages (nécessitant l’intervention de spécialistes) et/ou le besoin de supports peut définir des minimum applicables à l’utilisation du service. Dans ce cas, même si l’entreprise n’utilise pas totalement le service, elle paye malgré tout et si elle utilise plus que défini au départ, elle paye la différence qui se traduit bien souvent par un coût majoré à l’unité de services.

La valeur de ces services relève évidemment de plusieurs critères. Certes, le nombre d’utilisateurs abonnés, donc payant directement, en est un. Mais finalement, la notion de réseau surajoute de la valeur par l’augmentation des interactions qui peuvent se créer au sein de la plate-forme : mise en relation, donc échanges d’informations, entre les recruteurs et les chercheurs d’emplois, entre les acheteurs et les fournisseurs, entre ceux qui ont des produits et ceux qui en cherchent. Il y a enfin l’exploitation sur la capitalisation des données générées par ces services qui considérées dans leur ensemble peuvent définir des baromètres, des benchmarks générant leur propre valorisation. Connaître l’évolution du nombre de commandes, de la valeur globale de ces commandes sur un secteur est une donnée macro-économique de pilotage décisionnel.

Ce sont le positionnement et les décisions stratégiques de ces « stockeurs" d’informations qui vont conditionner le modèle appliqué. C’est ainsi que Google n’a pas proposé de services de recherche Premium comme l’aurait fait un Pages Jaunes car il a considéré que la valeur était ailleurs. Encore lui fallait-il développer les services valorisant ces informations, ce qu’il a fort bien fait avec Adsense et Adwords. C’est pour cela que l’on trouve toujours un nouvel entrant sur les marchés qui considèrent que la valeur n’est pas forcément dans la donnée directe recueillie, mais dans son exploitation et sa valorisation indirecte. Cela n’est pas sans poser de problèmes pour les entreprises qui souscrivent à ces services puisqu’elles s’exposent à la loi du marché qui va forcément générer beaucoup de cadavres : ceux qui n’auront pas réussi à passer l’effet de seuil réseau ou ceux qui n’auront pas réussi à valoriser les informations acquises par leurs investissements (finalement quand c’est gratuit, c’est l’offreur de services qui investit pour vous).

Si l’on se réfère au dicton en cours pour synthétiser l'épopée de la Ruée vers l’or, il faut toujours garder à l’esprit que ce sont les vendeurs de pelle qui globalement se sont enrichis, beaucoup plus rarement les chercheurs d’or eux-mêmes.

lundi 21 juillet 2014

La drôle de politique de contrôle des contenus de Facebook, et au-delà...


Donc, des photos d'animaux morts tués à l'occasion de safaris, ça contrevient aux règles de Facebook (http://mashable.com/2014/07/07/facebook-kendall-jones/) tandis que l'existence d'un Groupe "J'encule la France", malgré plusieurs demandes de signalements - car cela peut malgré tout choquer quelques Français, ne fait aucunement réagir Facebook

https://www.facebook.com/pages/Jencule-la-France/1419172968321423?fref=ts (ceci étant, je suis mauvaise langue, car cette page semble dater du 06 juillet et donc être une nouvelle initiative à la suite de la probable fermeture d'une précédente page revendiquant le même principe d'actions). 

En revanche, ça fait réagir autrement, et du coup, ceux qui enculent ceux qui enculent la France se communautarisent : 
https://www.facebook.com/pages/Jencule-ceux-qui-enculent-la-France/1485016431712618?fref=ts 

Le Social Media créateur de lien social : sérieusement ? Facteur de clivage, de plus en plus, certainement ! Si l'Homme avait de l'humour, tout cela pourrait finir en un immense Gang Bang créant un déluge de sperme innondant l'ensemble de la planète - et gare à ceux qui n'auraient pas bâti leur Arche... Si l'Homme avait de l'humour...

Il y a également cette photo de Marc Dorcel (oui, ne me demandez pas comment...) qui n'a finalement rien d'osé (enfin pas plus que certaines "pornpubs" ou les pages spéciales de La Redoute ou des 3 Suisses, ou autres marques de lingerie) : https://twitter.com/dorcel/status/488967175332306944 
D'ailleurs, même Twitter prend quelques gants pour afficher la photo, on ne sait jamais. Il doit exister un lexique ayant référencé Dorcel comme étant contrevenant aux bonnes moeurs. 


On ne peut pas voir des tétons (ça choque aux US paraît-il) ; par contre, aucun problème pour voir des mecs se faire égorger... 


Il existe en France le contrôle parental, car il faut bien évidemment protéger nos chères têtes blondes (qui des fois peuvent être brunes ou rousses). Je ne sais pas si cette technique existe au-delà de nos frontières et si c'est la raison pour laquelle ces entreprises se substituent à la morale individuelle. Mais de quel droit ? Leurs conditions générales ? Donc un jargon de juriste, avocat... Leurs convictions personnelles ? Mais en ce cas, qu'elles préviennent (oui, je sais les conditions générales...) ; qu'on puisse s'organiser autrement.

La Net Neutralité tend à occuper les énergies sur le contrôle par les Etats de ce qui circule sur Internet. Pendant ce temps, il est finalement une autre neutralité qui est quelque peu battue en brèche, reléguant les Etats au second plan. Vague sentiment que la liberté se restreint finalement... 

mardi 15 juillet 2014

How To - Google Drive - Être informé des mises à jour sur un fichier collaboratif

Cette fonctionnalité ne concerne que les fichiers au format Google. Les fichiers au format traditionnels Microsoft disponibles dans un espace Drive ne peuvent être que partagés (mis à jour en local, puis transféré sur le central) 
Lorsque vous êtes amené à travailler sur un fichier collaboratif sous Google Drive, il peut être nécessaire de recevoir une notification lorsque ce fichier est mis à jour par d'autres personnes. 
Pour cela, il vous suffit d'activer la notification accessible depuis le menu "Outils" puis "Règles de notification" une fois le document ouvert :


Vous disposez ensuite d'une fenêtre de paramétrage pour régler / gérer votre notification : 


mercredi 14 mai 2014

Impression 3D, quelle vision ?

Note à la frontière du sujet ebusiness et société, mais le sujet est quelque peu symbolique de l'inertie que nous vivons en France.

Alors que nos politiques parlent de ré-industrialiser le pays, finalement, leurs gesticulations de moulins à vent brassent beaucoup d'air pour tenter de préserver quelques vieilles industries qui ont grandi à coups de subsides et qui pour ne pas mourir continuent sur ce même modèle économique. Quand il ne s'agit pas de subsides, il s'agit de grossir les barrières de protections juridiques (La France invente l’assurance contre le manque de vision digitale) pour qu'aucun nouvel entrant sur un marché ne vienne porter préjudice aux éléphants d'antan...

Pendant ce temps-là, la révolution digitale se poursuit. Même si l'impression 3D n'est pas un sujet purement digital (poussons un peu les recherches sur les FabLab et nous ne sommes pourtant pas très loin), cela reste malgré tout une perspective industrielle intéressante pour asseoir une vision. Aucuns de nos politiques n'en parlent tant ils sont déconnectés du monde qui va. Aucuns de nos politiques ne s'est posée la question de savoir comment tirer parti des nouvelles technologies pour redonner du souffle à notre économie.

Le problème est du reste assez général et il semble qu'une nouvelle ligne de fracture se dessine entre une certaine bourgeoisie installée dans des vieux schémas, considérant avec condescendance ces évolutions comportementales d'accès à l'Internet, aux social media...Etc., refusant de considérer comme important ces mouvements de fonds. Je reviendrai sur ce sujet dans une autre note.

Il n'est pour l'instant qu'un seul politique qui a clairement su tirer parti et inscrire une volonté dans un plan d'actions concret : Barack Obama ! Au cours de son discours sur l'Etat de l'Union, il a explicitement positionné l'impression 3D comme une perspective d'avenir pour le pays : Pour Barack Obama, l'impression 3D sera la prochaine révolution industrielle :

Barack Obama a donné ses lettres de noblesse aux technologies d'impression 3D, qui ont "le potentiel de révolutionner la façon dont nous fabriquons presque tout". Citant l'exemple d'un ancien entrepôt désaffecté dans l'Ohio, transformé en atelier de fabrication innovant, il a annoncé le lancement de trois nouveaux centres de fabrication similaires, qui deviendront partenaires des départements de la Défense et de l'Energie pour créer des bassins d'emplois high-tech. "Et je demande au Congrès d'aider à créer un réseau d'une quinzaine de ces centres et de garantir que la prochaine révolution industrielle sera Made in America", a-t-il déclaré. 

Nous aurons l'air malins quand nos entreprises vont relocaliser leurs activités depuis la Chine vers... les Etats-Unis. 

mardi 29 avril 2014

Communication d'entreprise et Internet : ce qui intéresse les gens. Ou pas...


L’Entreprise est secouée par le Social Media. L’entreprise est obsédée par son image qu’elle a tendance à regarder avec une loupe grossissante (pléonasme volontaire). 

Avant Internet et les médias sociaux, l’Entreprise était au fait de son actualité. La revue de presse lui permettait de connaître exactement les médias qui parlaient d’elle. Même un pauvre encart de 5 lignes en pages 7 d’un journal était une gloire. "La presse parle de nous !". Alors que dire du reportage TV ? Pour le cas où l’article n’était pas très bon, c’était presque la situation de crise. Réunion de la Direction afin de savoir comment répondre à cet outrecuidant journaliste se permettant de critiquer l’Entreprise. Même un pauvre encart de 5 lignes en page 7…. 

Avec les réseaux sociaux, la presse s’est diluée. Plus largement, la communication des institutions s’est diluée. Et le pauvre encart de 5 lignes en page 7 est perdu dans les limbes d’Internet. L’Entreprise n’a pas pour autant changé son prisme et réagit avec la même ferveur à cette publication. Pourtant l’affaire est plus grave.  

Finalement, auparavant, le titre de gloire d’être cité dans la presse (même un simple encart de 5 lignes…) suffisait à l’Entreprise qui rapportait cette information à la position du Media dans le paysage de l’information. En fonction du tirage et du nombre de lecteurs annoncés par les institutions compétentes en la matière (OJD, Audimat…Etc.), l’Entreprise considérait que tout lecteur du Media était exposée à cette information. 

Tout le monde se berçait volontairement d’illusions, mais quand l’illusion est collective et consensuelle, elle est rassurante. 

Le problème d’Internet et de son origine technique, c’est que cela laisse des traces. Outre le lectorat annoncé par les outils statistiques (mais qui dépendent du bon vouloir du Media), on peut surtout mesurer si une information est reprise, relayée sur Internet. On peut obtenir rapidement des graphes permettant de connaître le nombre d’acteurs impliqués et leur « poids » en terme d’influence (qui reste encore une information s’appuyant trop majoritairement sur du quantitatif : combien d’abonnés). 

C’est ainsi que l’on peut mesurer si une information déplaisante est en train de se développer, de se répandre… et de se préparer en conséquence. Mais c’est également ainsi que l’on peut malheureusement constater qu’une information, ou un dispositif (opération marketing, film vidéo, jeu…etc.) n’intéresse finalement personne. Et l’Entreprise découvre tout d’un coup, brutalement, la réalité de son existence, ou plutôt de sa non existence. 


Internet est un media violent. Il nous renvoie tous à notre singularité. Il n’a jamais été aussi simple de produire techniquement une information ou une création, mais en même temps il n’a jamais non plus été aussi brutale que de constater le non intérêt de ce que l’on propose. 

Beaucoup d’entreprises s’accordent sur la nécessité de mettre en place une écoute de ce qui se passe sur Internet en général, et les réseaux sociaux en particulier. Mais combien mettent en place une analyse de la cartographie "du terrain" ? dans quel contexte culturel travaillons-nous ? qui sont ces comptes, utilisateurs, blogs…Etc. ? peut-on identifier des comptes a priori positifs et d’autres a priori négatifs ? Peut-on pondérer ce caractère d’une capacité d’influence, fonction d’un sujet donné ? …Etc. 

Un "signal faible" prend ainsi une toute autre importance en fonction de ce contexte d’analyse, permettant en particulier d’anticiper les évolutions possibles et les réactions à envisager. Compte tenu du facteur temps de plus en plus immédiat, cette approche organisationnelle est cruciale. 

Egalement, le lancement d’une opération ou la mise en ligne d’une information implique l’identification des potentiels relais qu’il va falloir solliciter, en envisageant dans ce cadre différentes modalités d’approches tactiques. Cela ne donne pas une garantie de résultats, mais au moins, cela permet de poser concrètement des opérations dont on va pouvoir retirer des indicateurs et surtout, de l’expérience. 

lundi 28 avril 2014

Gaspard Gantzer : pas un problème de e-reputation, mais de communication

Gaspard Gantzer, a peine nommé Conseiller en communication auprès de la présidence de la République, se fait étriller sur les réseaux sociaux pour avoir laissé des photos et des informations en mode « public » sur son profil Facebook. 

Et là, bien entendu, tous les Experts se lâchent… Nous connaissions les journalistes comparés à des chiens. Nous découvrons le citoyen internaute expert qui se compare aisément à une hyène. 

Quel est le problème avec le fait de laisser en mode public des photos, quand bien même elles serrent un peu personnelles ? Ne reproche-t-on pas en permanence aux énarques et autres technocrates d’être trop éloignés des réalités ? d’être des machines sans affect ? 

Beaucoup de bruit et de bien-pensance autour de ce sujet e-reputation. Dans quel objectif finalement ? Celui que tout le monde se maîtrise et ne donne une image qui ne puisse être autre que conforme à la norme ? Si la censure présente toujours un danger, quand elle n’est pas contrôlée mais du fait de quelques uns, voire de tous et qu’elle s’impose, on est finalement très proche du fascisme (faisceaux concordants qui n’ont même plus besoin de dirigisme pour sombrer dans l’obscurantisme). Il faut être présent sur les réseaux sociaux, mais il faut surtout être consensuel et éviter de heurter les sensibilités des uns ou des autres. Ce qui interdit évidemment de s’exposer en aucune manière. Ce qui interdit évidemment de prendre position, étant donné qu’il y aura toujours une minorité choquée et se sentant offensée selon le principe moderne toujours plus manichéen et réducteur de la pensée qui veut que si l’on est « pour" c’est que l’on est « contre " le reste. 

Le seul problème que je vois avec M. Gandzer, c’est la maladresse de sa réponse quand on lui a demandé ce qu’il y avait dans la cigarette roulée qu’il tenait à la main sur des photos. Pour un Communicant, faire une réponse floue du type « je ne me souvient plus… » c’est finalement corroborer ce qui au départ est une blague mais qui devient alors une information. C’est bien une erreur de communication que de ne pas être clair sur le sujet. Ce n’est quand même pas la première personne qui fume. Ce n’est quand même pas la première personne qui fume des cigarettes roulées pour des raisons budgétaires.  

Tout ce que vont récolter ces conseilleurs qui se rêvent en Conseiller suprême (jalousie ?), ces penseurs sauce éditorialistes accoudés au zinc, c’est qu’effectivement toutes les personnalités vont se couper du monde et refuser l’échange et le dialogue. Ce qu’on leur reprochera. Car il y aura toujours quelque chose à reprocher aux gens en vue, espérant en cela être en vue soi-même… 

mardi 25 mars 2014

Entreprise 2.0 - Communautés de pratiques - Groupes de Formations

De nombreux collaborateurs effectuent des formations chaque année. Il arrive parfois que des formations récurrentes soient mises en place au fil des ans pour assurer à l'entreprise que des collaborateurs disposent de la même assise de connaissances. Ces formations s'inscrivent en général d'ailleurs dans des cursus ayant pour objectif le développement des compétences. 

Comment capitaliser sur l'existence d'un réseau social ou réseau collaboratif au sein de l'entreprise par rapport à ce sujet de la formation ? 

Pour chaque thème de formation , il faut créer un espace dédié, qui sera plutôt en mode privé. Autrement dit, l'existence du groupe sera identifiable au travers du moteur de recherches des communautés existantes, mais le collaborateur devra demander au(x) responsable(s) l'autorisation d'accéder à ce type de groupe. 

Cela signifie que chaque groupe doit être sous la responsabilité d'un administrateur qui validera ou non l'accès au groupe aux collaborateurs qui le demandent. La condition normale pour pouvoir accéder à ce groupe est d'avoir suivi la formation en question justement. Pour le cas des collaborateurs ne remplissant pas la condition (n'a pas suivi la formation), c'est une opportunité d'en discuter avec lui. Il est à noter que le rôle d'administrateur ne relève pas forcément de la même personne que celle qui jouera le rôle d'animateur. 

On trouve ainsi au sein de ce groupe un ensemble de collaborateurs qui ont comme point commun d'avoir suivi le même module de formation. 

Il s'agit maintenant d'animer ce groupe. Il est assez rare que les collaborateurs soient spontanément actifs au sein de tels groupes. Il va falloir les activer. C'est en quelque sorte la dimension de suivi "post-formation" qui n'est finalement jamais mise en oeuvre qui peut trouver là une voie de réalisation. L'animateur de ce groupe sera donc une personne ayant une bonne connaissance de la thématique concernée par la formation. On peut d'ailleurs envisager à ce niveau l'implication d'un intervenant ou consultant externe, spécialiste du sujet. L'animateur devra ainsi solliciter les membres au travers de notes d'actualités ou d'études (travail de veille), mais également de questions plus ouvertes du type : "Lors de la formation, il a été question de telle pratique. Quels sont ceux parmi vous qui ont utilisé cette pratique ? Faites-nous part des améliorations constatées, des points de difficultés…Etc." Cela permet ainsi aux membres de partager concrètement la mise en application de sujets vus pendant la formation. L'animateur pourra également aller questionner / interroger directement les membres par rapport à leurs pratiques et les accompagner à "spontanément" partager cela avec les autres membres. Il est difficile pour cette étape de résister à la solution pratique de rédiger "à la place de". C'est plus rapide, certes, mais l'intermédiation ainsi créée d'écrire pour partager ce qu'un autre membre a vécu ne travaille pas à permettre aux autres membres de s'impliquer eux-aussi. 

En fonction du niveau d'implications des membres, l'animateur pourra enfin "challenger" ses membres et donner un caractère un peu plus ludique à la participation et à l'échange. 

Du côté de l'entreprise (niveau macro du réseau social interne), les membres peuvent être "physiquement" identifiés comme appartenant à  tel ou tel groupe en rapport avec un sujet de formation. La technique des badges associés au profil est une possibilité de réponse. Cela a pour effet de valoriser les expertises et de créer autant de relais qui peuvent inciter les autres collaborateurs à s'interroger sur leurs besoins en formation. 


Ces groupes présentent l'avantage de développer le sentiment d'appartenance et sans aller jusqu'à une logique de Promotion, on a tout de même là un levier important de cohésion et d'identification, donc d'engagement

jeudi 6 mars 2014

Entreprise 2.0 - Communautés de pratiques - L'option RSE


Je parle de RSE au sens Responsabilité Sociale (ou sociétale) de l'Entreprise, et non pas Réseau Social d'Entreprise que je qualifierai pour la suite de Réseau Collaboratif d'Entreprise pour qu'il n'y ait pas de confusion. 

La RSE, selon ce que nous en dit Wikipedia est un : « concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations socialesenvironnementales, et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire »

C'est en partant du principe qu'il s'agit d'une "base volontaire" que l'on peut profiter de ce sujet pour impliquer les collaborateurs de l'entreprise via le Réseau Collaboratif de l'Entreprise. Traditionnellement, les sujets dans lesquels s'implique l'entreprise en matière de RSE sont décidés au plus haut niveau. Il y a toujours une arrière pensée légitime derrière, qui confirme que la RSE porte une dimension stratégique qui doit également servir l'entreprise, a minima au niveau de son image. 

C'est un sujet qui peut intéresser fortement les collaborateurs dès lors que les actions RSE correspondent à l'image qu'ils se font d'eux-mêmes en tant que partie prenante de l'Entreprise. C'est pourquoi il peut être intéressant de réserver une partie du budget RSE pour qu'il soit utilisé sur un choix organisé par les collaborateurs. Plusieurs méthodes peuvent être utilisées depuis le sondage fermé sur un choix défini d'options d'actions de RSE jusqu'à une ouverture complète et libre de propositions (argumentées) de la part des collaborateurs. 

L'option sondage est évidemment très proche de la logique traditionnelle, mais elle peut être nécessaire dans un premier temps si la Direction n'est pas trop sûre d'elle et souhaite conserver un maximum de contrôles. A tout le moins, il faudra prévoir une ouverture (réponse libre, commentaires) pour que les collaborateurs ne se sentent pas trop enfermés dans des choix qui pourraient leur paraître téléguidés. 

La seconde option est bien évidemment complètement dans l'esprit du collaboratif. En revanche, elle nécessite en général plusieurs étapes qui permettent tout d'abord de recueillir des propositions, d'en établir une short-list pour finalement retenir les actions choisies. Le recueil des propositions peut ainsi donner lieu à des opérations physiques sous forme d'Ateliers, Workshops…Etc. permettant au départ de rappeler les valeurs du Groupe qui seront à concrétiser au travers des actions de RSE. Ces différentes étapes doivent s'accompagner d'une communication de l'opération permettant aux collaborateurs de connaître dans quel cadre ils inscrivent leurs participations, dans quel timing, à quelle étape d'avancée on se situe. 

Permettre de définir, au moins pour partie, le cadre d'actions RSE directement par les collaborateurs est une opération riche d'enseignements pour la Direction : degré de participation, choix et orientations définis… sans compter les leviers de management concernant l'engagement, la fidélisation, la responsabilisation. 

mercredi 5 mars 2014

Entreprise 2.0 - Communautés de pratiques : organiser une revue de presse

L'entreprise a besoin de connaître son environnement, de savoir si on parle d'elle. Les articles, les citations sont autant de matériaux pour prouver que l'entreprise existe, qu'elle est une référence. 

Traditionnellement, dans un temps ancien pas si lointain, la revue de presse était une compilation photocopiée d'articles de presse intéressant les collaborateurs de l'entreprise, selon la direction. Pour des raisons budgétaires, mais également pour des raisons un peu plus mesquines de "savoir" (la détention d'informations étant à cette époque - pas si lointaine, une source de "pouvoir"), la diffusion de cette revue de presse était savamment orchestrée. Le périmètre de cette revue de presse pouvait varier, selon les moyens, de la simple collecte des articles citant l'entreprise jusqu'à des revues un peu plus étoffées intégrant des articles liés au contexte du marché : l'innovation, la législation, les concurrents…Etc. 

Internet n'a finalement pas tant remis que ça en cause ce fonctionnement "centralisé", surtout au niveau des directions et des dirigeants, habitués à ce qu'on leur mâche ce travail. La revue de presse a évolué pour devenir électronique. Mais il a surtout été question de transmettre en format PDF la photo des coupures de presse. Et l'entreprise est finalement restée dans un mode de fonctionnement identique à l'ère du papier : centralisation de la captation d'informations, verticalité de sa diffusion. 

Pendant ce temps-là, les collaborateurs ont intégré les flux RSS dans leurs habitudes et se sont organisés leur propre revue de presse via des agrégateurs de flux (Netvibes, Google Reader à l'époque, Feedly désormais…Etc.). Finalement, certains collaborateurs peuvent être autant, si ce n'est mieux, informés que des  dirigeants. 

Pendant ce temps-là, du reste, la direction a interrogé ses prestataires pour savoir comment on pouvait intégrer des sources autres que la presse classique : les médias Internet, les blogs… et maintenant les réseaux sociaux ! Finalement, l'économie de photocopies est battue en brèche avec l'augmentation des sources à intégrer. 

Avec le déploiement des réseaux sociaux d'entreprise, la question de la revue de presse reste entière. Le premier réflexe, issu des modes de fonctionnements traditionnels, consiste à ce que la direction de la communication relaie au niveau du réseau social, dans un espace approprié, l'équivalent de la revue de presse PDF… Et on est encore en train de passer potentiellement à côté du sujet. 

Il ne faut pas craindre d'ouvrir un espace revue de presse élargi à la contribution des collaborateurs. La direction de la communication fait évidemment partie de ce dispositif, en particulier car son relais d'informations est un signal fort pour les collaborateurs. Un sujet relayé par la direction de la communication est un sujet qui intéresse la direction, qui intéresse l'entreprise, selon son prisme de lecture. Les collaborateurs sont capables de le comprendre. 

Chaque collaborateur peut également apporter ses propres sources d'informations, ses propres centres d'intérêts selon sa propre grille de lecture de ce qui concerne l'entreprise. C'est un signal que la direction doit entendre. Ce sont autant d'informations et de signaux qui permettent à une direction de comprendre ce qui fait sens et intérêt pour les collaborateurs. 

Bien entendu, le cadre de participation doit être défini précisément. C'est le principe de la "règle du jeu" qui doit être la définition de base d'une communauté de pratiques. Les information partagées dans ce type d'espace ne doivent pas être trop "pointues", trop "métier" ou "expert". Si le besoin émerge en ce sens, c'est le signe qu'une communauté de spécialistes a besoin d'être structurée. Le cadre, la règle du jeu, n'est pas un sujet si compliqué à définir. Dans la mesure où une direction utilise des services externes pour assurer la pige et la compilation d'informations, elle définit un "brief" qui va permettre au prestataire de dimensionner sa prestation. Qu'est-ce qui relève de la revue de presse ? Dans une approche entreprise 2.0 - communauté de pratiques, il s'agit simplement de transmettre ces directives aux collaborateurs afin qu'ils sachent ce qui fait sens au niveau de cet espace. 

La maturité aidant, on peut être plus exigeant et inciter les collaborateurs à respecter des règles complémentaires. On peut ainsi envisager de les obliger à "tagguer" les contenus qu'ils référencent. On peut également les inciter à commenter les contenus qu'ils référencent afin d'indiquer aux autres collaborateurs l'intérêt de l'article, ce qui les a interpellé. On enrichit ainsi l'organisation d'une capitalisation enrichie de l'information accessible selon deux niveaux : synthétique par le résumé du collaborateur, détaillé par la source de l'information. 

Le principe collaboratif ne doit pas être pensé de manière centrale (à l'ancienne). Il faut systématiquement s'interroger sur le rôle que vont pouvoir jouer les collaborateurs participants. Il fatu systématiquement se demander ce qu'on attend d'eux, autrement que de lire ce qu'on leur impose. 





jeudi 20 février 2014

L'entreprise 2.0 impose l'intégration d'une "hiérarchie" parallèle

Harvard Business Review, version française, publie un article de John P. Kotter intitulé "Accélérez !" (http://www.hbrfrance.fr/magazine/2014/01/452-accelerez/) qui détaille la méthode pour implémenter une organisation conjointe à l'organisation hiérarchique traditionnelle. Cette organisation, dite "réseau", a pour objectif de pouvoir travailler sur des problématiques de stratégie de l'entreprise, selon un mode collaboratif s'appuyant très largement sur le volontariat. Cette organisation "réseau" n'est pas uns structure parallèle ou indépendante, mais intégrée, soluble dans l'organisation hiérarchique traditionnelle. Cette dernière conserve toujours son importance, en particulier pour assurer le quotidien, mais ne peut supporter les exigences de plus en plus fortes et rapides de remettre en cause des process courants ou de pouvoir saisir des opportunités. C'est là qu'intervient l'organisation "réseau". Je vous laisse le soin de lire l'article pour bien comprendre le concept et sa mise en oeuvre. 

Finalement, la mise en place d'un réseau social d'entreprise s'inscrit en général dans cette logique d'objectif, sans qu'elle soit pour autant toujours formalisée aussi clairement ; ce qui peut probablement expliquer bon nombre d'insuccès ou de déconvenues. La mise en place d'un réseau social collaboratif correspond toujours à une logique et à une volonté (sous-jacente) de vouloir décloisonner, de créer de la transversalité. L'espoir que la solution technologique, l'outil, crée le changement attendu de pouvoir être plus efficace, plus réactif, plus alignés entre collaborateurs…Etc. masque la réalité. Quand il est question que le sponsor d'un tel projet soit du niveau Comex, ce n'est pas un hasard… C'est bien parce qu'on est sur la mise en oeuvre de nouvelles pratiques, qui dépassent les process classiques et qui visent à de nouveaux objectifs, au service de l'entreprise. Il ne s'agit pas simplement d'avoir un allié de poids pour pouvoir imposer la solution selon une logique classique.  

J'ai souvent noté, et expliqué à mes clients ou interlocuteurs, que la culture de l'échange, du partage, de la collaboration… doivent pré-exister (au moins dans un stade embryonnaire) à la mise en place d'une solution de Réseau social d'entreprise. Si ce n'est pas le cas, la mise en place d'une telle solution va forcément déboucher sur un projet relevant intégralement de la conduite de changement dans les pratiques managériales, plus que de l'adoption pratique des boutons. Or, je constate souvent que l'inertie hiérarchique reprend souvent ses droits et que la mise en oeuvre de la solution cherche en général à refléter l'organisation existante. On reproduit ainsi l'organisation des directions existantes, des business units, éventuellement des projets avec une responsabilité donnée à un "Community manager" qui va être en charge d'animer sa communauté. Cette communauté n'étant finalement qu'un reflet de l'organisation hiérarchique classique, son animation ne peut que "retomber" dans des process classiques de transmissions d'informations - communication top down. Les fonctions de commentaires ou de partages ne font que masquer la réalité pratique. 

Plus globalement, la mise en place et le déploiement du réseau social d'entreprise se concentre alors majoritairement sur des problématiques de communication, de "peinture", de fonctionnalités idéales… On se retranche derrière l'outil pour éviter (involontairement) le vrai sujet. 

Les managers en charge de la mise en place d'un réseau social d'entreprise pressentent bien qu'il faut créer des espaces plus transverses pour viser à créer du partage. Mais bien souvent, on en revient à mettre en place des espaces sans impact majeur sur la stratégie de l'entreprise : partage de bons plans sans rapport direct avec l'entreprise, éventuellement espace fédérant autour d'un projet associatif ou de RSE… D'un côté, on s'aperçoit que ce sont souvent les espaces les plus dynamiques (avec les espaces projets, mais ceux-ci ne concernent que le périmètre du projet). D'un autre côté, ces espaces n'ont pas, ou très peu d'impacts sur le fonctionnement de l'entreprise par rapport à son marché. 

L'identification des vrais sujets nécessitant la transversalité, le sentiment d'urgence ("criticité" pour l'entreprise par rapport à son marché), l'implication volontaire (qui ne dédouane pas d'accompagnement), la logique de solliciter et demander plutôt que de vouloir absolument remplir les cases vides pour donner l'impression que les contenus font la collaboration me semblent quelques clés d'entrées pour que la mise en oeuvre d'un réseau social d'entreprise supporte l'implémentation de cette organisation "réseau" qui servira la hiérarchie classique. 



mercredi 22 janvier 2014

IVG, avortement… la difficile bataille du numérique

ça y est ! le gouvernement vient de comprendre (à peu près) comment fonctionne Internet et que c'est via Google que tout le monde passe lorsqu'on recherche une information sur un sujet. 

C'est le magazine Elle qui explique le lancement par le gouvernement du site ivg.gouv.fr afin d'être positionné sur les recherches "ivg" ou "avortement" sur Google qui avait tendance à être "squatté" par le gang des anti qui avaient déjà lancé depuis plusieurs mois les sites ivg.net et avortement.net - en la jouant en plus genre infos officielles et sérieuses afin d'attirer le chaland pour finalement tenir un discours de "lutte contre". 

L'Etat est effectivement un acteur légitime pour s'exprimer sur des droits, l'application de ces droits et permettre ainsi au public de pouvoir disposer d'une information. Mais l'Etat était persuadé que les gens qui recherchaient une information sur ce sujet visitait (spontanément ?) le site du ministère de la santé pour ensuite se rendre à la rubrique concernée. Et non… les gens sur Internet questionnent Google qui leur répond en fonction de critères dignes de la recette du Coca-cola. Et lorsque les gens posent une question, c'est directement, avec leurs mots à eux. Le jargon administratif va privilégier IVG quand le quidam va plutôt parler d'avortement … Si l'information doit rencontrer son public, il faut utiliser les mêmes mots que son public. 

Il en est ainsi de nombreuses entreprises qui pensent que les gens tapent le nom de leur société, ou mieux encore de leurs produits pour obtenir les informations officielles alors que les gens vont interroger Google sur un besoin. Quand ils vont avoir trouvé l'entreprise ou le produit, il ne faut pas croire que la bataille est gagnée. Le quidam va recommencer ses recherches en demandant des précisions à Internet : "que pensez-vous de …? " "produit … pas cher …." "bon plan produit…" "avis sur produit… ou entreprise …" et de plus en plus du reste, ces questions ne sont pas uniquement posées à Google mais à ses réseaux (Twitter, Facebook, Linkedin…). 


Autant dire que les entreprises qui ne se dotent pas de service d'analyse des données, et surtout des mots utilisés par leur environnement de marché (cf. Astrolab - http://fr.slideshare.net/astrolabcommunication/astrolab-offrefocumsatic [Autopromo]) ; les entreprises qui ne se dotent pas de suivi des résultats qui s'affichent sur Google concernant leur nom (d'entreprise, de produits, de services, de personnalités…) (cf. Astrolab http://fr.slideshare.net/astrolabcommunication/astrolab-service-ereputation-et-protection-de-marque-28113118 [Autopromo]) risquent de passer à côté de leur marché.