lundi 28 avril 2014

Gaspard Gantzer : pas un problème de e-reputation, mais de communication

Gaspard Gantzer, a peine nommé Conseiller en communication auprès de la présidence de la République, se fait étriller sur les réseaux sociaux pour avoir laissé des photos et des informations en mode « public » sur son profil Facebook. 

Et là, bien entendu, tous les Experts se lâchent… Nous connaissions les journalistes comparés à des chiens. Nous découvrons le citoyen internaute expert qui se compare aisément à une hyène. 

Quel est le problème avec le fait de laisser en mode public des photos, quand bien même elles serrent un peu personnelles ? Ne reproche-t-on pas en permanence aux énarques et autres technocrates d’être trop éloignés des réalités ? d’être des machines sans affect ? 

Beaucoup de bruit et de bien-pensance autour de ce sujet e-reputation. Dans quel objectif finalement ? Celui que tout le monde se maîtrise et ne donne une image qui ne puisse être autre que conforme à la norme ? Si la censure présente toujours un danger, quand elle n’est pas contrôlée mais du fait de quelques uns, voire de tous et qu’elle s’impose, on est finalement très proche du fascisme (faisceaux concordants qui n’ont même plus besoin de dirigisme pour sombrer dans l’obscurantisme). Il faut être présent sur les réseaux sociaux, mais il faut surtout être consensuel et éviter de heurter les sensibilités des uns ou des autres. Ce qui interdit évidemment de s’exposer en aucune manière. Ce qui interdit évidemment de prendre position, étant donné qu’il y aura toujours une minorité choquée et se sentant offensée selon le principe moderne toujours plus manichéen et réducteur de la pensée qui veut que si l’on est « pour" c’est que l’on est « contre " le reste. 

Le seul problème que je vois avec M. Gandzer, c’est la maladresse de sa réponse quand on lui a demandé ce qu’il y avait dans la cigarette roulée qu’il tenait à la main sur des photos. Pour un Communicant, faire une réponse floue du type « je ne me souvient plus… » c’est finalement corroborer ce qui au départ est une blague mais qui devient alors une information. C’est bien une erreur de communication que de ne pas être clair sur le sujet. Ce n’est quand même pas la première personne qui fume. Ce n’est quand même pas la première personne qui fume des cigarettes roulées pour des raisons budgétaires.  

Tout ce que vont récolter ces conseilleurs qui se rêvent en Conseiller suprême (jalousie ?), ces penseurs sauce éditorialistes accoudés au zinc, c’est qu’effectivement toutes les personnalités vont se couper du monde et refuser l’échange et le dialogue. Ce qu’on leur reprochera. Car il y aura toujours quelque chose à reprocher aux gens en vue, espérant en cela être en vue soi-même… 

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