mercredi 22 janvier 2014

IVG, avortement… la difficile bataille du numérique

ça y est ! le gouvernement vient de comprendre (à peu près) comment fonctionne Internet et que c'est via Google que tout le monde passe lorsqu'on recherche une information sur un sujet. 

C'est le magazine Elle qui explique le lancement par le gouvernement du site ivg.gouv.fr afin d'être positionné sur les recherches "ivg" ou "avortement" sur Google qui avait tendance à être "squatté" par le gang des anti qui avaient déjà lancé depuis plusieurs mois les sites ivg.net et avortement.net - en la jouant en plus genre infos officielles et sérieuses afin d'attirer le chaland pour finalement tenir un discours de "lutte contre". 

L'Etat est effectivement un acteur légitime pour s'exprimer sur des droits, l'application de ces droits et permettre ainsi au public de pouvoir disposer d'une information. Mais l'Etat était persuadé que les gens qui recherchaient une information sur ce sujet visitait (spontanément ?) le site du ministère de la santé pour ensuite se rendre à la rubrique concernée. Et non… les gens sur Internet questionnent Google qui leur répond en fonction de critères dignes de la recette du Coca-cola. Et lorsque les gens posent une question, c'est directement, avec leurs mots à eux. Le jargon administratif va privilégier IVG quand le quidam va plutôt parler d'avortement … Si l'information doit rencontrer son public, il faut utiliser les mêmes mots que son public. 

Il en est ainsi de nombreuses entreprises qui pensent que les gens tapent le nom de leur société, ou mieux encore de leurs produits pour obtenir les informations officielles alors que les gens vont interroger Google sur un besoin. Quand ils vont avoir trouvé l'entreprise ou le produit, il ne faut pas croire que la bataille est gagnée. Le quidam va recommencer ses recherches en demandant des précisions à Internet : "que pensez-vous de …? " "produit … pas cher …." "bon plan produit…" "avis sur produit… ou entreprise …" et de plus en plus du reste, ces questions ne sont pas uniquement posées à Google mais à ses réseaux (Twitter, Facebook, Linkedin…). 


Autant dire que les entreprises qui ne se dotent pas de service d'analyse des données, et surtout des mots utilisés par leur environnement de marché (cf. Astrolab - http://fr.slideshare.net/astrolabcommunication/astrolab-offrefocumsatic [Autopromo]) ; les entreprises qui ne se dotent pas de suivi des résultats qui s'affichent sur Google concernant leur nom (d'entreprise, de produits, de services, de personnalités…) (cf. Astrolab http://fr.slideshare.net/astrolabcommunication/astrolab-service-ereputation-et-protection-de-marque-28113118 [Autopromo]) risquent de passer à côté de leur marché. 

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